‹ Mémoires du chevalier de Grammont (volume 2)Chapitre 27 sur 28 · FIN DES MÉMOIRES DE GRAMMONT · texte numérisé non relu

FIN DES MÉMOIRES DE GRAMMONT

Page 5, ligne 14. Trin, diocèse de Novare ; petite ville de 5 à 6000 habitants, à 18 kilomètres de Verceil.

5, 25. Le prince Thomas de Carignan. Il avait épousé, en 1624, Marie de Bourbon-Soissons, et il mourut en i656, au siège de Crémone, où il commandait une armée française.

5, 27. Du Plessis-Praslin, plus tard maréchal de France et duc de Choiseul.

6, 2 5. Charles de Bourdeille, comte de Matta , mort en 1674. Il avait de l'esprit et du vice des Brantôme, auxquels il tenait. Madame de Caylus cite plusieurs de ses bons mots.

10, i5. Menaudores : Menaux d'Aure, un des fondateurs de la maison de Grammont.

10, 16. Corisande d'Andouins, comtess? de Grammont, une des maîtresses d'Henri IV.

i3, 4. Bidache, château de la famille de Grammont, sur la Bidouze, à 3i kilomètres de Bayonne.

28, 5. Trin se rendit le 4 mai 1639.

28, 5. Le baron de Batteville. Cet officier paraît être le même qui, devenu ambassadeur d'Espagne en Angleterre, blessa la cour de France par ses prétentions à la préséance sur le comte d'Estrades, à l'entrée publique que fît à Lon-

Mém. de Grammont, 4.3

dres l'ambassadeur de Suède en 1 660 , prétentions dont Louis XIV tira une satisfaction éclatante, consacrée par une médaille commémorative. Clarendon le dit originaire de Bourgogne; peut-être est-ce un membre de la famille franccomtoise des Watteville, attachée sous Henri IV et ses successeurs à la fortune de la maison de Savoie.

3o, 3. Madame Royale : Christine, seconde fille de Henri IV, mariée à Victor-Amédée, prince de Piémont, et ensuite duc de Savoie. Divers témoignages constatent ei* effet que cette princesse n'était pas d'humeur trop farouche, et ne haïssait point le plaisir des autres ni le sien. Elle mourut en i663.

3 2, 25. M. de Sénantes. La famille de Sénantes existe encore en Piémont, et porte le titre de marquis de Carailles. {Note de l'éd. Renouard. )

3 3, 19. La Vénerie, palais situé à une lieue de Turin, et que la cour habitait ordinairement depuis le printemps jusqu'en décembre. On y voyait de superbes cascades, des grottes, un temple de Diane. Il fut détruit pendant les guerres dont le Piémont fut le théâtre.

60, 14 et i5. Les journées de Lens, de Nordlingen, de Fribourg, en 1648, 1645 et 1644.

60, 19. Un homme (M. le Prince), le Grand Condé.

61, 14. La politique du ministre, du cardinal Mazarin.

62, 25. L'archiduc Léopold, frère de l'empereur Ferdinand III.

62, 8. Rocroi. Cette fameuse bataille fut gagnée le 16 mai 1643, cinq jours après la mort de Louis XIII.

65, 4. Le duc d'York, Jacques, frèrede Charles II, né le I 5 octobre 1 6 3 3 . Successeur de son frère le 1 2 février 1 68 5 , il fut détrôné en 1688, et mourut en France le 6 septembre

65, 4. Le marquis d'Humières, Louis de Crerant, maréchal de France et grand maître de l'artillerie, mort en 1694.

66, 3o-3i. Votre oncle de Montmorency : Henri, duc de Montmorency, qui fut fait prisonnier au combat de Castel-

naudary, le i'''" septembre i632, et eut la tête tranchée à Toulouse dans le mois de novembre suivant.

73, 9. Cravates, c'est-à-dire Croates, troupes mercenaires d'avant-garde , de reconnaissance , d'escorte , renommées pour leurs habitudes aventureuses et leur humeur pillarde. L'armée française compta jusqu'en 1 789 un régiment Royal-Cravate.

77, 2. Pierre Mazarin était père du cardinal; il était né à Palerme, qu'il quitta pour se fixer à Rome, où il mourut en 1654.

79, 9. La paix des Pyrénées fut conclue le 7 novembre

79, 9. Le mariage du roi Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche. Elle était née le 20 septembre i638, fut mariée le i"^"" juin 1660, et fît son entrée à Paris le 26 aoiàt suivant. Elle mourut à Versailles le'5o juillet i683.

79, 20. Un empire souverain : « un plaisir souverain », dit à tort l'édition Brunet.

81, 24. La Motte-Houdancourt. Anne-Lucie de La Motte ou La Mothe-Houdancourt fut un moment près de l'emporter sur M"*^ de La Vallière (en 1662). Elle épousa le marquis de la Vieuville, chevalier d'honneur de la Reine.

81, 26-27. La fameuse Méneville, compromise, après de nombreux succès, par ses galanteries avec le sui intendant Fouquet, qui ne la trouva point cruelle. Son histoire est au long dans les Mémoires sur Fouquet de M. Chéruel.

85, 29. Le couronnement de Charles II n'eut lieu que les 22 et 2 3 août 1661, après la mort du duc de Glocester, mort de la petite vérole le 3 septembre 1660.

85, 3o. La Princesse Royale. Marie, fille aînée de Charles l", née le 4 novembre i63i, épousa, le 2 mai 1641, le prince d'Orange, qui mourut le 27 octobre i65o. Elle revint en Angleterre le 2 3 septembre, et fut emportée par la petite vérole le 24 décembre 1660. Elle fut mère de Guillaume III.

86, 3. L'infante de Portugal, Catherine de Bragance,

débarqua à Portsmouth le 14 mai 1662. Son mariage eut lieu le 2 I du même mois.

86, 20. Le duc d'York. Depuis Jacques II.

86, 3o. Mademoiselle Hyde ; l'aînée des filles du lord chancelier Clarendon , Anne Hyde. Elle eut deux filles qui furent reines d'Angleterre, Anne et Marie. Après sa mort, Jacques se remaria à Marie de Modène , dont il eut le prince Edouard, dit le Prétendant.

87, I. Son père, dès lors ministre d'Angleterre : Edouard Hyde, comte de Clarendon, auteur de l'Histoire df la rébellion, publiée pour la première fois à Oxford en 1702.

87, 6. Le duc d'Ormond. Jacques Butler, comte d'Ormond, né le 19 octobre 1610, mourut le 21 juillet 1688. Lord Clarendon dit de lui qu'il dévoua généreusement sa vie et sa fortune au service du roi dès le c'ommencement des troubles.

87, 18. Le comte de Saint-Alban : Henri Jermyn, comte de Saint-Alban et baron de Saint-Edmund's Bury.' Il étoit écuyer de la reine Henriette, avec laquelle on le disait uni par un mariage secret, et membre du conseil privé de Charles II. Il mourut le 2 janvier 168 3.

87, 20. Dissipoit sans éclat les biens, etc.. « Le duc de Buckingham doit encore cent quarante mille livres sterling, et ce délai donne à ses créanciers le temps de morceler toutes ses terres » , dit André Marvell , dans une de ses lettres, t. I, p. 406. édit. in-4.

87, 28. Le gouvernait lui-même. Il fut le principal favori du duc d'York , et son compagnon dans toutes ses campagnes. Il mourut à l'affaire de Southvold-Bay, le 2 juin 166 5, d'un coup de canon qui tua en même temps lord Muskerry et M. Boyle. Le duc d'York, qui était auprès d'eux sur le pont, fut couvert de leur sang. Berkeley fut extrêmement regretté du roi , au grand étonnement de ceux qui l'avaient vu insensible à d'autres coups du sort.

87, I I . Le comte d'Arran. Richard Butler, comte d'Arran, cinquième fils de Jacques Butler, premier duc d'Ormond, né le 16 juin 1639, mourut à Londres en 1686.

87, 14. Le comte d'Ossory. Thomas, comte d'Ossory, fils aîné du premieHhuc d'Ormond et père du dernier, naquit à Kilkenny le 8 juillet 1634, et mourut le 3o juillet 1680.

89, 5. Le beau Sydney. Selon Walpole, il s'agit ici de Robert, troisième fils de Robert , comte de Leicester , et frère du fameux Algernon Sydney, qui fut décapité. Dans l'édition de Londres 1792, in-4, d'oii sont tirées la plupart des notes ajoutées à celles-ci , on croit qu'au contraire il est question de Henri, son jeune frère, qui, selon Burnet, était un homme rempli de grâce, et qui vécut longtemps à la cour, où il eut quelques aventures qui devinrent très-publiques. Il fut créé comte de Rumney, et mourut le 8 avril 1704. Dryden et Howard, dans leur Essay on Satyre, en parlent en termes peu honorables.

89, 8. Le petit Jermyn. Henri Jermyn , fils cadet de Thomas, frère aîné du comte de Saint-Albans, fut fait baron de Douvres l'année i685, et mourut sans enfants à Cheverly, au mois d'avril 1 708.

89, 14. Ne faisait pas grande chère en France. On peut voir dans les Mémoires du cardinal de Retz, t. I , p. 226, édit. de 1731, à quel misérable état elle était réduite.

90, i5. La comtesse de Castelmaine. Cette dame, la principale des maîtresses de Charles II , se nommait Barbe, et était fille et héritière de Guillaume Villiers, lord vicomte Grandison en Irlande. Elle épousa, quelque temps avant la Restauration, Roger Palmer, Esq., héritier d'une fortune considérable. La treizième année du règne de Charles II, il fut créé comte de Castelmaine en Irlande. Elle en eut une fille qui naquit au mois de février 1661 ; mais peu de temps après elle devint la maîtresse publique du roi, qui continua ses liaisons avec elle jusqu'en 1672, qu'elle mit au monde une fille qu'on supposa être de M. Churchill, depuis duc de Marlborough, et que le roi désavoua. Ses galanteries ne se bornaient pas à une ou deux, et elles n'étaient pas ignorées du roi. Elle mourut d'une hydropisie le 9 octobre 1709, âgée de 69 ans. En juillet 1705 elle s'était remariée, quoique sexagénaire, avec un aventurier nommé Fielding. Cet

hymen malencontreux fut cassé pour ^use de bigamie de répoux. C'est en 1670 que Charles II a"it créé sa maltresse baronne de Non-Sucb{Sans-Pareille), comtesse de Southampton et duchesse de Cléveland.

90, 27. Madame Middleton : Jane Middleton dont Saint- Évremond célébra la mort et fit l'épitaphe.

90, 3o. Mademoiselle d'Hamilton : Elisabeth, sœur de l'auteur des Mémoires de Grammont, fille de sir Georges Hamilton. Elle épousa le comte de Grammont en 1668, et en eut deux filles : Claude-Charlotte, mariée le 3 avril 1694, à Henri, comte de Stafford; sa sœur entra dans un chapitre de chanoinesses en Lorraine. Le portrait de la comtesse de Grammont, peint par Lely, figure dans la galerie des Beauties-Room, à Windsor.

90, 3o. Françoise Stewart, fille de Waiter Stewart, épousa Charles Lennox, duc de Richmond, en avril 1667. Veuve en 1672, elle mourut en 1702. Sa beauté était remarquable et lui valut, dit M. G. Brunet, l'honneur de servir de modèle à la figure de la Grande-Bretagne, qui fut alors frappée sur la monnaie de cuivre de l'Angleterre, et qui s'est conservée jusqu'à nos jours.

91, 26. Le barbier de l'infante. On prétend que la flotte qui avait été cherché la reine attendit six semaines à Lisbonne, sans qu'on en dît la raison. On imagina qu'il y avait eu quelque changement dans la personne de la princesse (les Portugaises passent pour se raser entièrement le corps), et qu'il fallait ce temps pour que tout fut revenu dans l'état naturel avant son départ. Ce qui donna lieu à l'allusion que fit le chevalier Guillaume Davenant, un jour que le roi était à la comédie. Dans ce temps-là il n'y avait point d'actrices, c'étaient les hommes qui jouaient les rôles de femmes. Le roi s'impatientant de ce que la pièce ne commençait pas, le chevalier Davenant lui dit ; « Sire , c'est qu'on rase la reine. » {Note de l'éd. Renouard.)

La véritable raison de ce retard de l'escadre nuptiale, qui avait donné lieu à tant d'interprétations, c'est que la dot de 5oo,ooo livres sterling convenue n'était pas payée; lord

Sandwich ne put en obtenir que la moitié , et en denrées coloniales encore.

92, i5. La reine mère était de retour. Elle était revenue le 2 novembre 1660, après une absence de dix-neuf ans.

96, 14. 'Tu fais ici le Caton de Normandie. Il était né à Saint-Denis-le-Guast, en Basse-Normandie.

97, 10. Que dt grisons en campagne. On appelait grisons des laquais sans livrée, vêtus en gris, employés aux commissions équivoques ou galantes.

97, I I . La d'Olonne : mademoiselle de La Loupe, Catherine-Henriette d'Angennes, dont il est fait mention dans les Mémoires du cardinal de Retz, t. III, p. 93. Elle épousa le comte d'Olonne, et se rendit fameuse par ses aventures galantes, dont Bussy-Rabutin parle beaucoup dans son Histoire amoureuse des Gaules. Elle épousa en 1662 Louis de la Trémouille , comte d'Olonne. C'est la Messaline des portraits de La Bruyère.

97, 12. La comtesse de Fiesque. C'est une des amazones de la Fronde, quelque peu décriée aussi. Elle était de la maison d'Harcourt. Veuve du marquis de Pienne, tué à Arras, elle avait épousé en secondes noces Charles-Louis, comte de Fiesque.

98, 27. Le comte de Ranelagh : Richard, premier comte de Ranelagh , membre de la chambre des communes du parlement d'Angleterre, et vice-trésorier d'Irlande en 1674. 11 eut plusieurs charges sous le roi Guillaume et la reine Anne. Il mourut le 5 janvier 1711.

99, 1 1 . Warmestré. Il y a eu une famille du nom de Warminster établie dans la province de Worcester, dont cinq membres sont enterrés dans la cathédrale de la ville principale, et dont un avait été le doyen de cette église, Son épitaphe fait mention de son attachement à la famille royale. La demoiselle Warmestré cependant n'est qu'un nom supposé. Le dernier comte d'Arran, qui vécut peu après ce temps-là, assura que la fille d'honneur dont il s'agit ici s'appelait mademoiselle Marie Kirck, sœur de la comtesse d'Oxford, et que, trois ans après qu'elle fut chassée de la cour, elle épousa le che-

valier Richard Vernon, sous l'état supposé de veuve : c'étart apparemment sous le nom de Warminster. [Note de l'éd. Renouard.)

99, 12. La Middleton. Son portrait est dans la galerie de Windsor.

ICI, 24. Madame Hyde : Théodosie , fille d'Arthur, baron de Capel, et première femme d'Henri Hyde, deuxième comte de Clarendon.

102, 17. Jacob Hall. Son portrait a été peint par Van- Vort, et fournit bon témoignage de sa figure et de son air.

io3, 2. Madame de Shrewsbury : Anne-Marie, fille aînée de Robert Brudenel , comte de Cardigan , et femme de François Talbot, comte de Shrewsbury. On dit qu'elle coucha avec le duc de Buckingham le soir même que celui-ci venait de tuer son mari en duel, et que, travestie en page, elle avait tenu le cheval de son amant pendant le combat. Elle épousa en secondes noces Georges Rodney Bridges, dont elle eut un fils, et mourut en 1702.

io3, i5. Thomas Howard, quatrième fils du chevalier Guillaume Howard. Il épousa Marie, duchesse de Richmond, et fille de George Villiers, duc de Buckingham. 11 mourut en 1678.

io5 , I . Fut porté chez son oncle avec fort peu de signes de pie. Ce duel eut lieu, selon Pepys, le i 9 aoiît 1662.

io5, 7, Montagu : Ralph Montagu, second fils d'Edouard, lord Montagu. Il fut ambassadeur en France en 1669, admis au conseil privé en 1672 ; joua un rôle dans la révolution; fut, en I 705, élevé au rang de marquis de Monthermer et de duc de Montagu. Il mourut le 7 mars 1708, âgé de 73 ans. [Note de l'éd. Renouard.)

109, 21. Madame de Muskerry. Marguerite, fille unique d'Ulic, cinquième comte de Clanricarde, fut mariée trois fois : 1° à Charles, vicomte de Muskerry, tué dans le grand combat naval contre les Hollandais, le 3 juin i665 ; 2" en 1676, à Robert Villiers, vicomte de Purbeck , qui mourut en 168 5 ; 3' à Robert Fiedling, Esq. Ayant dissipé sa for-

tune par son extravagante conduite, elle vendit une grande partie de ses terres, et mourut en août 1698. Hor. Walpole et ceux qui l'ont copié la nomment, par méprise, Elisabeth, fille du comte de Kildare. (iVo/ede l'éd. Renouard.)

MO, 4. Mademoiselle Blague. Henriette-Marie, fille du colonel Blague, de la province de Suffolk , épousa le chevalier Thomas Yarborough, de Snaitn en Yorkshire. Elle était sœur de la femme de Sydney, comte de Godolphin. Elle joua à la cour, en 1675, le rôle de Diane dans la Calisto de Crown j et était alors appelée ancienne fille d'honneur de la reine. (Voyez les poëmes de Dryden, t. II, p. 44, aux notes.) {Note de l'éd. Renouard.)

1 1 o , II. Le marquis Brisacier. Le marquis Brisacier, sur lequel aucun commentateur ne donne de détails, serait-il ce secrétaire des commandements de la reine femme de Louis XIV, qui fut disgracié et embastillé à la suite de la découverte d'une singulière tentative de chantage auprès du roi de Pologne, Jean Sobieski? On peut lire l'aventure au t. II, p. i65 et suiv., des Personnages énigmatiques de Frédéric Bulau, trad. W. Duckett. Pour l'aventurier, il mourut à Moscou au moment d'aller chercher fortune aux Grandes Indes. (V. les Mém. de l'abbé de Choisy.)

114, 3. Le prince Robert : Robert de Bavière, petit-fils de Jacques I*', neveu de Charles I^"", et plus connu sous le nom de prince Rupert. Il naquit le 19 décembre 1619, et mourut à Londres le 22 novembre 1682. Il passe pour avoir inventé l'art de graver à la manière noire.

114, 4. Milord Thanet : selon Hor. Walpole, Nicolas Tufton, troisième comte de Thanet, qui mourut le 24 novembre 1679, et, selon les éditeurs de 1792, Jean, son père, second comte de Thanet, mort le 6 mai 1664.

117, 12. Mademoiselle Price. Ici la mémoire manque à notre auteur. Mademoiselle Price était fille d'honneur de la reine. Oranger, dans ses Lettres, dit : « Il y avoit une demoiselle Price, belle femme, fille du chevalier Thomas Warcup , qui avoit la vanité de croire que Charles II épouseroit sa fille, quoiqu'il fût alors marié. »

117, I 5. Dongan. Les anciens comtes de Limerick étaient de cette maison. On n'a pas de renseignemejits sur ce personnage.

119, 14. Le duc de Guise lui-même : Henri de Lorraine, duc de Guise, comte d'Eu, prince de Joinville, pair et grand chambellan de France, mort à Paris, le 2 juin 1664, à l'âge de cinquante ans.

121, 18. La duchesse de Newcastle. Marguerite Lucas, ■duchesse de Newcastle , la plus jeune des filles du chevalier Charles Lucas, fut une des dames d'honneur de la reine épouse de Charles F"". Elle est auteur de dix-neuf pièces de théâtre et de plusieurs volumes in-folio, dont quelques-uns ont été traduits en latin. L'une de ces pièces de théâtre, intitulée The Présence, a vingt et une scènes surnuméraires. On conserve trois volumes in-folio de ses poëmes encore manuscrits. Cette pédante visionnaire, comme la qualifie Walpole, mourut en 1673. On voit à Welbeck son portrait en grand, ■et en habit de théâtre, qu'elle portait, dit-on, communément. {Note de l'éd. Renouard.)

12 3, 24. Ces incidents frivoles. Il faut les placer, suivant le Journal d'Evelyn, à la date du 2, et, selon le Journal de Pepys, du 3 février i663.

124, 3i. L'oncle : Jean Russel, troisième fils de François, comte de Bedford, et colonel du premier régiment des gardes. Il mourut célibataire, en novembre 1681.

12 5, 16. Son neveu : Guillaume, fils aîné d'Edouard Russelt, frère cadet de Jean Russell, dont nous venons de parler. Il était porte-enseigne de Charles II, et mourut, sans être marié, en 1674.

126, 5. Son philosophe : Saint-Évremond.

127, 7. Le frère aîné du chevalier deGrammont, le comte de Toulongeon, attendit en effet jusqu'en 1679 pour quitter le monde, en laissant au chevalier, bien malgré lui, un bel héritage.

127, 29. Henri Howard, frère de Thomas, comte d'Arundel, qui, par un acte spécial du parlement, recouvra les honneurs de sa famille, dont son aîeui avait été dépouilli

pour crime de lèse-majesté , sous le règne de la reine Elisabeth. A la mort de son frère, en 1677, '' devint duc de Norfolk, et mourut ie 1 i janvier 168 3, âgé de 5 5 ans.

129, 8. Séméat, maison de campagne appartenant à la famille de Grammont.

129, 19. Le duc de Buckingham. George Villiers, second duc de Buckingham, naquit le 3 o janvier 1627. Hor. Walpole fait les remarques suivantes : « Lorsqu'on voit cet homme extraordinaire , avec la beauté et le génie d'Alcibiade , charmer et le presbytérien Fairfax , et le dissolu Charles ; ridiculiser ce roi spirituel, et son brave chancelier; tramer la ruine de sa patrie avec une cabale de ministres pervers ; défendre sa cause à la tête de mauvais patriotes, l'on regrette que de telles qualités aient été dénuées de toute vertu : mais quand je vois Alcibiade devenir chimiste et avare visionnaire ; quand je vois que son ambition n'est que caprice, et que ses plus exécrables desseins n'ont qu'un but frivole, alors le mépris interdit toute réflexion sur son compte. » Le portrait de ce duc a été fait par quatre habiles maîtres : Burnet l'a gravé avec son lourd burin ; le comte Hamilton l'a touché avec cette légère délicatesse qui finit et perfectionne , lors même qu'elle ne semble qu'ébaucher ; Dryden l'a représenté au naturel, et Pope a complété son portrait historique. Royal Authors, vol. II, p. 78. Il mourut le 16 avril i 588, chez un fermier, dans la province d'York, âgé de 61 ans. (Note de l'éd. Renouard.)

i3i, 5. Milord d'Arlington : Henri Bennet, comte d'Ariington, premier secrétaire d'État, et grand chambellan du roi Charles II, mort le 28 juillet i685. On a dit de lui qu'il suppléait au manque de grands talents par un emploi adroit de ceux qu'il possédait. Accommodant dans ses principes, et d'un abord agréable, il plaisait lors même qu'on savait qu'il trompait ; et ses manières lui acquirent une espèce d'influence 011 il ne pouvait commander le respect. (Not, de l'éd. Renouard.)

i32, 28. Une femme de Hollande : Isabelle, fiile de Louis de Nassau, seigneur de Beverwaert, fils de Maurice prince d'Orange et comte de Nassau.

i32, 3o. George Hamilton, frère de l'auteur.

i33, 17. Elle étoit fille du duc d'Ormond, et seconde femme du comte de Chesterfield. Elle survécut peu de temps aux aventures dont il s'agit ici, et mourut en juillet 1666, âgée de 2 5 ans.

i34, 10. La reine fut abandonnée des médecins en octobre 166 3.

i35, 16. le palais des rois de la Grande-Bretagne : White-Hall, qui fut presque entièrement brûlé le 4 janvier

i36, 7. Charles Berkeley, deuxième fils du chevalier Charles Berkeley de Bruton , fut fait baron Berkeley de Rathdown, et vicomte Fitzharding d'Irlande , et baron de Bottetort, et comte de Falmouth en Angleterre. Il était trésorier de la bourse privée du roi, et capitaine d'un régiment des gardes : il fut tué dans un combat naval contrî les Hollandais en 166 5.

137, 16. Alors ambassadeur en Angleterre : pendant les années i663, 1664, i665.

137, 26. Les carrosses. Les carrosses furent introduits en Angleterre en i 564. Un poëte anglais dit qu' « un Hollandois appelé Boonen fut le premier qui mit les carrosses en usage, et que ce Boonen étoit cocher de la reine Elisabeth : alors une voiture étoit une chose extraordinaire, qui frappoit d'étonnement et l'homme et le cheval » . Le docteur Percy observe qu'ils furent d'abord tirés par deux chevaux ; et que ce fut le favori Buckingham qui le premier, vers 1619, eut un attelage de six chevaux. Il introduisit dans le même temps l'usage de la chaise à porteurs. [Note de l'éd. Renouard.)

139, 28. La nation des lincks : valets publics qui se tenaient à la porte des théâtres et des hôtels avec des flambeaux, prêts à louer leur service et à escorter les gentlemen en peine de l'obscurité des rues de Londres.

140, 22. Assiégeait Lérida. Ce fut, en 1647. « On l'accuse (Condé), dans quelques livres, de fanfaronnade.

pour avoir ouvert la tranchée avec des violons : on ne savait pas que c'était l'usage en Espagne. » (Voltaire, Siècle de Louis XIV, chap. 3.)

141, 4. Antoine, maréchal de France, né en 1604, retiré du service en 1672, et mort en 1678.

143, 19. Je reconnus d'abord la danse de notre pays. La danse est, aux pays basques, un divertissement national. Les prêtres eux-mêmes s'en mêlaient jusqu'en 171 5, où une ordonnance de l'évêque de Pampelune le leur défendit.

147, 5. Mon neveu : Guillaume, fils d'Edouard, cadet de François, comte de Bedford, et frère aîné du comte d'Orford.

149, 10. Mylord Chesterfield : Philippe Stanhope , deuxième comte de Chesterfield, chambellan de la reine, et colonel d'un régiment des gardes ; mort le 28 janvier 171 3, âgé de plus de 80 ans.

1 49, 21. La fille aînée du duc d'Ormond. Elisabeth Butler.

154, i3, // s'ouvrit à mylord Falmouth. Lisez les procédés infâmes de ce seigneur, par rapport au mariage de mademoiselle Hyde, dans la continuation de l'Histoire de Clarendon. (Note de l'éd. Renouard.)

i55, 3. Talbot. Talbot, un de ces prétendus gens d'honneur, avait été proposé à Charles II pour assassiner Cromwell ; il fut mis après à la Tour de Londres pour un pareil dessein sur le duc d'Ormond. Voyez ce que dit mylord Clarendon de Talbot et de ses frères. Talbot fut depuis le fameux duc de Tyrconnel. (Note de l'éd. Renouard.) Il mourut en 1691 .

i5 5, 3. Killegrew, fils de sir Robert Killegrew, page de Charles F' et valet de chambre de Charles II, qu'il avait suivi en exil. Il mourut en 1682, laissant quelques pièces de théâtre. Il avait épousé Mary Crofts , une des filles d'honneur de la reine Henriette. Ses bons mots et ses reparties sont célèbres. Il s'était acquis le droit de tout dire impunément, et tout le monde le lui passait, à l'exemple du Roi.

35o NOTES

iSg, 12. Madame de Carnegy : Anne, fille de Guillaume, duc d'Hamilton, et femme de Robert Carnegy, comte de Southesk.

162, 5. // chercha dans les lieux les plus infâmes. L'évêque Burnet, dans l'Histoire de mon temps, parle de cette scandaleuse affaire, mais déclare que Southesk démentait énergiquement la vengeance qu'on lui prêtait. Ce passage a du reste été supprimé dans plusieurs éditions des Mémoires.

162, II. Madame Robarts : Isabelle, fille du chevalier Jean Smith, seconde épouse de Jean lord Robarts, comte de Radnor, duquel Clarendon fait un portrait peu flatté. H. Walpole croit qu'il s'agit ici de l'épouse de Robert, fils de ce comte Jean ; mais il était alors trop jeune pour mériter les qualifications plaisantes et ridicules dont l'affuble l'auteur de ces Mémoires.

164, 5. Le comte de Bristol. Le comte de Bristol, dit mylord Clarendon, ménagea au roi des parties de plaisir et de débauche. (Continuât., p. 208.) C'était le fameux lord. Digby, secrétaire d'État du temps de la guerre civile. Hor. Walpole dit que sa vie fut une contradiction perpétuelle. Les histoires d'Angleterre sont remplies des aventures de cet homme inconséquent, qui mourut, en 1676, sans emporter les regrets d'aucun parti. [Note de l'éd. Renouard.) Bussy le met au nombre des amants de la belle madame de Châtillon.

164, 16. Mesdemoiselles Brook. L'une devint lady Whitmore, l'autre lady Denham.

165, 3. Le chevalier Denham : John Denham, né à Dublin en 161 5, inspecteur des bâtiments du Roi, chevalier de l'ordre du Bain et membre de la Société royale.

165, i5. Il prit pour femme, à l'âge de soixante dixneuf ans. Le mariage eut lieu le 2 5 mai i665. John Denham mourut le 19 mars 1668, et fut enterré dans l'église de Westminster. On a de lui une traduction de Virgile, une tragédie du Sophi. tombées dans l'oubli après une vogue éphémère.

171, 3i. Ce fou de Crofis : William, baron de Crofts,

NOTES 33l

chambellan du duc d'York, puis capitaine des gardes de la reine, chambellan de Charles ÎI, ambassadeur en Pologne et en France.

i8i, 20. En janvier i663.

181, 21. Pour le comté de Derby.

i83, 29. Les Rochester : Jean Wilmot, comte de Rochester , que les Muses, dit Walpole, aimaient à inspirer, et qu'elles rougissaient d'avouer. Il mourut le 26 juillet 1680. {Note de l'éd. Renouard.)

i83, 3o. Les Middlesex. Lionel, qui était alors comte de Middlesex, et qui mourut en 1674, n'est point la personne dont il est ici question. Celle que l'auteur a en vue est Charles Sackville, alors lord Buckhurst, qui fut depuis comte de Middlesex et duc de Dorset, né le 24 janvier 1637, et mort le 19 janvier 1706. Walpole dit de lui qu'il était le plus bel homme de la cour voluptueuse de Charles II et de celle du roi Guillaume. Avec autant d'esprit que son premier maître, ou que ses contemporains Rochester et Buckingham, il n'avait ni l'insensibilité du roi , ni le défaut de principes du duc, ni l'étourderie du comte. Rochester s'étonnait que lord Dorset pût tout faire sans qu'on y trouvât à redire. Sans être exempt des faiblesses de l'humanité, il en avait toute la sensibilité , et cette sensibilité faisait excuser celui qu'on aimait. II paraît même que la bonté de son âme fit oublier la méchanceté de ses vers. {Note de l'éd. Renouard.)

i83, 3o. Les Etheredge. Le chevalier George Etheredge, auteur de trois comédies, naquit vers l'année i636. Il fut, sous le règne de Jacques II, employé dans les pays étrangers, premièrement comme envoyé à Hambourg, et ensuite comme ministre à Ratisbonne, où il mourut vers le temps de la révolution. {Note de l'éd. Renouard.)

186, 8. // s'appelait Lély. Le chevalier Pierre Lély naquit à Soeste en Westphalie, en 1617, vint s'établir en Angleterre en 1 641, et mourut à Londres en 1680. C'est, il est vrai, le peintre qui, dans ses portraits, ait le mieux saisi la manière de Van-Dyck : il était loin cependant d'à-

voir son goût exquis, et chercha à y suppléer par du clinquant. {Note de l'éd. Renouera.)

187, 3i. La mort impitoyable l'enleva le 6 janvier 1667. Les satires du temps, dont on trouve quelques-unes dans les Œuvres d'André Marvell, insinuaient que mylady Denham avait été empoisonnée dans une tasse de chocolat : on alla même jusqu'à attribuer sa mort à la jalousie de la duchesse d'York , et on afficha à la porte des enfants de Son Altesse des vers scandaleux sur cet événement. Il y en a aussi dans la collection des Poëmes d'État, en 4 vol. André Marvell s'explique encore plus nettement. (Voyez t. II, p. 91, de ses ouvrages.) {Note de l'éd. Renouard.)

192, i . La fin de l'hiver de 166 3.

196, 14. Une très-belle maison: Bretby, dans la province de Derby.

198, 27. C'était le duc de Brissac. Louis de Cossé-Brissac, fils du duc François de Cossé, né vers i 58o, mort en j65i.

202, 10. La comtesse de La Suze. Cette dame était fille de Gaspar de Coligny , maréchal de France, et se rendit célèbre par son esprit et ses élégies. Elle était du petit nombre des femmes avec lesquelles la reine Christine voulut bien se lier. Quoique élevée dans le protestantisme^ elle embrassa la religion catholique, moins par piété que pour trouver un prétexte de se séparer de son époux, qui était protestant, et pour lequel elle avait une aversion invincible. La reine dit plaisamment à cette occasion : « La comtesie de La Suze est devenue catholique pour ne pas voir son mari, ni dans ce monde, ni dans l'autre. » {Note de l'éd. Renouard.)

202, I I . le président Jambonneau, président de la Chambre des comptes, dont il est fort question dans les Historiettes de Tallemant des Réaux.

202, 12. La belle Luynes : Jeanne-Marie Colbert, fille aînée du grand ministre, mariée à Charles-Honoré d'Albert, duc de Luynes.

203, 5. En faveur d'un duel. Ce duel fut la suite d'une querelle entre le chevalier de la Frette et le prince de Calais. On se battit quatre contre quatre. Le marquis d'Antin, frère de M™"^ de Montespan, fut tué. Le roi menaça de faire un exemple et les duellistes jugèrent prudent de s'exiler volontairement.

204, II. Talbot. Richard Talbot, d'une famille irlandaise, anglaise d'origine, fut conduit en Flandre, et présenté au roi Charles II par Daniel O'Neil, comme un homme déterminé à assassiner Cromwel. Lorsque le roi Jacques monta sur le trône, il fut créé comte de Tyrconnel, et en 1689 duc du même nom; peu après il fut fait viceroi d'Irlande. Lors de l'usurpation du prince d'Orange, il refusa généreusement toutes les offres qu'on lui fit pour l'engager à se soumettre. Il mourut à Limerick le 5 août 1691. {Note de l'éd, Renouard.)

S06, 17-18. Les soumissions qu'il fallait au duc d'Ormond. Clarendon a donné un récit très-exact de cette affaire. Il paraît que Talbot fut mis à la Tour pour avoir menacé d'assassiner le duc d'Ormond.

208, 2. La fille de Fox. Le chevalier Etienne Fox, d'oîi sont descendus lord Holland, et son fîls le fameux Fox, fut l'artisan de sa fortune. D'abord commis de la cassette du roi à la restauration, il fut fait jusqu'à trois fois intendant des finances, et garda cette place jusqu'en 1707, où il se retira des affaires publiques. Il eut en premières noces sept garçons et trois filles ; et de sa seconde femme, qu'il épousa en 1703, à l'âge de 76 ans, il eut deux fils, Etienne, comte d'Ilchester, Henri, lord Holland, et deux iilles. Il mourut en 1716a Chiswick, âgé de 89 ans.(No/e de l'éd. Renouard.)

208, 29. M"^ de La Garde, fille de Charles Péliot, seigneur de La Garde. Elle épousa le chevalier Sylvius , ambassadeur auprès du roi de Danemark et du duc de Brunswick, et mourut le i 3 octobre i 730. L'un de ses frères épousa la nièce de Jermyn , un des héros de ces Mémoires.

209, 29. Mylord Taafîe. Nicolas, baron de Taaffe, fils Mém. de Grammont. • 45

de Thibaud, comte de Carlingford , fut tué à la bataille de la Boyne le i*' juillet 1686, en combattant pour le roi Jacques.

s 10, 6. Le duc de Richmond : Charles Stewart, duc de Richmond et de Lennox.

216, 6. Le seigneur Sylvius. Le cheTalier Gabrie ISylyius, natif d'Orange, était attaché à la princesse royale, et après au duc d'York. C'était un homme d'esprit. Il fut en- ■voyé extraordinaire en Danemarck.

217, 8. Progers. Le roi lui donna la permission de faire bâtir une maison dans le parc de Bushy, auprès de Hampton- Court, à condition qu'après sa mort elle reviendrait à la couronne. C'est la maison qu'a habitée le feu comte de Halifax. Cet Edouard Progers, fils d'un colonel-écuyer de Charles I", lui-même page de Charles I*"", et valet de chambre de Charles II, alors prince de Galles, qui , en 1660, avait été nommé chevalier du Chêne royal, ordre qu'on voulait établir, vécut jusqu'à l'âge de 96 ans, et mourut d'une inflammation que lui causa le percement de quatre dents nouvelles.

217, 16. Boynton, fille de Matthieu Boynton. Sa sœur épousa le fameux comte de Roscommon (dit M. G. Brunet).

219, 25. Durfort : Louis de Duras, né en France, fils du duc de Duras et d'une soeur du grand Turenne. Après la restauration de Charles II, il vint en Angleterre, où il fut naturalisé, et créé successivement baron de Duras et comte Feversham, titre et nom de son beau-père. A la révolution,, il commanda en chef l'armée envoyée contre le duc de Monmouth. Il mourut le 8 avril 1709, âgé de 68 ans.

221, 14. Mademoiselle Bagot : Elisabeth, fille de Hervey Bagot, second fils du chevalier Hervey Bagot. Elle épousa en premières noces Charles Berkeley, comte de Falmouth, et devint après sa mort la femme de Charles Sackville, premier duc de Dorset. Dryden, et Bulgrave, dans VEssay on Satyre, ont fait un portrait peu avantageux de cette dame. Au reste on ne peut guère s'en rapporter à un écrivain satirique pour la vérité des faits.

2 2 3, 10. Mademoiselle Jennings : Françoise Jennings, l'une des filles de Richard Jennings, de Sunbridge, dans la province de Hertford. Elle fut mariée à Georges Hamilton, ainsi qu'on le voit à la dernière page de ces Mémoires. Après sa mort elle épousa en secondes noces Richard Talbot, dont il a été question plus haut, créé duc de Tyrconnel par Jacques II, dont il suivit la fortune. Elle ne paraît pas avoir vécu en bonne intelligence avec sa famille, et passa la dernière partie de sa vie en Irlande, où elle mourut le 6 mars 1731, dans un âge fort avancé. (Note de l'éd. Renouard.) L'édition Brunet dit le 29 février lySo,

224, 19. Anne, fille de Thomas Temple de Frankton, dans la province de Warwick, et seconde femme du chevalier Charles Lyttelton, dont elle eut cinq fils et huit filles : elle était belle-mère du premier lord Lyttelton , et mourut le 27 août 1718. (Note de l'éd. Renouard.)

227, 12. Saint-Albans. Cette ville est près de Sunbridge, où résidait la famille de mademoiselle Jennings.

2 33, 21. Le comte d'Oxford : Aubery de Vere, dernier comte d'Oxford, mort le 12 mars 1702, âgé de plus de 80 ans.

2 33, 23. L'auteur d'une Histoire du théâtre anglois, publiée par Curl en 1741, dit que madame Marshall, actrice célèbre, plus connue sous le nom de Roxane , dont elle jouait le rôle, fut ainsi trompée par le comte d'Oxford. Les particularités de cette aventure, telles qu'elles y sont rapportées, diffèrent peu de ce qu'on lit dans ces Mémoires. On trouve un récit plus détaillé de cette séduction dans les Mémoires de la Cour d'Angleterre, par madame Dunois, part. II, p. 7 I . Madame Marshall, qui joua la première le rôle de Roxane dans les Reines rivales, de Lée, appartenait à la troupe du roi, et non à celle du duc. Lord Orford, je ne sais sur quelle autorité, dit que c'était une demoiselle Barker , nom qui paraît tout à fait inconnu dans les annales dramatiques de l'Angleterre. (Note de l'éd. Renouard.)

2 36, 4. Mylord Rochester. Il faut lire sur ce person-

nage l'étude que lui a consacrée, dans la Revue des Deux- Mondes, M. E. Forgues.

244, I I. Des loups : demi-masques de velours noir, dont l'usage se maintenait encore.

2 5 1 , 21. La plus mauvaise comédienne du royaume : Mademoiselle Barry, fille de Robert Barry, avocat, gentilhomme, qui avait dérangé sa fortune par son attachement au roi Charles I^"", pour le service duquel il avait levé un régiment à ses frais. 11 paraît qu'elle n'était pas aussi mauvaise comédienne que le dit Hamilton ; au moins s'il faut en croire Dryden , dans sa préface de Cléomène : « Mademoiselle Barry, toujours excellente, s'est surpassée dans cette tragédie , et a élevé sa réputation au-dessus de toutes les actrices que j'aie jamais connues. » Elle mourut le 7 novembre 171 3, âgée de 5 5 ans. [Note de l'éd. Renouard.) M. G. Brunet assure qu'il ne s'agit point ici de cette demoiselle Barry, mais de Sarah Cooke.

2 56, 17. Cette petite gueuse de comédienne : probablement Nell Gwyn.

257, 16. Le titre de duchesse. Les lettres patentes en furent expédiées le 3 août 1670.

261, 2 3. Un médecin allemand. L'évêque Burnet, dans la Vie de Rochester, confirme cette aventure.

262, 16. // professoit la médcine et l'astrologie dans les faubourgs de Londres. Rochester joua cette farce pendant les premiers mois de 166 5.

263, 3o. De s'habiller comme les filles qui vendent des oranges. Il paraît que les personnes de haut rang se livraient alors à ces sortes d'amusements. « Vers ce temps (1688), dit l'évêque Burnet, la cour tomba dans une autre extravagance, celle des mascarades. Le roi, la reine et toute la cour se promenaient masqués, allaient incognito dans de» maisons, y dansaient et faisaient beaucoup d'autres folies. Ils se déguisaient de manière qu'il était impossible de les reconnaître sans être dans le secret. Ils allaient en chaise à porteurs de louage. Une fois, les porteurs de la reine se retirèrent sans l'attendre, ne sachant qui elle était. Fort en

peine de se trouver ainsi seule, elle revint à White-Hall dans un fiacre : il y en a même qui assurent que ce fut dans une charrette. » Burnet's History, t. I, p. 368. [Note de l'éd. Renouard.)

266, 21. Brounker, gentilhomme de la chambre du duc d'York. Mylord Clarendon en dit beaucoup de mal dans la Continuation de sa Vie, p. 269. Il était frère du vicomte Brounker, président de la Société royale.

270, i2-i3. Madame Wetenhall : Elisabeth, fille du chevalier Henri Bedingfield, et femme de Thomas Wetenhall d'Hextall-Court, auprès d'East Peckham, dans la province de Kent. (Voyez le Baronnetage anglois de CoUins, p. 216.)

271, 22. le Docteur angélique : saint Thomas d'Aquin.

276, 5. La cour partit un mois après : en juin i665.

277, 11-12. Une belle maison appelée Summerhill. Charles, frère aîné de ce seigneur, avait épousé Marguerite, fille unique d'Ulic Bourk, marquis de Clanricarde, et comte de Saint-Alban, qui lui apporta en dot la terre de Summerhill, oiî mourut son père. (Voyez le Baronnetage de Dugdale, t. II, p. 4 5o.)

278, 22. Une petite comédienne appelée Hughes. Mademoiselle Marguerite Hughes était attachée à la troupa du roi, et une des premières actrices. Ce fut elle qui créa le rôle de Desdemona. Elle eut du prince Rupert une fille nommée Ruperta, qui épousa le lieutenant général Howe, et qui mourut fort âgée à Sommerset-House, vers l'année 1740. Son portrait, peint par Lély, la représente dans toute sa beauté que rehaussait une splendide chevelure noire.

282, 23. La cour du duc d'York s'était mise en campagne, en août 166 5.

284, 9-10. Elle s'appelait Churchill. Miss Arabella Chur- •chill, née en 1648. Elle eut du duc d'York, M. le duc de Berwick, Henri Fitz-James, duc d'Albemarle ; Henriette, née ■en 1670, qui fut lady Waldegrave, et épousa ensuite le colonel Godfrey, auquel elle donna deux filles, qui furent Jady Falmouth et lady Dunch. Elle était sœur du célèbre

duc de Marlborough. Elle mourut en mai 17Î0, âgée de 82 ans.

285, 1-2. La duchesse, prévoyant les conséquences d'un tel engagement. On a prétendu que la découverte de cette intrigue galante, attestée par sir John Reresby dans ses Mémoires, et par le Journal de Pepys, fut cause que la duchesse embrassa la religion de son mari pour faire sa paix.

291, 17. Le frère aîné de Montagu s'étant fait tuer. l\ fut tué devant Bergues, dans le mois d'aoiît 166 5 ; il se nommait Edouard. Abel Boyer dit, dans sa Vie de la reine Anne, qu'il fut banni de la cour pour avoir offensé la reine en lui serrant la main. Il fut probablement disgracié quelque temps, et en conséquence voyagea dans les pays étrangers.

296, 3i. L'écuyer Feraulas : personnage du roman d'Amadis.

303, 3o. Madame : Henriette d'Angleterre, fille cadette de Charles l*'', et duchesse d'Orléans.

304, 3o. Vardes : René-François de Bec-Crespin, marquis de Vardes, d'abord favori de Louis XIV, puis disgracié et exilé de 1664 à 168 3. 11 mourut en 1688. C'était, avec Lauzun et Grammont, le type le plus accompli du courtisan, au triple point de vue de l'intrigue, de l'ambition, de la galanterie.

305, 4. Le grand Saucourt : Antoine-Maximilien de Belle-Forière, marquis de Soyecourt, grand veneur et cordon bleu, célèbre dans la chronique royale du temps par ses qualités autres que celles de l'esprit. 11 avait épousé la fille du président Longueil de Maisons.

3o6^ 8. Le duc de Monmouth. Jacques, fils de Charles II, par une demoiselle Lucy Watters, naquit à Rotterdam le 9 avril 1649, et porta le nom de Jacques Crofts jusqu'à la restauration du roi. Rétabli sur le trône, ce prince le combla d'honneurs et de richesses, qui ne purent satisfaire son ambition. Dans la vue d'exclure le duc d'York de la couronne, il ne cessait d'intriguer avec les ennemis du gouvernement, et fut souvent disgracié.

3o6, 12. Sa fin tragique. Lorsque Jacques II monta sur le trône, il tenta inutilement d'exciter une révolte, fut fait prisonnier, et eut la tête tranchée le i5 juillet i685.

3 08, 5. Qu'on le maria de si bonne heure ; le 20 avril

3 08, 6. Une héritière de cent mille livres de rente : Anne Scott, fille et seule héritière de François, comte de Buccleugh. Ce mariage ne paraît pas avoir été heureux, quoique Monmouth en ait eu plusieurs enfants. Il s'était ouvertement attaché à madame Henriette Wentworth, et déclara en mourant que devant Dieu il ne regardait qu'elle comme son épouse. La duchesse épousa en secondes noces Charles , lord Cornwallis. Elle mourut le 6 février 1732, âgée de 8 1 ans.

3 II, 2$. Cette fameuse Hélène. Ce duel fit grand bruit par la qualité des parties, son issue tragique et les circonstances romanesques et dramatiques qui y présidèrent. On prétendit que lady Shrewsbury avait poussé le cynisme jusqu'à tenir, déguisée en page, le cheval de son amant, pendant le combat fatal à son mari, et que, dès le soir même, elle avait passé la nuit chez le vainqueur. Le duel eut Heu le 18 janvier 1668.

3 12, I. La duchesse de Buckingham : Marie, fille unique et héritière du fameux Thomas Fairfax, général des troupes du parlement dans la guerre civile.

3 I 3, 10. Bains qui sont auprès de Bristol. Selon M. Gustave Brunet, il s'agit d'un voyage à Bath.

319, i3. Une campagne en Guinée. Cette expédition devait se faire en 1664. On peut voir, dans la Vie de Clarendon, p. 2 2 5, un compte exact de ce projet, et les raisons qui le firent abandonner.

3 20, 14. Le vieux Carlingford : le chevalier Théobald Taaffe , second vicomte Taaffe, créé en 1664 comte de Carlingford, dans la province de Louth. Il mourut le 3 1 décembre 1677.

324, 8. La duchesse de Cléveland était accouchée d'Henri Fitz-Roy {20 septembre i663).

36o , NOTES

324, 17, Le jeune Churchill : depuis, le célèbre duc de Marlborough. Il naquit en i65o, et mourut le 16 juin 1722. C'est en 1668 qu'eut lieu cette intrigue galante du beau Churchill avec la maîtresse favorite, qui en fut disgraciée.

32 5, 16. Mylord Dorset venait de lui débaucher la comédienne Nell Gwyn. En juillet 1667. Boyer, qui le premier a traduit les Mémoires de Grammont en anglais, fait sur ce passage l'observation suivante : « L'auteur s'est ici trompé. Nell Gwyn était la maîtresse de mylord Dorset avant que le roi devînt amoureux d'elle. Feu M. Dryden me dit que le roi, voulant lui débaucher Neli Gwyn, l'envoya en France pour ne rien faire. Il y a tout lieu de croire que Nell Gwyn fut reconnaissante envers son premier amant. » On ne connaît de la jeunesse de cette actrice que ce qu on lit dans les satires du temps. On dit qu'elle était née dans un grenier, vendait du poisson dans les rues, qu'elle avait une voix très-agréable, et qu'elle allait de taverne en taverne, où elle chantait pour amuser les compagnies; qu'elle demeura ensuite chez madame Ross, fameuse courtisane, qu'elle fut reçue actrice, et devint la maîtresse de Hart et de Lacey, deux célèbres acteurs. D'autres disent qu'elle était née dans un grenier dans le Coal-Yard, en Drury- Lane, et qu'elle fut remarquée dans la salle de comédie, où elle vendait des oranges. L'évèque Burnet parle d'elle en ces termes : « Gwyn, la plus indiscrète et la plus extravagante personne qui parut jamais dans une cour, conserva un grand crédit jusqu'à la mort du roi, et était en'.retenue à grands frais. Le duc de Buckingham me dit que, lorsqu'elle fut présentée au roi, elle ne lui demanda que cinq cents livres sterling, qu'il lui refusa. Mais, environ quatre ans après, il me déclara qu'elle avait reçu de Sa Majesté plus de soixante mille livres sterling. Elle jouait ses rôles avec tant de vivacité, et amusait tellement le roi qu'une nouvelle maîtresse même ne put la faire renvoyer ; mais il n'eut jamais pour elle les mêmes égards que pour une maîtresse. »

Madame de Sévigné, dans une de ses lettres, fait un por-

NOTES 36l

trait assez piquant de Nell Gwyn. « Kéroualle (depuis duchesse de Portsmouth) n'a été trompée sur rien. Elle avait

envie d'être la maîtresse du roi : elle l'est Elle a un fils

qui vient d'être reconnu, et à qui on a donné deux duchés. Elle amasse des trésors, et se fait aimer et respecter de qui elle peut ; mais elle n'avait pas prévu trouver en chemin une jeune comédienne dont le roi est ensorcelé. Elle n'a pas le pouvoir de l'en détacher un moment. La comédienne est aussi fière que la duchesse de Portsmouth : elle la morgue, lui dérobe souvent le roi, et se vante de ses préférences. Elle est jeune, folle, hardie, débauchée, et plaisante : elle chante, elle danse^ et fait son métier de bonne foi ; elle a un fils : elle veut qu'il soit reconnu. Voici son raisonnement : « Cette demoiselle, dit-elle, fait la personne « de qualité. Elle dit que tout est son parent en France. Dès « qu'il meurt quelque grand, elle prend le deuil. Hé bien! « puisqu'elle est de si grande qualité, pourquoi s'est-elle faite

B une c ? Elle devroit mourir de honte. Pour moi, c'est

« mon métier. Je ne me pique pas d'autre chose. Le roi m'en- « tretient; je ne suis qu'à lui présentement. J'en ai un fils, « je prétends qu'il doit être reconnu ; et il le reconnoîtra « car il m'aime autant que sa Portsmouth. » Cette créature, continue madame de Sévigné, tient le haut du pavé, et décontenance et embarrasse extraordinairement la duchesse. »

Elle mourut en 1691 ; et le docteur Tennison, depuis archevêque de Cantorbéry, qui en était alors vicaire, fit son oraison funèbre. {Note de Véd. Renouard.) M. Cunningham a écrit un livre sur cette actrice-maîtresse, dont Charles II eut deux fils, l'un mort jeune, l'autre qui fut le duc de Saint-Alban.

326, 18. Miss Davis. Marie Davis étoit une actrice de la troupe du duc. Elle parut sur le théâtre en 1664, et plut tellement au roi, en chantant des chansons libres et badines, qu'il la prit dès lors en faveur. Il eut d'elle une fille nommée Marie Tudor, mariée, en août 1687, à François Radcliffe, comte de Derwentwater.

327, 4. Chiffinch. On trouve son nom souvent cité dans l'histoiie secrète de ce règne. Wood, en parlant des com-

pagnons de table aux soupers du roi, dit qu'ils se réunissaient, soit chez Louise, duchesse de Portsmouth, soit chez ChefTing (Chiffinch), ou dans les appartements d'Éléonore Quin (Gwyn), ou dans ceux de Baptiste May. Ce dernier ayant été disgracié, Chiffinch gagna la faveur du roi. Telle était la confiance que ce prince avait en lui, qu'il était le receveur des pensions secrètes payées par la cour de France an roi d'Angleterre. {Note de l'éd. Renouard.)

3 33, 9. L'entreprise de Gigery. Gigery est à près de quarante lieues d'Alger. Les Français y eurent un comptoir jusqu'en 1664. Ils voulurent alors bâtir sur le bord de la mer une forteresse pour tenir en bride les Arabes ; mais ceux-ci descendirent des montagnes, les chassèrent de Gigery, et démolirent le fort. Le chevalier Richard Fanshaw écrivait, le 2 décembre 1664, au gouverneur en second de Tanger : « Nous venons de recevoir avis que les François ont abandonné Gigheria, et tout ce qu'ils y possédoient. Leur flotte est arrivée, un vaisseau considérable se perdit sur les rochers, près de Marseille. » (Note de l'éd. Renouard.)

3 35, i3. Les Épîtres d'Ovide. C'est la traductioa des Épitres d'Ovide par Dryden. La seconde édition de cet ouvrage fut publiée en 1681.

3 36, 20. La belle Stewart épousa le duc de Richmond, en mars 1667.

336,2 1. Une /jecçue prov/rtc/a/e : Mademoiselle Gibbs, fille d'un gentilhomme de la province de Cambridge.

3 36, 2 5. La languissante Boynton. Elisabeth, fille de Jean Mallet d'Enmère, dans la province de Sommerset. Le mariage eut lieu en 1668.

3 36, 27. La belle Jennings. Après la mort de mademoiselle Boynton et de George Hamilton, Talbot épousa la belle Jennings, et devint après duc de Tyrconnel.

336, 3o. Se vit enfin possesseur de mademoiselle d'Hamilton : en 1668.

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