XII INTRODUCTION
servir Votre Majesté pour rien, que tous les rois du monde ' pour leurs trésors. Il va se préparer à prendre congé de celui de la Grande-Bretagne, auquel sans doute il a de grandes obligations pour la manière obligeante dont il a été reçu et traité. Dans Texcès de sa joie, il n'a pas pu me cacher sa surprise, ce qui me persuade que l'affaire est faite et qu'il fera un grand sacrifice à Votre Majesté d'abandonner ses nouveaux et légitimes amours , car je crois qu'il se consolera bientôt et que bientôt il fera voir la cour de France à une belle Angloise qui, pour le lieu, n'y trouvera point de différence à celle d'Angleterre. Il fait son compte de partir dans quatre jours. »
« Décembre 20-24.
«Le chevalier de Grammont devoit partir aujourd'hui, mais le roi l'a retenu pour un jour, peut-être pour lui faire quelque présent, peut-être pour faciliter le payement de huit cents pièces qui lui sont dues par madame de Castlemaine. Il laisse ici quelques autres dettes qu'il prétend venir recueillir quand il se déclarera sur le sujet de mademoiselle Hamilton, qui est si embrouillé , que les plus clairvoyants n'y voient goutte. Il va faire sa confession générale à Votre Majesté. »
à Londres, 10-24 mai 1664.
« Le chevalier de Grammont rend les derniers abois ; il a perdu en deux fois dix-huit cents pièces; ce n'étoit pas véritablement de l'argent comptant, mais madame sa femme eût pu les retirer par parcelles et s*en servir durant son absence pour les affaires domestiques. Je ne sais si cela ne retardera pas son voyage, puisqu'un joueur ne se retire guère sur sa perte. Les malicieux pensent autrement, et disent qu'il a autant de peine à quitter sa femme qu'il en a eu à l'épouser, à cause d'un beau cousin, fils du duc d'Ormond qui, sous le prétexte de la parenté, lui rend des visites fort assidues qui a'out pas suivi le mariage, mais qui l'avoient précédé. x>
c Londres, 29 août — 8 septembre 1664. « Madame la comtesse de Grammont accoucha hier au soir d'un fils beau comme la mère, et galant comme le père; toufo la cour s'en est réjouie avec le comte» que je trouve tout ra-