DES MÉMOIRES DE O RA M MONT
(Voyez t. II de ses œuvres, p. 91), insinuaient que mylady Denham avait été empoisonnée dans une tasse de eliocolat : on alla même jusqu’à attribuer sa mort à la duchesse d'York , et on afficha à la porte des enfants de son altesse des vers scandaleux sur cet événement.
Dongam , p. 110 et 207- — Les anciens comtes de Liinerick étaient de cette maison.
Dorset (Duc de), p. 173 et 307. — Walpole dit de lui qu’il était le plus bel homme de la cour voluptueuse de Charles II et de celle du roi Guillaume. Avec autant d’esprit que Charles II, que Rochester et Buckingham , il n’avait ni l'insensibilité du roi, ni le défaut de principes du duc, ni l’étourderie du comte. Rochester s’étonnait que lord Dorset pût tout faire sans qu’on y trouvât à redire Sans être exempt des faiblesses de l humanité, il en avait toute la sensibilité. La bonté de sou âme fit oublier la méchanceté de Charles Sackville , depuis lord Buckliurst, puis comte de Middlesex, devenu enfin duc de Dorset. Né le 2i janvier 1637 ; il mourut le 19 janvier 1706.
Ethbhedgb ( Georges), p. 173. — Né en 1636, il fut, sous Jacques II, envoyé comme ministre à Ratisbonne, où il mourut.
Falmocth , p. 82 , 128 et 145. — 11 fut le principal favori du duc d York , et son compagnon dans toutes ses campagnes. 11 mouru{ à l’affaire de Southvold-Bay, le 3 juin 1665, d’un coup de canon qui tua en même temps lord Muskerry et M. Boy le. Le duc d’York . qui était auprès d’eux sur le pont, fut couvert de leur sang. Berkeley fut extrêmement regretté du roi , au grand étonnement de ceux qui l'avaient vu insensible à d'autres coups du sort.
Feraclas, p. 280.
Fevf.rsham, comte de Durfort, p. 207. — Louis de Duras, né en France , fils du duc de Duras et d’une soeur du grand Turenne. Après la restauration de Charles II il vint en Angleterre, où il fut naturalisé , et créé successivement baron de Duras et comte Feversham , titre et nom de son beaupère. A la révolution il commanda en chef l’armée envoyée contre le duc de Monmonth. Il mourut le 8 avril 1709, âgé de soixante-huit ans.
Fiecdinc ( Mademoiselle ) , p. 205.
324 TABLE DES NOMS PBOPRhS
Ki esqu es (Comtesse de), p. 5)2.
Flamarkns (Marquis de), p. 1)0.
Fox ( Le chevalier ) , p. 190 — Le chevalier Étienne Fox, d’où sont descendus lord Holland et son lils le fameux Fox , fut l'artisan de sa fortune. D'abord commis de la cassette du roi a la restauration , il lut fait jusqu’à trois fois intendant des finances, et garda cette place jusqu’en 1707, où il se relira des affaires publiques. Il eut en premières noces sept garçons et trois filles ; et de sa seconde femme, qu’il épousa en 1703, à l’âge de soixante-seize ans, il eut deux fils, Étienne comte d’Ilchester, Henri lord Holland, et deux filles. 11 mourut en 1716, à Chiswick, Agé de qnatre-vingt-neul ans. Francisco ( Corbetta ),' p 157.
Gabouri, p. 71.
Gardf. (Mademoiselle de La ), p. 196. — Fille de Charles Péliot, seigneur de la Garde. Elle épousa le chevalier Sylvius, et mourut le 13 octobre 1730. L’un de ses frères épousa la nièce de Jermyn , nn des héros de ces Mémoires.
Gibbs (Mademoiselle), p. 317. — Mademoiselle Gibbs, fille d’un gentilhomme de la province de Cambridge.
Giocester ( Duc de), p. 81.
Grammont (Le maréchal de) , p. 136 et 285.
Guise (Duc de),p. 112 et 130.
Gwyn (Nell), p. 2il , 262 et 307. — Nell Gvvyn étdit la maîtresse de lord Dorset avant «pie le roi devint amoureux d’elle. Le roi voulant lui débaucher Nell Gwyn l’envoya en France pour ne rien faire. II y a tout lieu de croire que Nell Gwyn fut reconnaissante envers son premier amant. On ne connaît de la jeunesse de cette actrice que ce qu’on lit dans les satires du temps. On dit qu’elle était née dans nn grenier, vendait du poisson dans les mes , qu’elle avait une voix très-agréable , et qu’elle allait de taverne en taverne , où elle chantait pour amuser les compagnies; qu’elle demeura ensuite chez madame Ross, fameuse courtisane ; quelle fut reçue actrice, et devint la maîtresse de Hart et de Lacey, deux célèbres acteurs. D’autres disent qu’elle était née dans un grenier dans le Coal- Yard , en Drury-Lane, et qu’elle fut remarquée dans la salle de comédie , où elle vendait des oranges. L’évèquc Bumet
DES MÉMOIRES DK ORAMMONT.
parle d’elle en ces fermes : « Gwyn , la plus indiscrète et la plus extravagante personne qui parut jamais dans une cour, conserva un grand crédit jusqu'à la mort du roi , et était entretenue à grands frais. Le duc de Buckingham me dit que lorsqu’elle, fut présentée au roi elle ne lui demanda que cinq cents livres sterling, qu’il lui refusa. Mais, environ quatre ans après , il me déclara qu elle avait reçu de sa majesté plus de soixante mille livres sterling. Elle jouait ses rôles avec tant de vivacité , et amusait tellement le roi , q&’une nouvelle maîtresse même ne put la faire renvoyer ; mais il n’eut jamais jionr elle les mêmes égards que pour une maltresse. »
Madame de Sévigné, dans une de ses lettres, fait un portrait assez piquant de Nell Gwyn. « Kéroualle ( depuis duchesse de Portsmouth), n’a été trompée sur rien. Elle avait envie d'être la maltresse du roi; elle l’est.... Elle a un fils qui vient d’être reconnu , et à quion a donné deux duchés. Elle amasse des trésors , et se fait aimer et respecter de qui elle peut ; mais elle n’avait pas prévu trouver en chemin une jeune comédienne dont le roi est ensorcelé. Elle n’a pas le pouvoir de l’en détacher un moment. La comédienne est aussi fière que la duchesse de Portsmouth : elle la morgue , lui dérobe souvent le roi , et se vante de ses préférences. Elle est jeune , folle , hardie , débauchée , et plaisante : elle chante , elle danse , et fait son métier de bonne foi : elle a un fils ; elle veut qu’il soit reconnu. Voici son raisonnement: Cette demoiselle , dit-elle, fait la personne de qualité. Elle dit que tout est son parent en France. Dès qu’il meurt quelque grand , elle prend le deuil. Hé bien , puisqu’elle est de si grande qualité, pourquoi s’estelle faite une c....?Elle devrait mourir de honte. Pour moi, c’est mon métier. Je ne me pique pas d’antre chose. Le roi m’entretient ; je ne suis qu'à lui présentement. J’en ai un fils , je prétends qu’il doit être reconnu; et il le reconnaîtra, car il m’aime autant que sa Portsmouth. Cette créature, continue madame de Sévigné , tient le haut du pavé , et décontenance et embarrasse extraordinairement la duchesse. »
Elle mourut en 1691 ; et le docteur Tennison , depuis arclievèque de Cantorbéry, qui en était alors vicaire, fit son oraison funèbre.
MtM. DK GRAMHOXT.
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TABLE DES NOMS PROPRES
Hall (Jacob), p. 96 et 241. — Danseur de corde.
Hamilton (George et Jacques), p. 83, etc. — Ils étaient fils du chevalier George Hamilton , quatrième lits du comte d’Albercorn , et de Marie , troisième fille de Thomas , vicomte de Thurles, comte d’Ormond.
Jacques était un des favoris de Charles II , qui le fit gentilhomme de sa chambre et colonel d’un régiment. Dans une affaire contre les Hollandais il eut une jambe emportée d’un coup de canon, et mourut de celte blessure, le 6 juin 1675.
George Hamilton fut créé chevalier en Angleterre , comte en France, et ensuite maréchal de camp. Il épousa mademoiselle Jennings , dont il est beaucoup question dans ces Mémoires , et mourut en 1667, laissant trois fils.
Hamilton (Mademoiselle), p. 85, 99, etc.
IIknrif.tte-Marie , reine-mère ( veuve de Charles 1er) , p. 84 et 131. — Le chevalier Jean Reresby prétend, dans ses Mémoires, que la reine-mère avait épousé secrètement le comte de Saint- Albans, et quelle en avait eu des enfants.
On peut voir dans les Mémoires du cardinal de Retz, t. I, p. 226 , édit, de 1731 , à quel misérable état elle était réduite en France.
lIoBAtiT ( Mademoiselle ) , p. 205, 268 , etc.
Hôpital ( Mademoiselle de I’ ) , p. 287 .
Howard ( Henri ), p. 120. — Frère de Thomas, comte d’Arundei, qui par un acte spécial du parlement recouvra les honneurs de sa famille, dont son aïeul avait été dépouillé pour crime rie lèse-majesté , sous le règne de la reine Elisabeth. A la mort de son frère, en 1677, il devint duc de Norfolk, et mourut le il janvier 1683 , âgé de cinquante-cinq ans.
Howard ( Thomas ) , p. 97. — Quatrième fils du chevalier Guillaume Howard. Il épousa Marie, duchesse de Richmond, et tille de George Villiers, duc de Buckingham. 11 mourut en 1678.
Huhières ( Marquis d’), p. 61 et 68 Louis deCrevan, ma-
réchal de France. Il mourut en 169i. Voltaire dit qu’il fut le premier général qui , au siège d’Arras , en 1658 , fut servi à la tranchée en vaisselle d'argent , et fit mettre sur la table des ragoûts et des entremets.
Huches ( Madame ) , p. 262. — Mademoiselle Marguerite Huglies