‹ Memoires du chevalier de QuincyChapitre 120 sur 183 · C'est-à-dire le dessert · texte numérisé non relu

C'est-à-dire le dessert

2. On dit d'un homme qui est pris de vin qu'il a rais le pied dans la vigne du Seigneur [Furetière).

[Juillet 1707] DU CHEVALIER DE QUINCY. 251

jour, par une chaleur excessive. Nous partions à la petite pointe du jour, et nous n'arrivions aux endroits où nous devions camper qu'à une ou deux heures de nuit. Il est vrai que nos soldats trouvoient de temps en temps du vin ou de l'eau-de-vie, qu'on leur distribuoit pour rassurer leurs forces. Nous en perdions beaucoup par les coups de soleil. Enfin, nous arrivâmes le 25 juillet à Toulon, à cinq heures après midi, sans presque aucuns soldats à nos drapeaux. Il est certain que, si le duc de Savoie, qui arriva à la tête de son avant-garde à la Valette, village éloigné seulement d'une lieue de Toulon S dans le même temps que nous arrivions devant cette place, avoit marché à nous surle-champ, il est certain, dis-je, que nous n'étions pas en état de lui résister, vu le peu de troupes que nous avions, et que par conséquent nous aurions été obligés d'abandonner Toulon, dont les fortifications sont très foibles, à ses propres forces.

Bien des personnes croient que le Savoyard nous a bien servis dans ce moment, ne se souciant pas trop que les Anglois et les Hollandois s'emparassent d'un port si considérable auprès de ses États. En voici une preuve.

M. de Court, à présent lieutenant général de la marine et alors capitaine de vaisseau^, m'a dit qu'a-

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