Tome I, p
2. C'est le village qu'il a appelé Barbotti, ci-dessus, p. 220.
3. C'était un ancien lieutenant-colonel du régiment Royal- Comtois, qui avait été fait brigadier d'infanterie.
4. « On eut nouvelle que le duc de Savoie, après avoir fait semblant d'aller à la Pérouse, avoit tout d'un coup investi Suse, où il n'y avoit que quatre bataillons aux ordres de Masselin, brigadier d'infanterie ; qu'à la vérité on avoit fait un bon retranchement au-dessus de la ville, mais qu'il auroit fallu douze bataillons pour le garder. « [Mémoires de Sourches, t. X, p. 404.)
[Oct. 1707] DU CHEVALIER DE QUINCY. 285
nous y rendre. Le chevalier de Folard ' en attribue injustement la faute à M. de Vraignes^, maréchal de camp, et à M. de Bar, brigadier des armées du Roi^. Que pouvoient-ils faire avec deux mille hommes qu'ils avoient, dont la plus grande partie étoit de la milice? Il falloit garder la vallée de Saint-Martin, la Pérouse, la vallée de Pragelas, le Pas-de-l'Ane, les retranchements et les hauteurs qui protégeoient Suse. Ainsi il n'est pas étonnant que ces deux messieurs aient été obligés de céder à une armée commandée par le prince Eugène. Le chevalier de Folard, se laissant aller à son esprit caustique et convulsionnaire (voyez ce qui est rapporté à la fin de cette partie touchant les convulsions du sieur Folard^), a voulu apparemment se venger du dernier, qui l'avoit fait mettre en prison à Modène; je n'en sais point la raison. Vouloir se venger d'un homme mort, et par la plume, ne convient nullement à un officier. Il y a un autre moyen plus honnête et plus facile de se faire raison. Je suis persuadé que le chevalier de Folard n'auroit jamais osé regarder impunément entre les deux yeux celui qu'il maltraite si mal dans son Commentaire de Polybe^; car M. de Bar étoit connu pour un des plus braves hommes des troupes du Roi. Il en a donné des marques dans toutes les occasions où il s'est trouvé,