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2. Ce sera seulement en 1708 que Chamillart cédera à Desmaretz le Contrôle général, pour ne garder que la Guerre, qu'il résignera aussi en 1709.
[Nov. 1707J DU CHEVALIER DE QUINCY. 287
touchant les mesures qu'il avoit prises pour les retarder dans leur marche S de tout ce qui s'étoit passé pendant le siège de Toulon, de la levée du siège, et enfin de la retraite précipitée du duc de Savoie. Mon frère ^ arriva dans le moment de notre conversation, à qui ce général demanda, satisfait apparemment du discours que j'avois eu avec lui, quel régiment j'avois. Bien des gens s'imaginent, et surtout à la cour, que ce sont les emplois qui forment les personnes. Us ne peuvent pas s'imaginer qu'un simple capitaine puisse savoir l'art militaire comme un colonel, un colonel comme un brigadier, ainsi de tous les autres grades à proportion, et ils sont persuadés que, dès que vous avez une dignité supérieure dans ce métier, vous en avez toutes les qualités requises, quoique la plupart, je parle des colonels et même des officiers généraux, ne s'appliquent nullement à étudier ce qui forme les véritables officiers généraux. L'abus qu'il y a en France d'acheter les régiments est la véritable cause qu'il y a si peu de bons officiers généraux. On donne l'agrément, à un enfant qui sort du collège, d'acheter un régiment. Il se dit à luimême : Dans huit ans, je serai brigadier, dans quatorze maréchal de camp, dans vingt ans lieutenant général. Ainsi, sans se donner la moindre peine et sans aucune application, il devient officier général par l'ordre du tableau. Grand Dieu, quel officier général! J'ai entendu dire une fois à un jeune colonel : « J'ai- « merois mieux faire mille fautes à la tête de mon régi-