Tome I, p
362 MÉMOIRES [Sept. 1709J
lieutenants généraux; MM. de Villars-Chandieu^ de Goigny, de Nangis et de Permangle^, maréchaux de camp. Les officiers généraux du centre étoient MM. de Gassion, du RoseP, de Puyguyon, de Bouzols'^, de Villars^, de Rosen° et le prince de Rohan''', lieutenants généraux; le prince Gharles^, le prince d'Isenghien^,
1. Charles de Villars-Chandieu avait une compagnie aux gardes françaises et était maréchal de camp depuis le mois d'octobre 1704; il devint lieutenant général en 1722.
2. Gabriel de Chouly de Permangle, nommé maréchal de camp en novembre 1708, avait commandé dans Ypres sous M. de Chevilly, au commencement de la présente campagne.
3. François de Rosel de Cagny, dit le chevalier du Rosel, était entré dans l'ordre de Malte en 1665; mestre de camp de cavalerie en 1690, il devint lieutenant général en octobre 1704.
4. Louis-Joachim de Montaigu, marquis de Bouzols (1662- 1746), lieutenant général en juin 1708, avait épousé une fille du ministre Croissy; il reçut l'ordre du Saint-Esprit en 1724.
5. Armand, comte de Villars, frère du maréchal, avait servi dans la marine et passa dans l'armée de terre en 1703; maréchal de camp en 1704, il commanda en 1705 une expédition aux îles Baléares, qui lui fit donner le grade de chef d'escadre. Revenu à l'armée de terre, il fut fait lieutenant général en 1708 et envoyé en Flandre; il mourut en 1712.
6. Reynold- Charles, comte de Rosen (1666-1744), n'était que maréchal de camp depuis le 20 mars 1709.
7. Hercule-Mériadec de Rohan-Soubise (1669-1749), fils de la belle princesse de Soubise, s'était fort distingué à Ramillies à la tête des chevau-légers et avait reçu en récompense le grade de lieutenant général (1704).
8. Charles de Lorraine -Armagnac, fils du grand écuyer (1684-1751), avait eu en 1702 un régiment de cavalerie, et le grade de maréchal de camp en 1708; il devint lieutenant général en 1712 et gouverneur de Picardie en 1748.
9. Louis de Gand de Mérode, prince d'Isenghien, maréchal de camp depuis le 20 mars 1709, parvint en 1741 au grade de maréchal de France.
[Sept. 1709J DU CHEVALIER DE QUINCY. 363
le vidame d'Amiens', de Ruffey, de la Vallière^ et de Broglie^, maréchaux de camp.
Un brouillard très épais s'éleva avec le jour; il dura jusqu'à huit heures. Dès qu'il eut disparu, le canon préluda plus violemment que jamais pendant une heure. Nous entendîmes ensuite un feu terrible et continuel de mousqueterie à l'aile gauche. Véritablement, Messieurs les Anglois, qui avoient la droite de l'armée ennemie, aux ordres du duc de Marlborough, commencèrent l'attaque. Elle fut très opiniâtrée pendant quelque temps de part et d'autre; mais, comme les Anglois l'attaquoient par le front, par le flanc et à revers, elle ne put résister à ces trois attaques. Elle plia et abandonna entièrement le bois de Sars. Il est nécessaire de dire que M. de Gadogan, qui avoit si bien reconnu ce terrain*, avoit fait braquer quarante pièces de canon pendant la nuit, qui foudroyèrent pendant une heure cette gauche : ce qui lui fît perdre bien du monde. Cette infanterie se rallia promptement en sortant du bois, et elle se remit en bataille sur la même ligne et à la même hauteur que le reste de l'infanterie, et c'étoit là le véritable poste qu'elle
1. Louis-Auguste d'Albert d'Ailly, vidame d'Amiens, fils cadet du duc de Chevreuse, était maréchal de camp du 19 juin 1708. En 1711, il quitta le titre de vidame d'Amiens pour celui de duc de Chaulnes.
2. Charles-François de la Baume-le-Blanc, marquis de la Vallière, neveu de la maîtresse de Louis XIV, maréchal de camp en 1704, venait d'être fait lieutenant général le 18 juin 1709 et commandait la cavalerie de l'armée ; il devint duc de la Vallière en 1723.