‹ Memoires du chevalier de QuincyChapitre 44 sur 183 · Bourg situé entre Solferino et Volta · texte numérisé non relu

Bourg situé entre Solferino et Volta

3. Hameau sur la rive gauche du Mincio, sur la route de Peschiera à Mantoue ; San-Leonce, dans le manuscrit.

4. Village de la rive droite, en face d'une île importante qui pouvait favoriser le passage.

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Commissaire général, Renepont^ et Capy-cavale^ie^ dans le temps que les ennemis avoient déjà jeté deux pontons. Il marcha, à la tête de Bretagne et quelques carabiniers, sur le bord de la rivière, après avoir laissé sa cavalerie sur la hauteur, et il s'y maintint avec tant de fermeté, que les Impériaux furent obligés d'abandonner leurs pontons. Ils firent cependant plusieurs tentatives pour construire leur pont, mais inutilement. Nous arrivâmes dans ce temps-là, et, un moment après, M. de Vendôme. Sa présence contribua beaucoup à faire abandonner aux ennemis leur entreprise : ce qui fit perdre au prince Eugène cinq semaines. Cette action fit beaucoup d'honneur à M. de Mursay, qui s'y comporta en général, en capitaine et en grenadier*. Comme nous parlions à M. de Vendôme, on vint lui dire qu'il nous étoit arrivé quatre

1. Créé en 1645, ce régiment prit en 1654 le nom de Commissaire général, M. d'Esclainvilliers, son raestre de camp, ayant alors reçu cette charge. Il était commandé depuis 1704 par le neveu de M""* de la Vallière, Charles-François de la Baumele-Blanc, qui avait succédé au mari de la célèbre M™^ de Verue.

2. Régiment créé en 1638 sous le nom de Dragons étrangers d'Arzilliers; il fut incorporé en 1714 dans Royal-Cravates. Il était commandé par Dominique de Pons, comte de Renepont, qui avait succédé à son père en 1704, et qui sera tué au combat de Calcinato; son frère lui succéda.

3. Créé en 1677. Le colonel Vendeuil avait péri à Luzzara en 1702, et le lieutenant-colonel François-Joseph de Capy l'avait remplacé.

4. Voyez le récit de cette action, conforme à celui de notre auteur, dans une lettre du Grand Prieur au duc de Bourbon que donnent les Mémoires de Sourches, t. IX, p. 243; on peut consulter aussi VHistoire militaire, t. IV, p. 584, et les Mémoires militaires, t. V, p. 274-275.

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pièces de canon, mais qu'il n'y avoit point d'officiers d'artillerie ni de canonniers pour les servir. « Le régi- « ment de Bourgogne, dit ce prince, n'est-il pas ici? » — « Oui, Monseigneur, lui répliqua-t-on. » — a Eh « bien! répondit-il, vous trouverez dans ce régiment, « qui arrive du siège de Verue, officiers d'artillerie, « canonniers et tout ce que vous pouvez souhaiter. » Véritablement, officiers et soldats étoient employés à ce siège à tout ce qui est nécessaire à l'attaque d'une place.

Nos soldats servirent si bien les quatre pièces de canon, qu'ils brisèrent les pontons des ennemis qui étoient restés sur le rivage de leur côté, qu'ils tuèrent un page à côté du prince Eugène, et qu'ils firent un désordre fatal dans son armée, qui s'éloigna pendant la nuit des bords du Mincio.

Le* chevalier de Folard^, certainement historien respectable et panégyriste affecté du prince Eugène, ne parle aucunement de cette action. Cependant elle fut d'une telle conséquence, qu'elle fit perdre au général de l'Empereur cinq semaines, comme il a été dit précédemment^, et qu'elle fit changer ses opérations de la campagne. Le chevalier de Folard dit (tome III, livre II, chapitre vi, page 319) * que le prince Eugène ouvrit la campagne le 30 mai 1 705 par l'insulte'' de la

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