Colonel général de la cavalerie, ci-dessus, p
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y en eut beaucoup de tués. Comme notre brigade formoit la gauche de l'infanterie, elle eut ordre de ne point poursuivre les ennemis, mais de rester sur la hauteur d'où nous les avions chassés. Cet ordre fut un bonheur pour la brigade d'Anjou^, qui a voit été destinée pour l'attaque du bourg de Calcinato. Elle fut vive; les Impériaux, qui n'avoient d'autre retraite que par ce bourg et par le pont de San-Marco, firent border le chemin couvert d'une partie de cette infanterie que nous avions chassée, qui repoussa vigoureusement cette brigade. J'en avertis M. du Bourk^, notre brigadier, qui sur-le-champ fit marcher notre brigade. Ayant joint celle d'Anjou, elles attaquèrent conjointement ensemble les ennemis dans leur chemin couvert, que nous forçâmes. Ensuite, nous marchâmes au château, dont nous nous serions aussi emparés sans M. du Bourk, qui nous en empêcha. Les soldats vénitiens ne faisoient que nous crier : « San-Marco ! »
Après avoir passé le pont de la Ghiese à Calcinato même, nous suivîmes les ennemis pendant trois heures par une chaleur terrible, les officiers à pied, nos che-
1. Tome I, p. 323. Elle se composait de deux bataillons d'Anjou, deux de Mirabeau, un de Bigorre et un de Vivarais, sous le commandement de M. de Maulévrier. [Mémoires militaires, t. VI, p. 623.)
2. Walter, comte du Bourk, ancien lieutenant-colonel anglais, qui commandait depuis 1699 un régiment irlandais de son nom, servait en Italie depuis 1701 et était brigadier du 10 février 1704. Passé en Espagne en 1707, il devint maréchal de camp en 1709 et mourut en mars 1715. Il ne faut pas le confondre avec ce Toby, chevalier du Bourk, dont Saint- Simon a raconté l'existence aventureuse : Mémoires, éd. Boislisle, t. XII, p. 444-448.
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vaux ne nous ayant rejoints qu'à notre retour de la poursuite des ennemis. Si notre cavalerie s'étoit comportée aussi bien que l'infanterie, il est à présumer que toute cette armée auroit été anéantie. M. de Falkenstein, qui, comme j'ai dit, commandoit celle des Allemands, ne voulant pas donner le temps à sa cavalerie de voir la déroute de son infanterie, la fit marcher au petit galop pour combattre la nôtre, qui, au premier choc, fut renversée et poussée vigoureusement jusqu'à une haie, derrière laquelle le régiment de Solre*, qui venoit d'arriver, s'étoit mis en bataille. Il arrêta les cuirassiers : ce qui donna le temps à notre cavalerie de se rallier, et de marcher ensuite contre eux avec la brigade du Perche - et quelques escadrons de cavalerie et de dragons que M. de Vendôme envoya à son secours fort à propos. M. de Falkenstein fut pris, comme je l'ai entendu dire à lui-même, par nos fuyards, en poursuivant, trop vivement pour un général, notre cavalerie. Celle des ennemis, voyant la défaite de son infanterie et s'apercevant que la nôtre ^, s'étant ralliée, marchoit à elle, soutenue d'un corps d'infanterie, elle prit le parti de la retraite, ou plutôt d'une véritable fuite. La nôtre la suivit promptement, et, en la poursuivant, elle trouva l'infanterie que nous avions battue un peu en deçà de Monte-Rosato^, qui,