‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 101 sur 203 · Tome II, p · texte numérisé non relu

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des plus médiocres; ne fut-il pas la dupe du traitre Colmenero qui, gagne par le duc de Savoie et par le prince Eugène, le trom[)a dans plusieurs occasions, entre autres à l'affaire du Paradiso, qui précéda le combat de Cassano, comme je l'ai marqué^ dans le détail de la campagne de 1705 en Italie? La seconde, le peu de discipline qu'il faisoit régner dans ses armées, ce qui pensa nous faire perdre la bataille de Luzzara^ Il faut qu'un général d'armée se réserve toujours à donner les grâces, et qu'il charge en même temps les officiers majors généraux de son armée de la discipline militaire, et qu'il s'en prenne à eux lorsqu'on y manque. Ce sera le moyen d'avoir une armée bien disciplinée. Pendant le temps que nous restâmes dans le camp de Noyelle, le duc et la duchesse de Saint-Pierre^, sœur du comte de Groissy, lieutenant général des armées du Roi *, nommé par les soldats le Petit général ou le Poupin d'amour, arrivèrent à Gambray; ils y restèrent une dizaine de jours. Tous les officiers généraux leur donnoient des fêtes les uns après les autres. Le maréchal de Villars, après leur avoir donné à dîner, fit monter à cheval toute la cavalerie de la

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