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3. Ainsi appelée parce qu'elle était du côté de la forêt de Mornnal.
4. Gazette, p. 323; Mrnwircs de Soiirc/irs, p. 414; Journal de Dangeau, p. 164-174; Mémoires de Saint-Simon, éd. 1873, t. IX, p. 318-319.
[Juin 1712] DU CHEVALIER DE QUmCY. 121
d'œil aussi sûr. Par la précipitation avec laquelle les Impériaux arrivoient, et qu'ils se mettoient en bataille sur une hauteur près de Galcinato, il jugea parfaitement bien que les ennemis avoient été surpris : ce qui l'engagea, malgré le sentiment des officiers généraux de son armée, de les faire attaquer par l'avant-garde de son armée'. Ses talents pour profiter d'un mouvement fait mal à propos, ses lumières le jour d'une bataille, profitant de tout, s'exposant comme un simple soldat, rempli de ressources lorsque ses troupes avoient du désavantage, ne se désespérant et ne se rebutant jamais, témoin ce qu'il fît au combat de Gassano, au milieu duquel il mit à profit la fuite même d'une partie de ses soldats, ce qui contribua le plus à la victoire qu'il remporta*. Il faisoit la guerre en héros, en grand homme, et en honnête homme. Son jugement et son grand sang-froid dans les plus grands périls, sa maxime de se camper presque toujours près de son ennemi, afin d'être informé par lui-même du moindre de ses mouvements, attirèrent l'admiration continuelle des bons officiers généraux. Il étoit bon citoyen, bon François, et attaché véritablement à son prince, et si peu intéressé que ses affaires particulières en souffroient beaucoup. Adoré du soldat, il ne servoit que pour sa gloire, celle du Roi et celle de sa nation. Philippe V lui doit entièrement sa couronne. Enfin il avoit toutes les qualités requises et que doit avoir un grand général, excepté deux essentielles : la première, de donner trop sa confiance à des généraux qu'il croyoit de ses amis, et dont la capacité étoit