‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 103 sur 203 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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\Vi MÉMOIRES [Juin 1712]

L'ii temps, il recevoit des reproches de M""® de Maintenon louchant le peu d'attention (|u'il avoit de conserver les bois et les blés de la terre de ce marcjuis, dont la femme, comme je l'ai dit ailleurs ^ étoit la bonne amie de M™^ de Maintenon, pria à dîner la marcjuise d'Havrincourt, la comtesse d'Oisy, avec ^^'^^d'Oisy, sa belle-fille. Après diner, il proposa à ces dames de venir voir faire l'exercice à toute l'infanterie de son armée. Elles acceptèrent avec grand plaisir la proposition. Nous les vîmes paroître, sur les quatre heures, dans un carrosse à six chevaux, sur une éminence où M. de Contades^, major général, les avoit conduites. Une petite réflexion : aurois-je pensé dans ce moment que ma future épouse étoit là présente? Je n'avois certainement aucun pressentiment que M"® d'Oisy seroit un jour ma femme.

Après l'exercice, toute l'infanterie se partagea en deux pour donner aux dames l'image d'un combat d'infanterie. L'on nous fit marcher, ce qui nous fit beaucoup de peine, dans les plus beaux blés du monde, qui avoient été conservés jusqu'au fatal moment, quoiqu'à deux pas du camp, et que nous allions au fourrage à six lieues. En peu de temps, tout fut renversé et écrasé sous les pieds du soldat, il est bon de dire, pour rendre la chose plus touchante, que le maréchal envoyoit de quart d'heure en quart d'heure des aides

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