‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 105 sur 203 · Justaucorps en cuir · texte numérisé non relu

Justaucorps en cuir

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le sabre à la main ! Il no laissa pas que de faire quelque résistance; mais, accablé par le nombre, il fut obligé de se rendre prisonnier de guerre. La plus grande partie de son détachement fut tuée ou faite prisonnière. Le reste, en fuyant, se précipita dans le canal de Douay à Lille, où plusieurs se noyèrent*. Cette affaire fut aussi bien exécutée que projetée, et elle fit présumer que Chonchon seroit un jour un grand général. Le maréchal de Villars, ayant reçu la nouvelle de cette défaite, en marqua tout haut le plaisir qu'il en avoit. Il aimoit le comte de Broglie aussi bien que tous les officiers particuliers.

Le marquis de Broglie repoussé en Dauphiné. — Le marquis de Broglie, son frère aîné, ne fut pas si heureux, ou plutôt si habile, en Dauphiné; car, ayant été commandé cette même année avec un gros détachement, tant grenadiers que fantassins, par le maréchal de Berwick, pour se présenter devant un poste ennemi, afin de l'amuser jus(|u'à l'arrivée de la tête de notre armée, M. de Broglie, oubliant les ordres qu'il avoit reçus, fit attaquer ce poste si imprudemment, qu'il fut repoussé par les troupes qui le défendoient, non sans beaucoup de pertes. Le maréchal de Berwick, sévère observateur de la discipline militaire, après l'avoir réprimandé fortement en présence des officiers généraux, écrivit à la cour contre lui. Il ne tint pas à ce niilord qu'il ne fût mis au conseil de guerre^. En vérité, pour le bien de la discipline, on

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