‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 124 sur 203 · Tome II, p · texte numérisé non relu

Tome II, p

4. 11 fut blessé, par un boulet de canon, à la partie extérieure de la cuisse [Sourches, t. XIII, p. 478).

170 MEMOIRES [Août 1712]

camp S ouvrit en même temps la tranchée devant le fort de Scarpe, à la tête du premier bataillon de Picardie et de huit compagnies de grenadiers.

La* nuit du 16 au 17, M. de Saint-Frémond releva la tranchée de la ville avec les deux bataillons des gardes suisses et les deux de Royal-Houssillon. L'on fit trois boyaux : le premier tirant vers la porte de Notre-Dame, le second vers la demi-lune, et le troisième vers la porte de Saint-Éioi. Le comte de Ghoiseul releva la tranchée devant le fort de Scarpe avec trois compagnies de grenadiers et le second bataillon de Picardie.

La nuit du 17 au 18, la tranchée fut relevée devant la ville par un bataillon des gardes de l'électeur de Cologne, un des gardes de l'électeur de Bavière et deux d'Alsace, aux ordres de M. d'Albergotti, et devant le fort de Scarpe par le prince Charles, avec le troisième bataillon de Picardie et trois compagnies de grenadiers.

La nuit du 18 au 19, la tranchée fut relevée par les trois bataillons de Navarre et les deux de Bourbon^, aux ordres du marquis d'Hautefort, et devant le fort, par M. de Rothe^ avec deux bataillons de Piémont et toujours trois compagnies de grenadiers.

1. Jacques-Louis de Valon, marquis de Miraeure, aide de camp du duc de Bourgogne en 1702, maréchal de camp depuis 1700.

2. Cette sorte de journal du siège est conforme au récit de V Histoire militaire, p. 80-81; on pourra comparer les correspondances très détaillées de la Gazette de France, p. 418-480 passim, et, au point de vue des assiégés, le journal tenu par le baron de Honstein, aide de camp du général Hompesch, et reproduit dans la Gazette d' Amsterdam, n° i.xxvi.

.3. Levé en 1635 par le duc d'Enghien, il appartint jusqu'à la Révolution aux princes de la maison de Condc. 4. (>i-dcssus, p. 27.

[Août 1712] DU CHEVALIER DE QUINCY. 171

La nuit du 19 au 20, la tranchée fut relevée par les trois bataillons de Champagne et les deux de Bourgogne, aux ordres du marquis d'Avaray^. Gomme j'étois de piquet, je fus détaché du régiment, à la tête de cent hommes, dans un boyau sur la gauche, afin de fortifier et de soutenir ce côté-là, qui étoit un peu en l'air en cas que les ennemis eussent fait une sortie; mais il y avoit si peu de troupes dans cette place, par rapport à sa grandeur, qu'ils n'en avoient pas plus qu'il leur en falloit pour faire le service de la place. Ainsi notre tranchée se passa tranquillement, pendant laquelle on travailla à une batterie de vingt pièces de canon de quatre livres de balles, six de seize et une batterie de dix-sept mortiers, et on acheva la communication des tranchées de la ville au fort, dont la tranchée fut relevée par le marquis de Nangis avec le troisième bataillon de Piémont et le premier de Royal-Marine^.

La nuit du 20 au 2l1 , les deux bataillons de Bourbonnois^, les deux de Greder* et un de la Marck^

1. Claude-Théophile de Béziade, marquis d'Avaray (1655- 1745), avait d'abord commandé un régiment de dragons et était lieutenant général depuis 1704. Il devint ambassadeur en Suisse en 1715 et reçut l'ordre du Saint-Esprit en 1739.

2. Créé en 1670 pour le service des vaisseaux, ce régiment fut bientôt affecté à celui de terre. Son colonel, en 1712, était M. Desmaretzde Châteauneuf, second fils du contrôleur général.

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