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blaiil de vouloir le tirer. Le Bavarois, nous prenant pour des Ilollaudois, donne des deux à son eheval, et, en moins de rien, il lut rejoindre sa troupe, (jui étoità trois eents pas de là. La retraite précipitée du cavalier nous donna occasion de bien rire.
Nous n'arrivâmes à Denain qu'à onze heures du soir, assez fatigués, surtout ma personne du bon dîner que m'avoit donné la dame de Bruxelles. Nous trouvâmes le régiment campé dans le camp même d'où les ennemis avoient été chassés. Nos tentes étoient au milieu des corps morts, dont la plus grande partie étoit à moitié enterrée. On voyoit des têtes, des bras et des jambes qui sortoient de terre. Ce spectacle étoit d'autant plus affreux, que c'étoit une infection des plus insupportables. iVous y restâmes trois jours. Cette puanteur et la fatigue que j'avois essuyée dans ma charmante partie de Cambray me donnèrent une bonne fièvre. Elle ne m'empêcha pas d'écrire une lettre des plus fortes à mon frère le lieutenant général de l'artillerie^ en réponse de celle qu'il m'avoit écrite pour m'apprendre qu'il venoit de vendre sa terre de Q[uincy], qui étoit dans notre famille depuis plus de deux cents ans; elle nous venoit d'un oncle de ma trisaïeule-. Mon oncle avoit fait mettre mon frère son légataire universel^, dans le dessein que son neveu, qui