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[Sept. 1712] DU CHEVALIER DE QUINCY. 181
paroissoit fort sage et n'avoir aucune passion, ne se déferoit jamais de cette terre. Il l'avoit préféré à ses six autres frères, qu'il avoit réduits à leur légitime, c'est-à-dire à leur patrimoine, sans l'avoir mérité^. Mais, par malheur pour mon frère, il épousa depuis la fille d'un financier^. Il est très dangereux à un homme de condition de faire de ces sortes d'alliances, non seulement par rapport à leur basse naissance, mais aussi parce que, la fille d'un homme d'affaires étant née dans une maison où la magnificence et la dépense régnent beaucoup, elle porte l'esprit de prodigalité on mariage, qui ruine tôt ou tard mon homme, à moins qu'il ne soit bien sur ses gardes et qu'il ne conserve une supériorité juste et raisonnable sur sa femme. C'est ce que mon frère a si fort négligé, qu'il est mort sans laisser un sol de près de six cent mille francs qu'il avoit eus de notre oncle, quoiqu'il n'avoit point de maîtresse et qu'il haïssoit le jeu et la table 3.
Ma fièvre redoublant, je fus obligé de quitter ce camp empesté de Denain pour aller à Valenciennes. G'étoit le 8 septembre, jour pendant lequel il s'y fait une procession solennelle*. J'arrivai dans le temps que