‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 137 sur 203 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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2. Six bataillons, soit deux mille hommes, et cent vingt canonniers et mineurs, d'après un état donné dans les Mémoires militaires, p. 524.

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niers de terre'. Après que trois batteries furent faites, dans lesquelles il y avoit cincjuante pièces de canon, ils en imposèrent bientôt à ceux des assiégés, et ils démontèrent plusieurs pièces de canon. On les faisoit tirer toutes les cinquante pièces ensemble. Malgré le fracas et le désordre qu'elles causoient aux ennemis, ils leur répondoient avec la même vivacité, ce qui faisoit un bruit épouvantable.

Le 23, le comte de Broglie fit un fourrage au delà de la Haine ^, aux villages de Ville et de PommerœuP. Son escorte étoit composée de neuf cents chevaux et de mille grenadiers. Il n'eut pas plus tôt lâché les fourrageurs, que les ennemis parurent au nombre de dix escadrons, commandés par le comte d'Athlone^, qui chargèrent notre cavalerie, dont la gauche plia ; elle fut se mettre sous le feu de nos grenadiers, qui firent aux ennemis une décharge de si près, qu'ils en mirent plusieurs hors de combat et les obligèrent de se retirer plus vite qu'ils n'étoient venus. Ils amenèrent cependant avec eux une centaine de chevaux des fourrageurs. Malgré ce petit malheur, M. de Broglie fit continuer son fourrage, qui fut achevé sans aucune inquiétude^.

1. Les Mémoires du maréchal de Villars, t. III, p. 173, confirment ce détail : une batterie de vingt-quatre pièces était servie par les canonniers de marine, sous les ordres du chevalier de Ricouart.

2. Affluent de l'Escaut, dans lequel il se jette à Condé, après s'être grossi de l'Honneau.

3. Ville et Ponimerœul (qu'il ne faut pas confondre avec le l*ommereuil des environs du Caleau) sont deux villages de Belgique, entre Condé et Saint-Gtiislain.

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