‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 136 sur 203 · Oès la première nuit, la parallèle (ut poussée à soixante · texte numérisé non relu

Oès la première nuit, la parallèle (ut poussée à soixante

[Sept. 1712] DU CHEVALIER DE QUINCY. 187

M. d'Ivoyi, officier de réputation, religionnaire françois, en étoit gouverneur. Il avoit sept bataillons^, une quantité de milliers de poudre, des bombes, des carcasses, des pots-à-feu sans nombre. Outre les pièces de canon et les mortiers qui étoient dans la ville lorsque M. de la Badie la défendit, il y avoit cinquante pièces de gros canon et vingt mortiers que le prince Eugène avoit laissés après la conquête qu'il en avoit faite, et dont il vouloit se servir pour faire le siège de Landrecies. Enfin, place n'a jamais été si bien munie de canons, de mortiers et de tous les attirails qui s'ensuivent.

Il fut réglé qu'il y auroit un lieutenant général qui se tiendroit dans le centre, pour être à portée de se rendre ou à l'attaque de la droite ou à celle de la gauche ; qu'il y auroit un maréchal de camp à la droite, et un brigadier à la gauche ; qu'il y auroit six bataillons, qui seroient relevés toutes les vingt-quatre heures, selon leur rang d'ancienneté.

Je me suis trouvé à dix-neuf sièges ; mais je n'ai jamais entendu un feu si terrible et si continuel de canon. L'air étoit toujours rempli de bombes, de grenades, de pierres, les jours et les nuits. Aussi futon obligé de faire venir de nos ports des canonniers marins. Il faut leur rendre justice : ils ser voient et manioient mieux et plus vite les canons que les canontoises du chemin couvert [Mémoires de Villars, p. 171; Gazette, p. 503; Mémoires militaires, p. 114; Histoire militaire, p. 90).

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