‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 32 sur 203 · Déjà dit torae I, p. CG · texte numérisé non relu

Déjà dit torae I, p. CG

.3. Le maréchal était depuis le 14 dans cette ville, s'occupanl dr réunir des approvisionnements. Au sujet de son plan de rampagne, on peut voir sa lettre au lloi, du Ki mai, et la réponse, du 17, dans les Mémoires militaires, p. 29-32.

[Mai 1710] DU CHEVALIER DE QUINCY. 13

soixante-deux escadrons et de cent cinquante-trois bataillons^.

Le 24, la gauche de l'armée s'étendit jusqu'au bourg d'Oisy^, éloigné d'un petit quart de lieue du Censet^. Nous apprîmes ce jour-là que, le jour d'auparavant, , le cardinal de Bouillon, mécontent de la cour, dont il étoit disgracié depuis longtemps, s'étoit retiré dans l'armée ennemie^. Le prince d'Auvergne, son neveu, qui étoit au service des HoUandois, s'étoit avancé à la tête d'une vingtaine d'escadrons jusqu'auprès d'Arras pour le recevoir. Ce cardinal étoit doyen du sacré collège. Je demandai ce jour-là à des déserteurs ce qu'il y avoit de nouveau : ils me dirent qu'il étoit arrivé un grand général françois, qu'on nommoit le cardinal de Bouillon, dans l'armée ennemie, et qu'on lui avoit fait une très belle réception. Ce mot de général nous fit bien rire^.

Depuis le moment que notre armée étoit assemblée, le bruit couroit que le maréchal de Villars, quoique son armée fût d'un tiers moins forte que celle des alliés, avoit ordre de livrer une bataille, et ce qui nous le faisoit d'autant plus croire étoit l'arrivée du maré-

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