Ou plutôt la Sensée, affluent de gauche de l'Escaut
4. Saint-Simon a raconté [Mémoires, éd. 1873, t. VIII, p. 59 et suivantes) cette « évasion » du cardinal et en a exposé les causes et les suites. Voyez encore les Mémoires de Sourches, t. XII, p. 229-233, le Journal de Dangeau, t. XIII, p. IGO et suivantes, les Mémoires de Torcy, p. 174 et suivantes, et l'ouvrage récent de M. Félix Reyssié, p. 218-226.
5. La confusion était excusable, puisque, le premier soir, Eugène et Marlborough prirent l'ordre du cardinal [Saint- Simon, p. 60).
1^ MEMOIRES [Mai 1710]
cliul de Berwick, qui dcvoit commander l'armée de Daupliiné '.
Le 26, noire armée décampa, et, après avoir passé le Mar()ui*, petite rivière (\u'\ prend sa source à Incliy ', village déj)endant anciennement du comté d'Oisy, et va se jeter dans le Genset à Arleux, elle fut camper, sa droite à Marquion et sa gauche à Monchy-Ie-Preux*.
Le 27, elle fut camper près d'Arras. On fit ce jour-là [)lusieurs ponts sur la Scarpe, entre l'abbaye d'Avesnes ', près d'Arras, et Athies''.
Le 28 et le 29 furent employés à passer cette rivière. Trois cents housards voulurent inquiéter notre arrièregarde; mais ils en furent châtiés : il y en eut plusieurs de tués, et on fit cinquante prisonniers.
Après avoir passé la Scarpe, nous fumes camper dans une plaine dont le terrain étoit élevé. La droite de notre armée étoit appuyée à Fampoux', situé sur la Scarpe, et la gauche à la petite rivière du Souchet^, près de Lens. Par ce passage, nous jugeâmes
1. C'était Villars qui avait demandé instamment au Roi que Berwick lui fût adjoint, quoiqu'il y eût déjà à l'armée de Flandre le maréchal de Montesquiou et le maréchal bavarois comte d'Arco [Mcmoires militaires, p. 28 et 33).