‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 49 sur 203 · Gazette, p. 393; Gazette d'Amsterdam, n" lxiv · texte numérisé non relu

Gazette, p. 393; Gazette d'Amsterdam, n" lxiv

3. François-Marie, lieutenant général depuis le mois de mars précédent : tome II, p. 42.

4. Il semble que ce nom devrait mieux s'appliquer à son frère aîné, Charles-Guillaume, marquis de Broglie (tome II, p. 20), qui fut un des roués du régent, et dont Saint-Simon a tracé un curieux portrait [Mémoires, t. XIII, p. 196).

5. Charles de Tarneau avait eu un régiment de cavalerie en 1702 et était brigadier depuis janvier 1709; il devint maréchal de camp en 1719, lieutenant général en 1734, et mourut en 1744, à soixante-seize ans.

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une quarantaine de cavaliers. En revenant de notre expédition, il fit mettre pied à terre à nos cavaliers, atîn d'alla(|uer (jnol(|uc infanterie (jui étoit dans un bois ([ue nous étions obligés de côtoyer pour nous retirer. Dans le temps ([ue nous marchions pour les attaquer, nous vîmes paroître une quinzaine d'escadrons ennemis qui s'avançoient vers nous. Nos cavaliers remontèrent bien vite à cheval, et nous primes le parti de nous retirer promptement le long de la lisière du bois : ce qui nous fît essuyer une salve de mousqueterie, qui nous jeta par terre plus de cent cavaliers et nous fit redoubler le galop. Je n'ai jamais vu fuir de si bonne grâce; nos éperons nous servirent bien^ A un bon quart de lieue, nous trouvâmes heureusement le maréchal de Villars, à la tête de vingtcinq escadrons, qui venoit à notre secours. Ce renfort arrêta les ennemis. Notre gétiéral fit une réprimande à M. de Broglie de ce que, contre ses ordres, il s'étoit trop avancé. Nous regagnâmes notre camp assez tristement. Il faut faire quelquefois plus que son devoir à la guerre; mais il faut que l'entreprise soit presque sûre, et que ce ne soit pas aux dépens des autres. M. de Broglie avoit ordre que, s'il trouvoit les ennemis, il devoit seulement les amuser jusqu'à l'arrivée du maréchal.

Le 25 août, le feu prit à plusieurs chariots ennemis chargés de poudre, dans la place de la Bassée, dont

1. La Gazette de France (p. 419) dit formclloment que les ï'rançais furent entièrement rompus et poursuivis juscju'à trois quarts de lieue de leur camp, et les Mémoires militaires (p. 76-77) expliquent le détail du l'omhat.

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il y eut beaucoup de soldats de l'escorte de ce convoi et de charretiers de tués^.

Le 28, à l'entrée de la nuit, nous entendîmes trois décharges générales, tant du canon que de la mousqueterie, que les armées des alliés firent au sujet de la victoire remportée par le comte Guy de Stahremberg, général de l'armée de l'Archiduc, sur le marquis de Bay^, commandant celle du roi d'Espagne, le 210 de ce mois, près de Saragosse^. Cette défaite mit les affaires de Sa Majesté Catholique dans un pitoyable état. Il étoit à présumer que ce prince seroit obligé d'abandonner son royaume; car cette bataille avoit été précédée par plusieurs avantages^ que ses ennemis avoient remportés sur lui pendant la campagne de 1710, ce qui les mit en état de pousser jusqu'à Madrid =.

La garnison de Béthune se rendit enfin par capitulation, le 29 août, avec tous les honneurs de la guerre^. Elle le méritoit bien; tout le monde a con-

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