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44 MÉMOIRES [Août 1710]
d'infanterie, dont moitié grenadiers, avoit attaqué cl défait, le jour auparavant, deux mille hommes, tant infanterie que cavalerie, qui escortoient un convoi considérable de munitions de guerre, savoir : plusieurs pièces de canons et de mortiers, boulets, bombes, carcasses et grenades, et (juatorze cents milliers de poudre. Le tout étoit parti de Gand et destiné pour les armées des ennemis. L'action se passa près et visà-vis de Saint-Éloi-Vive^ sur le bord de la rivière de la Lys, entre Gonrtray et Deynze. Le comte d'Athlone, qui commandoit les troupes qui escortoient ce convoi, fut fait prisonnier de guerre, aussi bien que M. Quinket, sergent-major général*, une quarantaine d'officiers et environ six cerits hommes. Nos soldats y firent un butin considérable, et ils prirent quatre cents chevaux. M. de Ravignan, après avoir fait mettre le feu aux belandres sur les(|uelles étoient chargés les quatorze cents milliers de poudre, se retira à Ypres, d'où il étoit parti pour son expédition, sans être inquiété dans sa retraite^. Le bruit que l'éclat de la