Ci-dessus, p. 55 et
4. Surtout par crainte des troubles qui pourraient se produire en Allemagne pendant la vacance de l'Empire; l'électeur de Bavière cherchait en effet à en fomenter. Eugène ne partit qu'après le 15 juin : ci-après, p. 70.
[Mai-juin 1711] DU CHEVALIER DE QUINCY. 67
Le 25, le comte de Villars, frère du maréchal, qui commandoit dans Ypres, envoya M. d'Harling^ brigadier des armées du Roi, à la tête d'un gros détachement, pour faire sauter l'écluse d'Harlebeke, à une lieue au-dessous de Courtray. Cette écluse étoit protégée par une redoute et un moulin bien retranchés. Le 26, la redoute et le moulin furent emportés l'épée à la main, et ensuite M. d'Harling fit détruire le mouhn et la redoute, après avoir fait sauter l'écluse. 11 ne fut point inquiété dans son expédition, ni dans sa retraite 3.
Le dernier jour de mai, nos housards, ayant traversé le bourg d'Arleux, favorisés d'un grand brouillard, donnèrent sur quatre grandes gardes de cavalerie, qu'ils surprirent. Ils amenèrent plusieurs cavaliers et plusieurs chevaux à notre armée.
Nous étions des plus tranquilles dans notre camp, où le fourrage étoit bien rare. Nos chevaux souffroient beaucoup ; le regain qu'on leur donnoit leur causoit des maladies qui les faisoient mourir. Nous allions quelquefois à la comédie à Arras pour tâcher de nous dissiper.
M. de Saint-Frémond partit, le 12 juin, de notre armée, à la tête de dix-huit mille hommes^ tant