‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 74 sur 203 · Tome I, p. 67, et ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Tome I, p. 67, et ci-dessus, p

[Juillet 17HJ DU CHEVALIER DE QUINCY. 75

belle-mère ; car ces pauvres prisonniers n'avoient rien pour se cacher. Nous eûmes, danà cette attaque, environ une centaine de soldats tant tués que blessés, un capitaine de tué, le marquis du ThiH, brigadier des armées du Roi, et quelques autres officiers blessés.

Le maréchal de Montesquiou vint rejoindre ensuite notre armée, après avoir laissé huit cents hommes aux ordres d'un lieutenant-colonel dans ce poste, et six bataillons à PallueP, village en deçà du Genset, dépendant de la terre d'Oisy, pour être à portée de protéger Ghantereine. Ce même jour, notre armée avoit fait un mouvement pour marcher sur sa gauche, qui fut appuyée à Givenchy-le-Noble^, près de la source de la Ganche, et sa droite à Arras.

Le 26, sur les dix heures du matin, nous vîmes paroître une vingtaine d'escadrons, dont plusieurs housards : c'étoit milord Marlborough, accompagné de ses officiers généraux, qui venoit pour reconnoître notre position.

Ge général ayant rassemblé, le 1^"^ août, toutes les troupes qui composoient son armée, il décampa de Lillers et il marcha sur nous, en faisant courir le bruit que c'étoit pour nous attaquer. Ce mouvement de l'ennemi nous fît resserrer le front de notre armée*.

1. François-Edouard Jubert, marquis du Thil, commandait un régiment d'infanterie depuis 1704 et était brigadier du mois de novembre 1708. « Très brave homme, dit l'annotateur des Mémoires de Sourches (p. 160), mais qui étoit toujours blessé dans toutes les occasions. » Il mourut peu de jours après.

2. A deux kilomètres au sud d'Arleux, sur un bras de la Sensée.

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