Commune du canton d'Avesnes-le-Comte
4. Villars rappela même les corps séparés commandés par MM. de Magnac et de Coigny [Mémoires militaires, p. 416).
76 MÉMOIRES [Août 17i1]
Nous mimes notre droite à Montcnescourt. Ainsi, comme nous étions de la droite, notre bri^^ade se trouva occuper le même terrain que nous occupions la campajjne précédente. Nous n'y fûmes pas plus tôt arrivés, qu'on nous fit travailler sans relâche à perfectionner nos lignes : ce que nous fîmes jusqu'au 5, d'autant plus que le général ennemi faisoit toujours courir le bruit qu'il nous attaqueroit, et, pour le persuader davantage, il fit travailler pendant deux jours à faire des fascines, afin, disoit-il, de combler nos retranchements.
Le 4, il s'approcha si près de notre armée, que, ne doutant nullement que nous serions attaqués le lendemain, nous nous préparâmes tout de bon à le bien recevoir. Nous fumes sous les armes toute la nuit et le lendemain 5 jusqu'à dix heures du matin, que nous apprîmes enfin que l'armée ennemie avoit décampé précipitamment, la veille, à la retraite battue, et qu'elle avoit marché sans s'arrêter, afin de joindre M. de Gadogan' et M. Hompesch, à qui milord Marlborough avoit ordonné de passer le Censet à Arleux, celui-ci à la tête d'une partie de la garnison de Douay, et l'autre ayant sous ses ordres un gros détachement de l'armée des alliés^.
Il est à remarquer que, quatre jours auparavant, le maréchal de Villars avoit ordonné assez mal à propos au commandant du château de Ghantereine de l'abandonner, aussi bien que les redoutes élevées dans les