‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 84 sur 203 · Ou plutôt Esback, comme disent les Mémoires militaires · texte numérisé non relu

Ou plutôt Esback, comme disent les Mémoires militaires

3. Adrien, baron de Wassenaer, qui avait épousé une fille de Bentinck, comte de Portland.

4. Jean-François Joubert de la Bastide, marquis de Châteaumorand, avait levé en 1696 un régiment de cavalerie. Fait maréchal de camp en mars 1710, il devint lieutenant général en 1720 et mourut en 1729.

5. Gabriel-Jacques de Salignac, marquis de Fénelon, neveu de l'archevêque de Cambray, avait ce régiment depuis mars 1709. Il fut grièvement blessé à la jambe dans cette affaire et en resta estropié pour la vie (ci-après, p. 99).

96 MÉMOIRES [Août 1711]

qu'ils eussent la moindre nouvelle. La plus grande partie fut tuée, et le reste mis en fuite. M. le comte d'Aubi{j;ny^ brigadier des armées du Roi et colonel de Royal-infanterie^, avec le chevalier de Livry^, colonel de Nivernois*, devoit attaquer, à la tète d'un autre détachement, deux cents hommes qui gardoient un retranchement qui étoit le long de l'Escaut, vis-àvis oii étoit construit le pont d'Étrun, dès qu'ils entendroient tirer du côté d'Hordain : ce qu'ils firent. Pendant ces deux attaques, M. deCollande^, brigadier des armées du Roi et colonel du régiment des Vaisseaux, fit une fausse attaque, à la tète de son détachement, au village d'Iwuy^, dans lequel il y avoit six bataillons bien retranchés, afin de favoriser les autres^.

Aussitôt que M. d'Aubigny se fut rendu maître des retranchements d'Étrun, on travailla promptement à rétablir le pont que les ennemis avoient rompu.

Page 1