On la disait fondée par Pépin le Bref
2. Histoire militaire, p. 518-526; Mémoires militaires, p, 429- 437; Mémoires de Sourches, p. 180, 192 et 194; Journal de Dangeau, t. XIII, p. 468, 471, 475, 478 et 480; Gazette de France, p. 443, 444, 454-456 et 468; surtout les correspondances de la Gazette d'Amsterdam, n°^ lxviii-lxxv, avec les Extraordinaires.
3. Dans les pièces des Mémoires militaires (p. 667-670), il y a
94 MÉMOIRES [Août 1711]
Pendant le siège, le maréchal de Villars fleo circuit quœrens quein devoret) (il deux entreprises : la première réussit assez bien, et la seconde échoua. Si celle-ci avoit eu un succès favorable, il auroit non seulement obligé le duc de Mariborough de lever le siège de Bouchain, mais encore il auroit mis l'armée de ce grand capitaine dans une situation des plus critiques. Parlons d'abord de la première.
Attaque (THordainK — Le 31, le marquis de Soyecourt, notre colonel, me proposa d'aller souper ensemble chez M. de **', qui étoit logé à une demi-lieue de nous. Le souper fut très gai, et il auroit été poussé très loin, sans un officier-major du régiment qui vint, à onze heures, avertir M. de Soyecourt qu'il étoit commandé avec un gros détachement d'infanterie pour une expédition. Il ajouta que le maréchal de Villars étoit déjà à cheval, accompagné des officiers généraux. Cet avis nous fit quitter bien vite la table pour monter à cheval. Nous joignîmes le détachement, composé de trois mille grenadiers et de trois mille fusiliers, qui marchoient droit à Étrun.
En chemin faisant, nous apprîmes que le comte de Coigny avoit défait huit escadrons qui couvroient un fourrage que les ennemis faisoient du côté du Ques-
un rapport de M. de Kavignan, signé parles autres ofticiers de la garnison, sur le manquement à la parole donnée dont ils accusèrent les généraux ennemis. Les Mémoires de Sourches (t. XIII, p. 195-196) racontent sommairement l'incident, et la Gazette d' Amsterdam, n° lxxv, donne la version des alliés.
1. Commune du canton de Bouchain, à quatre kilomètres sud de cette place, sur la rive droite de l'Escaut.
[Août 17H] DU CHEVALIER DE QUINCY. 95
noy*; que le comte d'Herbac, lieutenant général 2, et le comte de Wassenaer, sergent-major général^, et beaucoup d'officiers particuliers avoient été faits prisonniers de guerre.
Aussitôt que le détachement fut arrivé près de l'Escaut, le maréchal de Villars fit fiaire plusieurs ponts de fascines appuyées sur des troncs d'arbres, sur lesquels il fit passer nos troupes. Le marquis de Ghàteaumorand, maréchal de camp% commandoit le tout. Lorsqu'il fut près du village d'Hordain, auprès duquel les alliés avoient quatre bataillons campés pour assurer la droite de leur armée, il envoya quinze cents hommes, tant grenadiers que fusiliers, aux ordres de MM. de Soyecourt et de Fénelon, celui-ci colonel du régiment de Bigorre^, pour les attaquer. Il fallut traverser auparavant ce gros village pour aller à eux. Cette marche se fit avec si peu de bruit, quoique beaucoup d'officiers généraux et particuliers y étoient logés, que MM. de Soyecourt et de Fénelon tombèrent sur les deux bataillons qui y étoient restés, les deux autres étant de tranchée devant Bouchain, auparavant
1. C'est le 31 août qu'eut lieu cette escarmouche : Mémoires militaires.