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G. A quelques kilomètres au sud de Bouchain, dans le canton de Cambray.
7. Sur l'attaque du poste d'Hordain, on peut voir V Histoire militaire, t. VI, p. 522-524, et les Mrmoircs niilituircs, p. 4.32- 433, avec la lettre de Villars au Koi, 1""' seitlt-mbre, p. 653-
[Août 17H] DU CHEVALIER DE QUINCY. 97
Aussitôt qu'il fut en état, on y fit repasser bien vite tous nos détachements. Il n'y avoit pas de temps à perdre ; car toute l'armée ennemie étoit en mouvement pour les couper et tomber dessus. Au premier coup de fusil, nous entendîmes battre leur générale et crier de tous côtés : « Aux armes ! Alerte ! »
J'avois suivi le marquis de *** et tous les jeunes seigneurs qui a voient soupe chez lui ^. Étant prèsd'Étrun, nous étions descendus de cheval et nous avions monté sur une levée, où nous avions trouvé plusieurs autres seigneurs, tous gens de la cour, excepté Je marquis de Mézières, lieutenant général des armées du Roi^, d'une valeur et d'une capacité distinguées^. Un silence régnoit de toutes parts; nous attendions avec impatience le moment de nos attaques. Ces petits Messieurs nous donnèrent bientôt occasion d'en rire beaucoup, M. de Mézières et moi. Dans l'attaque que fit M. d'Aubigny, les deux cents hommes ennemis ne firent qu'une seule décharge, dont quelques balles nous sifflèrent aux oreilles, ce qui fit disparoître comme un éclair nos petits-maîtres. Je restai seul sur la levée avec le marquis de Mézières, dont j'étois connu. En s'approchant de moi, il me dit : « Que dites-vous, chevaHer, « de nos seigneurs de la cour? Ils seroient mieux à « Versailles qu'à l'armée. Un jour, cependant, ils