‹ Mémoires du chevalier de Qunicy (volume 2)Chapitre 98 sur 203 · Gazette d'Amsterdam, n<» xlvi · texte numérisé non relu

Gazette d'Amsterdam, n<» xlvi

2. Notre chevalier lit mal VHistoire militaire (p. 47), qu'il a sous les yeux, et qui dit dix bataillons, et non deux, et en donne l'énumération. Ce chiffre est confirmé par les Mémoires militaires (p. 50), qui ajoutent que la garnison comprenait ainsi environ cinq raille hommes.

3. Charles d'Espalungue de la Badie avait été fait brigadier en 1694, quoique n'étant que lieutenant-colonel du régiment de Louvigny; maréchal de camp en 1702 et lieutenant général en 1704, il mourut en 1724, gouverneur de la citadelle de Lille. Il était d'une famille de Gascogne.

4. Jean-Jacques, chevalier de Damas, maréchal de camp depuis février 1711, avait servi en Italie, en Dauphiné et en Espagne, et n'était passé en Flandre qu'au commencement de la présente campagne; il parvint en 1720 au grade de lieutenant général.

5. Jacques de Lespinay, marquis de Marteville, entré au service comme simple cavalier en 1671, avait eu un régiment en' 1704, et était brigadier depuis 1709.

6. D'abord connu sous le nom de chevalier de Montandre, Pons-Auguste-Gaston de la Rochefoucauld avait pris le titre de comte de Jarnac en juillet 1709, à la suite de son mariage avec Anne-Marie-Louise Chabot. Il avait eu le régiment de Béarn en 1704, et mourut à trente-neuf ans, le 19 décembre 1714 brigadier depuis avril 1710. '

!i8 MÉMOIRES [Juin 1712]

étoit lieutenant de roi de la place, et M. de Saiiil-Marlin major; M. de la Coiiihe^ étoit pour le génie, M. de Rouby pour l'artillerie, et M. de la Fosse pour les mineurs^.

Irruption du comte de Growestein en France. — Le général de l'Empereur, voyant son armée en sûreté par les précautions qu'il avoit prises en retranchant les plus foibies endroits de son camp, fit partir le comte de Growestein^ à la tête de trois mille chevaux, pour faire une irruption dans la France. Ce détachement, sans s'arrêter pendant trois jours et trois nuits de marche, passa entre la Gapelle et Guise, traversa le pays de Laonnois, les diocèses de Reims et de Châlons. Ensuite, après avoir passé près de la ville de Sainte-Menehould, dont il brûla une partie, il traversa le Verdunois, la Lorraine, passa la Meuse à Saint- Mihiel et la Moselle à Pont-à-Mousson, et, de là, il parut devant Metz; et, après avoir fait piller plusieurs villages du pays Messin, il finit sa course en arrivant à Traërbach. Le maréchal de Villars, ayant appris la marche de ce détachement, fit partir sur-le-champ quatre mille chevaux et huit régiments de dragons, commandés par M. de Saint-Frémond et le comte de Goigny, pour aller après; mais la fatale étoile, qui n'avoit jamais quitté le premier dans toutes les com-

1. Jacques de la Omibe coniniandail en chef les ingénieurs de l'année de Flandre depuis 1704; il recul en 171<S le grade de maréchal de caïup.

2. Les assiégeants espéraient que la circoiivallation serait achevée en trois jours, et qu'on pourrait ouvrii" la tranchée le 12 juin.

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