Histoire militaire, t. III, p
4. Petit village sur la rive droite du Mincio, à un mille au nord de Mantoue.
5. A sept kilomètres nord de Mantoue; le palais avait été bâti vers 1480 par Frédéric de Gonzague.
6. René de FrouUay, comte de Tessé, lieutenant général depuis 1692, recevra le bâton de maréchal en 1703, la gran-
204 MÉMOIRES • [Mai 1702]
rendez-vous. M. de Tessé avoit commandé dans Mantoue pendant l'hiver et pendant le blocus. A l'approche de M. de Vendôme, les Impériaux abandonnèrent ce poste si précipitamment, qu'ils laissèrent beaucoup de munitions de bouche. Après que M. de Tessé eut rendu compte à notre général de l'état où se trouvoit la garnison de Mantoue, ils partirent ensemble pour se rendre dans cette ville. Toute la noblesse et toute la bourgeoisie vinrent au-devant de M. de Vendôme, qui fit son entrée, le soir, aux acclamations réitérées du peuple, qui crioit : « Vive le roi de France et M. de « Vendôme! » Toutes les rues étoient éclairées, les dames étoient aux fenêtres; elles avoient toutes un nœud de ruban blanc à leur tête^
Le lendemain 25, notre général fut rendre visite au duc de Mantoue. Ensuite, il alla examiner la place, et il se rendit à la porte Cerese et à celle de Pradelle, pour voir de dessus le rempart le camp du prince Eugène. Il pensa être tué d'un boulet de canon à la porte Pradelle ; les ennemis, par les ouvrages qu'ils avoient faits, tenoient ces deux portes bloquées.
Castiglione-delle-Stiviere pris. — Le lendemain de notre arrivée à Goito, qui étoit le 26, M. de Revel fut détaché, avec quatre pièces de canon et un détachement de l'armée, pour aller faire le siège de Castiglione-delle-Stiviere, qui est à deux lieues en deçà du
desse en 1704, la charge de général des galères en 1712, et mourra le 30 mai 1725. Il était chevalier d'honneur de la duchesse de Bourgogne, et l'on trouve, dans le recueil publié en 1888 par M. le comte de Rambuteau, les -lettres qu'il écrivit de Mantoue à cette princesse.