‹ Mémoires du chevalier de QunicyChapitre 121 sur 207 · Sur les gardes du corps des rois d'Espagne et sur leur · texte numérisé non relu

Sur les gardes du corps des rois d'Espagne et sur leur

[Juillet 1702] DU CHEVALIER DE QUINCY. 217

c'est la livrée de la maison d'Autriche. Ils avoient un coqueluchon^ de la même couleur qui leur pendoit sur leurs épaules. Ils étoient tous quatre petits, noirs et maigres, enfin de fort mauvaise mine, aussi bien que la plupart des grands d'Espagne et des seigneurs. L'après-midi, S. M. Catholique tira les hirondelles pendant deux heures; il ne manquoit pas un coup.

Le lendemain 15, après avoir passé en revue devant ce prince et avoir passé le Pô, nous fûmes camper à Castelvetro, à un mille de Crémone^. Je soupai chez M. le chevalier de Ver vaut ^, capitaine du régiment Royal-Roussillon-cavalerie*, mon ami, avec qui j'avois été mousquetaire. Nous étions aux ordres du marquis de Gréquy. Ce camp étoit composé de vingt-trois bataillons, de quarante escadrons et de quinze pièces de canon ^.

Le 16, notre armée fut camper à Soarza, situé sur la rivière de l'Arda^. Le 17, à Busseto"'', petit bourg le long du Longinario. Le 18, M. de Vendôme nous ayant joint, nous fûmes à San-Donnino^, autre bourg

habillement, voyez les Mémoires de Saint-Simon, t. IX, p. 214, note 3, X, p. 386, note 4, et XI, p. 323.

1. Capuchon de moine ou de pénitent. [Dictionnaire de Trévoux.)

Page 1