Un peu au nord de Tobolino ; le manuscrit porte : Resano
5. A une lieue environ ouest-sud-ouest de Vezzano. Notre auteur écrit : le village d'Arens.
310 MÉMOIRES [Sept. 1703]
de cinq cents paysans, furent obligés de mettre le feu aux maisons voisines : ce qui obligea nos François de se rendre après qu'ils eurent perdu la plus grande partie des leurs par le feu qui s'étoit communiqué à l'église.
Le 1®"" septembre, nous fûmes camper à Cadino, petit village à deux lieues et demie de la ville de Trente^ . Pour y aller, il faut passer Buso-di-Vela, qui est un chemin fort étroit entre deux montagnes^; il est très renommé et fort respecté des gens du pays. Voici la raison qu'ils en donnent : ils prétendent que le premier évéque de Trente^, étant vivement poursuivi par les Ariens, épuisé de fatigue et n'ayant plus de force pour monter la montagne du Vêla, après avoir fait sa prière à Dieu, sépara cette montagne en deux, et, s'étant fait par ce moyen un chemin, se rendit à Trente. L'on voit aux deux côtés de ce chemin les marques de ses doigts lorsqu'il fit ce miracle. Un jour de l'année, les paysans ne manquent pas d'aller vénérer et baiser lesdites marques. Il y a près de là une fontaine dont l'eau est délicieuse ; j'eus la curiosité d'en boire, je la trouvai excellente.
Dès que M. de Vendôme fut arrivé à Cadino, il envoya M. d'Imécourt pour occuper une petite montagne qui commande Trente en deçà et sur la rive droite de l'Adige, et pour faire sommer cette ville de