‹ Mémoires du chevalier de QunicyChapitre 196 sur 207 · Ci-après, p · texte numérisé non relu

Ci-après, p

356 MÉMOIRES [Mars 1704]

d'obéir à M. d'Espinay. Sa raison étoit que ce poste étoit un poste de plaine, quoique dans une cassine, et que, par conséquent, c' étoit à l'officier de cavalerie de commander. Je répondis à M. d'Espinay que, malgré son nouvel ordre, je n'obéirois pas. Il récrivit au comte d'Estaing, qui informa aussitôt M. de Vendôme de notre dispute. Ce prince, plus prudent que lui (car il ne s'en fallut rien que cette discussion ne devînt des plus sérieuses), ordonna que M. d'Espinay, qui devoit toujours rester dans cette cassine jusqu'au commencement de la campagne, commanderoit, mais qu'il n'y auroit plus qu'un lieutenant d'infanterie avec les cinquante soldats. M. d'Estaing avoit servi dans la cavalerie : c'est pourquoi il vouloit faire plaisir à M. d'Espinay, ce qui n'étoit pas juste, car, dès qu'un homme parvient au grade d'officier général, il doit être également et pour l'infanterie et pour la cavalerie.

Prise de Robbio. — Pendant que nous étions dans cette cassine, le comte d'Estaing prit Robbio, bourg près de la Sesia^, entouré de fossés pleins d'eau, difjSciles à saigner par rapport aux marais dont les environs sont remplis. La muraille, qui est de briques, épaisse de trois pieds, étoit bien réparée par des fascines.

A l'approche du comte d'Estaing, qui s' étoit mis en marche avec MM. de Goas et d'Estaires^, le 1 1 mars,

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