‹ Mémoires du chevalier de QunicyChapitre 89 sur 207 · Denis-Simon, marquis de Mauroy (1652-1742), était colo · texte numérisé non relu

Denis-Simon, marquis de Mauroy (1652-1742), était colo

164 MÉMOIRES [Sept. 1701]

des gens malheureux et qui sont bien à plaindre. En 1696, pendant le siège de Valence^ que faisoit M. de Catinat sous les ordres du duc de Savoie, qui avoit tourné casaque à l'Empereur et à ses alliés, ce maréchal avoit envoyé deux fois M. de Mauroy, à la tête d'un régiment de cavalerie, à la guerre du côté d'Alexandrie. Toutes les deux fois, son détachement fut ramené au camp bien plus vite qu'il en étoit parti. Cependant M. de Mauroy est connu pour un homme rempli de valeur, un officier qui est apphqué à son métier, et dont M. de Catinat faisoit beaucoup de cas; apparemment qu'il étoit malheureux.

Huy. — Deux jours après que nous eûmes appris cette triste nouvelle, nous fûmes, mon frère et moi, dîner à Huy ^, ville qui appartient à l'évéque de Liège. La Meuse y passe au milieu ; la rivière d'Huy, qui a donné son nom à la ville, vient s'y jeter. Il y a un château bâti par le cardinal de la Marck^, qui étoit alors évéque de Liège. Les évêques y font souvent leur résidence. Il y a une éghse collégiale, qui est fort belle ; les autres églises peuvent contenter les curieux. C'est dans cette ville qu'est le chef d'ordre de Sainte-Croix ^.

nel du régiment d'Humières depuis 1690 ; il sera nommé maréchal de camp en 1704, maréchal général des logis en 1708, et lieutenant général en 1718.

1. Valenza, dans l'arrondissement d'Alexandrie. Cette entreprise força les Impériaux à reconnaître la neutralité de l'Italie; et, aussitôt après, le siège fut levé, et Catinat repassa en France.

Page 1