‹ Mémoires du chevalier de QunicyChapitre 88 sur 207 · Au moins trois cents, selon Dangeau et Sourches · texte numérisé non relu

Au moins trois cents, selon Dangeau et Sourches

4. Sur l'Heure, affluent de la Sambre, dans la province de Namur. Le maréchal d'Humières y attaqua, le 25 août 1G89,

[Sept. 1701J DU CHEVALIER DE QUINCY. 163

ces deux combats, on attaqua des villes bien retranchées, soutenues par des armées, c'est-à-dire attaquer des armées par une pointe, faute la plus grande qu'un général puisse faire, aussi bien que d'entrer par une pointe dans le pays ennemi ou y prendre des quartiers; un général en sera toujours puni. Le sentiment de M. de Gatinat avoit été de faire une affaire générale, d'attaquer l'armée ennemie de tous côtés, et, certainement, si on avoit pris ce parti, on auroit remporté la victoire et chassé les Impériaux d'Italie. Cette attaque ne fit pas beaucoup d'honneur au maréchal de Villeroy ; elle lui fit perdre la confiance et de l'officier et du soldat. L'année suivante, allant en Italie joindre le régiment de Bourgogne, dans lequel on m'avoit nommé lieutenant d'une compagnie, comme il sera dit dans la suite*, je voyois écrits sur presque toutes les cheminées des hôtelleries d'Italie ces mots :

ou

A Ghiari, Villeroy, Gatinat en sait plus que toi;

Depuis qu'en Italie commande Villeroy, La rime est finie pour Mauroy^.

A l'égard de la rime touchant M. de Mauroy^, il y a

l'armée ennemie commandée par le prince de Waldeck et abritée derrière les murailles de la ville ; il fut repoussé avec perte. La comparaison fut faite en effet par tout le monde. (Saint-Simon, t. IX, p. 82.)

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