‹ Mémoires du chevalier de QunicyChapitre 96 sur 207 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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2. Nous le verrons plus tard obligé de vendre sa terre patrimoniale de Quincy.

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[Mars 1702] DU CHEVALIER DE QUINCY. 'IW

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Je partis de Paris le 1 5 mars 1 702, pour aller coucher à Corbeil, après avoir entendu la messe : c'étoit un dimanche. Le comte de Vernon^ ambassadeur du duc de Savoie, fit ce jour-là son entrée à Paris; Du Plessis vint me conduire jusqu'à Charenton, où nous dînâmes ensemble avec M. d'Arconville^, capitaine au régiment de Périgord^, qui alloit aussi en Italie rejoindre son régiment. C'étoit un gentilhomme de Beauce, de la R. P. R., un peu ratier* et un peu ivrogne. Il avoit dix mille livres de rente; aussi avoit-il un équipage de Jean de Paris ^. ^ .'Jiioj

Corbeil. — Corbeil est une petite ville à six lieues de Paris, dans le pays de Hurepoix, avec titre de comté. Cette ville avoit anciennement ses comtes particuliers, dont le dernier, qui étoit Hugues du Puiset,

1. Ce nom a été biffé dans le manuscrit. — Le comte de Vernon était en France depuis 1699, et il n'avait pas lieu de fair-e-^ son entrée le 15 mars 1702; mais il eut, la veille, c'est-àdire le 14 mars, une audience particulière du Roi.

2. N. de Brosset, seigneur d'Arconville, mort le 19 juillet 1742. [France protestante, 2^ édition, t. I, p. 334-335.)

3. Régiment levé en 1690 par la ville de Périgueux. Dangeau l'appelle à cette époque le dernier régiment de France (t. III, p. 257).

4. « Terme du discours familier, qui s'applique à un homme plein de caprices, de fantaisies. » (Dictionnaire de Trévoux.)

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