‹ Mémoires du Comte de Modène sur la revolution de Naples 1647Chapitre 8 sur 45 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Ceonaro Aanésè ayant été recoQDU dans la cité de Na pourchergénéraidu Peuple, publie son éleciion pai le royaume. — Misères que souffrent les Napolitain parti de la populace, et de celui des Espagnols. — Asi btée de la Consulte du Peuple sur le sujet des néces publiques , et de la forme du gouTerneiuenl.

A peine Gennaro Annésé eut été proclamé et i de loutes les ottines et de la Consulte du Peu pour chef et capitaine-général de la cité de Naj qu'il envoya des gens de sa cabale, nou-seuleu par tout le voisinage, mais encore par toute provinces du royaume, publier son électiou > les lieux qui s'étaient déclarés pour le Peupl< fit faire de très-expresses défenses à toutes sonnes de quelque qualité qu'elles pussent i de reconnaître autre chef ou d'obéir à autre lai, i peine de confiscation de tous leurs biei de la vie , ainsi qu'il était contenu plus amplei par les lettres-patentes et déclarations qu' publier , marquées de sa stampille ou cac auquel son nom était gravé (à cause qu'il ne s ni lire ni écrire) et scellées du sceau de sa : Telle nomination, qui était un P. (signiha Peuple) avec une couronne royale.

88 HISTOIRE Dt SOILÈVEMEKT

On ne saurait s'imaginer les cflels que ces déclarations firent dans toutes les provinces, où la disposition que les peuples avaient pour la révolte leur faisait approuver et embrasser toutes les choses qui la pouvaient maintenir, sans les considérer ni examiner. Quoiqu'ils sussent la condition et Tincapacité de Gennaro Annésé, et qu'ils remarquassent assez bien la différence qu'il y avait entre ce chef et le prince de Massa, son prédécesseur, ils ne laissaient pas d'avoir autant de respect pour sa personne et de déférence pour ses ordres, que si sa naissance et son mérite l'eussent élevé dans ce rang. Dès que son élection fut publiée, on vit venir de tous les lieux circonvoisins de Naples, et de toutes les autres provinces soulevées, des députés pour le reconnaître, et des officiers pour avoir de lui l'agrément et la confirmation des charges que les Peuples de leurs cités, villes et cazals, leur avaient données, soit pour la police , soit pour la milice; sasecrélairerie en était toujours toute pleine, et comme son secrétaire n'était pas fort habile dans celte sorte d'afluires, il y avait tant de confusion dans les expéditions qu'il faisait en faveur de ceux qui en demandaient pour commander et pour agir pour le service du Peuple dans les provinces , que bien souvent trois ou quatre personnes se trouvaient pourvues d'un môme office , ce qui causa des désordres en plusieurs lieux, où chacun, voulant faire sa charge , en était empêché par un porteur d'une patente semblable à la sienne ; de sorte que dans une ville

du parti du Peuple, cette mauvaise conduite eu causait quelquefois autant qu'il y avait de prétendans au commandement qu un seul y devait posséder. Si cette confusion retarda beaucoup le progrès des armes populaires, lavarîce de Gennaro Annésé et de son secrétaire , qui le gouvernait entièrement , ne fut pas moins ruineuse : car souvent après avoir expédié un oflBcier avec tous les ordres nécessaires pour sa fonction dans une province , un autre obtenait pour de l'argent une commission pareille , avec révocation de la précédente; ainsi des gens, qui se trouvaient moqués, employaient ensuite , pour la ruine du parti , tous les soins qu'ils eussent employés en sa faveur, sans cet étrange traitement.

Mais ces malheurs n'étaient pas si visibles , ni si pernicieux , que les misères que les Napolitains, de l'un et l'autre parti, souffraient pendant ces conjonctures : il y en avait de communes, et il y en avait de particulières; les communes, qui affligeaient également l'un et l'autre, étaient la cessation de toute sorte de commerce , lequel fait les plus grandes richesses de cette cité , dont tout le peuple ne subsiste que par le trafic et les manufactures qui la rendent considérable par tous les climats de l'Europe ; l'abandonnement de l'agriculture , dont ces tumultes suspendaient entièrement le travail, et le manquement des vivres, dont les soulevés et les royalistes fermaient réciproquement les passages, sans que celui qui en privait son ennemi , en profitât en son particulier.

Les misères des populaires étaient une division secrète entre tous les chefs, qui faisait que ce qui était approuvé de l'un était condamné de l'autre , et qui les empêchait d'agir de concert , dans ces affaires où la concorde et l'union causent le principal avantage ; mais la plus pressante de toutes, était le manquement d'argent, d'armes et des munitions nécessaires pour continuer la guerre; en effet, cet intérêt public, qui semblait être le principe de tant d'étranges mouvemens, y avait si peu de part, que de tant de deniers, et de riches meubles provenus du pillage de tant de palais que les populaires avaient saccagés dans la ville, le public ne s'en prévalut pas de la centième partie ; et encore que Gennaro Annésé eût quan« tité de vaisselle d'argent, de tableaux et d'autres meubles précieux ramassés dans divers endroits, et portés dans le Torrion des Carmes, dont il faisait sa citadelle , cet esprit avare prenant plus de plaisir à les tenir sous la clef, qu'à les employer utilement pour le service de son parti , sembla ne les conserver que pour les Espagnols, à qui il les livra tous en leur livrant le Torrion le jour qu'ils reprirent la ville.

Mais comme les choses dont on se peut le moins priver sont celles qui pressent le plus, et que l'on se peut passer de combattre, et non pas de manger tous les jours, les vivres venant à manquer d'heure en heure dans la cité, par les courses continuelles de la noblesse, qui, plus forte en cavalerie que le peuple , était maîtresse

de la campagne 5 la populace nécessiteuse (qui n'ayant pas de quoi faire des provisions, ne subsistait que du pain que les boulangers vendaient journellement dans leurs boutiques ou dans les marchés) murmurait en secret dans le commencement ^ et publiquement un peu après, à mesure que le pain diminuait de poids et de quantité , disant, ou plutôt criant hautement, qu'alors qu'elle avait pris les armes, c'était pour se parer des attaques des* Espagnols, et non pas de celles de la faim ; que la liberté lui serait plus funeste qu'avantageuse , s'il la lui fallait acquérir par les continuels travaux d'une famine générale ; que tous les chefs qui l'exhortaient à la souffrir patiemment, haranguaient bien à leur aise après s'être remplis des viandes dont leurs pilleries faisaient regorger leurs maisons; qu'ils veillaient plutôt pour leur intérêt que pour le bien public; que la mort du prince de Massa n'avait profité qu'à celui qui s'était saisi de son poste ; que l'on ne songeait qu'à brûler oiu à saccager des maisons, et non pas à ouvrir les passages des grains dont toutes les provinces circonvoisines abondaient; que si le parti n'était pas assez fort pour le pouvoir faire lui seul, il fallait, sans différer davantage, avoir recours à quelque puissance étrangère capable de le défendre contre les forces des Espagnols, et l'empêcher de périr par la faim ; que si l'on ne pouvait trouver un prompt remède pour ces maux ^ il valait mieux s'accommoder avec les ministres d'Espagne, que de se voir contraints

à mourir de faim, et que, pour toute conclusion, il fallait du pain ou la paix.

Ces murmures, autorisés secrètement par. la plupart des capitaines des ottines et des autres chefs populaires qui haïssaient Gennaro Annésé, l'inquiétaient extrêmement , dans la crainte qu'il avait qu'ils ne causassent quelque soulèvement de la populace à son préjudice. Comme cet esprit brutal, en aspirant à la dignité qu'il possédait, avait plutôt songé aux moyens *d'y arriver qu'à ceux de s'y maintenir, et qu'en considérant l'émînence de ce poste, il n'avait pas regardé la profondeur des précipices qui l'environnaient, il est certain que cette hauteur disproportionnée à sa naissance et à sa capacité, lui fit souvent tourner la tête au moment qu'il en avait le plus de besoin. En effet, au lieu d'agir fortement pour réunir tous les divers partis qui divisaient le général, et de travailler à ouvrir les passages des vivres , il se tenait perpétuellement enfermé dans son Torrion des Carmes, où tous ses soins tendaient plutôt à le mettre à couvert des insultes de ses ennemis que des attaques des Espagnols : toutefois, les murmures du Peuple, accompagnés de plusieurs menaces , le contraignirent enfin de songer un peu au public, et d'appeler la Consulte, laquelle avec lui composait le corps entier de la souveraineté. Cette assemblée , convoquée au Torrion des Carmes, et chacun des appelés s'y étant rendu ponctuellement, Gennaro Annésé dit en peu de mots, et avec assez de confusion, qu'il s'estimait

DE LA VILLE ET DU ROYAUME DE NAPLES. q7}

bien malheureux de ce que le Peuple criait généralement contre lui, et l'accusait des manque^ mens que le tems ou ceux qui faisaient sa charge avant lui avaient causés; qu'il ne tenait pas à ses soins que les choses n'allassent mieux ; qu'on ne pouvait avoir des vivres pour le besoin de la cité qu'en tâchant d'ouvrir les passages des provinces circonvoisines occupées par les ennemis; qu'il n'avait pas assez de forces pour un dessein de cette sorte, puisque les soldats qu'il avait suffisaient à peine à défendre tous les postes de la ville ; qu'il voyait bien qu'il fallait faire des levées pour ce sujet, mais qu'il n'avait point d'argent ni de moyens d'en recouvrer. A ces paroles il fut interrompu par quelques-uns des assemblés qui , n'ayant point eu de part aux pillages des palais qui avaient été saccagés, dirent avec beaucoup de chaleur, qu'ils étaient surpris de l'entendre parler ainsi, sachant fort bien que tant de meubles précieux, et tant d'argent qu'on avait pris dans les maisons des gabeleurs, devaient être encore en nature, qu'il les fallait tous ramasser et les retirer de chez ceux qui secrètement ou par force les avaient soustraits au public, à (piî seul ils appartenaient, puisqu'ils procédaient de son bien ; que les deniers qui proviendraient de ces choses seraient capables de lever et d'entretenir pour quelque tems de bonnes troupes qui pourraient être employées dans la ville et dans la campagne^ suivant le besoin que l'on en aurait.

Cy/^ RISTOIBE DU S0i;L£?£3f£NT

Ce discours ne causa pas peu de confusion dans «ne assemblée de gens dont la plupart étaient coQpables du crime qu on leur reprochait. Au lieu de délibérer et de conclure quelque chose. sur cette matière^ on en vint jusqu'aux reproches; chacun découvrant sur-le-champ ce que cachait ;$on compagnon, et peut-être que cette contestailion eût passé plus avant, et eût produit des tcflets violens et fâcheux, si Vincenzo . d'Andréa n'eût ramené tous ces esprits, en leur représentant qu'il serait dangereux pour tous , que ie Peuple, qui n'attendait son repos que de leur prudence, s'aperçût de leurs dissentîons, qu51 n'était pas tems de penser à des redditions de comptes, non plus qu'à des ventes de meubles, dont on aurait peine à trouver des acheteurs dans ces rencontres, où ceux qui avaient de l'argent n'avaient garde de le montrer; qu'il fallait songer au soulagement de la populace, qui voulait la paix ou du pain; que pour lui, qui n'avait pour but que le repos de sa patrie, il croyait bien que le plus prompt et le plus assuré moyen de l'établir serait la paix, si son principal fondement n'était cette foi si souvent violée par les Espagnols; que, puisque toutes les assurances et les cautions que \^ Prince peut donner à ses peuples ne consistent qu'en sa parole, qui doit être aussi bien gardée et sacrée que sa personne, il ne voyait plus de liaison à prendre avec des infidèles , qui , pour conlirmer leurs promesses, n'emploieraient que

DE LA TILLE ET DU ROTAUBfE DE NAPLES. gS

ces sermens qu'ils avaient enfreins tant de fois; que quelques suites que la guerre peut avoir, ses événemens les plus sinistres ne sauraient jamais causer tant de disgrâces ni de ruines, qu'une paix qui ne servirait que d'amorce pour surprendre et pour conduire un nombre infini d'in- Docens à la boucherie; qu'il fallait donc chercher du pain plutôt que rechercher la paix; que pour en trouver, il croyait que l'on devait faire deux choses : l'une, la perquisition de tous les grains dont les monastères de Naples, et toutes les maisons bourgeoises avaient fait leurs provisions dès le commencement des troubles, dont il faudrait prendre une partie pour les nécessités publiques qu'on doit toujours préférer aux particulières; et l'antre , l'union des forces de tous les Peuples soulevés dans l'étendue du royaume, surtout aux provinces voisines, en les conviant toutes d'agir pour l'ouverture des passages des grains dont elles abondaient, et qu'elles pourraient fournir à cette importante cité qui était leur mère commune; qu'afin d'obliger tous les Peuples de l'Etat à s'unir ensemble, et marcher d'un commun accord, il fallait donner une forme à leur nouveau gouvernement, et qu'il fallait songer aussi bien de quelle manière les peuples useraient de leur liberté , qu'aux moyens de la recouvrer ; qu'étant rebutés avec raison du gouvernement monarchique, il jugeait avec apparence que celui de la république leur serait plus avantageux; qu'en

donnant ce nom au soulèvement de l'Etat, tout le monde le maintiendrait avec d'autant plus de vigueur, que chacun pourrait espérer d'avoir part au gouvernement, et qu'à ce sujet, en attendant que l'on formât cette république , il en fallait prendre le titre.

A ces paroles toute l'assemblée s'écria d'une commune voix, que tous ses avis étaient justes, et que certainement le Peuple les approuverait avec joie. Alors le docteur Francesco de Patti voyant que Vincenzo d'Andréa ne disait plus rien , commença à parler et représenta à l'assemblée : qu'on ne pouvait rien ajouter à des avis si raisonnables, si ce n'est qu'il fallait prévoir que les Peuples ne pourraient de Ipng-tems réunir leurs forces pour se mettre à couvert de celles de leurs ennemis ; que si les cités qui s'étaient déclarées pour le parti étaient près les unes des autres , ou en état de se donner la main à toute heure , sans qu'on pût les en empêcher, elles pourraient mettre sur pied des troupes qui seraient capables d'ouvrir les passages des vivres , et de secourir la cité dans ces nécessités pressantes; mais que les villes populaires étant environnées de toutes parts des royalistes , on ne pouvait pas espérer qu'ejles se pussent réunir ni facilement ni si tôt à l'aspect de leurs ennemis qui les contraignaient de songer au dedans plutôt qu'au dehors ; qu'il jugeait que la république serait avantageuse au Peuple , mais qu'il ne pensait pas qii'on pût former ce

corps de tant de membres si éloignés les uns des autres , sans le secours et l'appui d'un Prince étranger, qui prenant la protection de la république naissante , lui fournît des forces capables de subvenir à sa faiblesse , et la soutînt jusqu'à ce qu'elle put agir toute seule ; qu'il ne voyait que deux puissances à qui l'on pût recourir, l'une prochaine, et l'autre éloignée, le Pape et le Roi Très-Chrétien ; que le secours de Sa Sainteté semblerait le plus convenable, le plus utile et le plus juste, tant à cause du voisinage et du rapport qu'il y a du gouvernement temporel de l'État ecclésiastique avec celui de la république , qu'à cause du droit que les Papes ont sur le royaume de Naples, dont ils sont seigneurs primitifs, et qui pourrait leur donner lieu d'en changer le gouvernement, et de l'ôter au roi d'Espagne, qui, ne l'ayant qu'en qualité de feudataire du Saint-Siège, est obligé, suivant ce titre, d'augmenter et d'améliorer ce fief, au lieu de le détruire par l'insatiable avarice de ses sanguinaires ministres; mais qu'il y avait des raisons qui lui faisaient appréhender que le Pape ne voulût pas accorder sa protection à un changement incertain qui attirerait sur ses bras l'aversion et la puissance de toute la maison d'Autriche ; que le dessein de Paul IV, et la mort de ses deux neveux, en lui montrant le précipice où ces infortunés tombèrent, l'obligerait à fuir les occasions de rompre avec une couronne de qui le poids, avec le tems, . 2. 7

pourrait accabler sa maison ; que de plus , chacun savait bien que son âge et son naturel étaient ennemis des tumultes, et ne cherchaient que le repos; que presque tous ses parens étaient Espagnols, et surtout le prince Ludovisio, ^ui semblait l'être encore plus que s'il était né dans Madrid, et qu'ainsi il ne jugeait pas qu'il voulut s'embarquer dans ce dessein; que quant à la protection du Roi Très-Chrétien, il croyait qu'on l'obtiendrait facilement, mais qu'il fallait coi»idérer que son bras, quoique très-puissant, était fort éloigné de ^'aples; que tout le secours qu'on pou^att attendre de cette couronne ne pouvait venir que par mer, où les Espagnols avaient plus de bâtimens qu'elle; que bien qu'elle les égalât ou les surpassât même en forces navales, ce secours arriverait souvent bien tard, ou périrait le long des côtes par la violence des vents, et par les soiidaioes bourasques qui y régnent depuis la Plaj»e Romaine jusques en Sicile; que, quand cela ne serait pas, il fallait craindre que la Francç ne vît de trop près un royaume sur lequel elle avait un si grand droit, et où les peuples avaient tant d'amour pour la maison d'Anjou; qu'il remettait à l'assemblée le jugement des accidens que l'incompatibilité des mœurs de cette nation avec les leurs pourrait produire : et qu'enfin sans vouloir conclure sur ce sujet, il la priait d'examiner ses raisons, pour se résoudre ensuite sur les choses qui concernaient l'état présent des affaires de sa patrie.

L assemblée, après avoir écouté fort paisiblement Vincenzo d'Andréa et le docteur Francesco dé Patti, fut long-tems à se déterminer sur les matières proposées. Parmi tant de têtes qui la composaient, chacun avait son opinion : toutefois, après avoir examiné toutes choses, il fut arrêté et conclu que l'on ne parlerait jamais de paix avec les Espagnols; qu'il valait beaucoup mieux périr par l'épée de leurs soldats que par celle de leurs bourreaux : que pour empêcher que le peuple ne criât touchant la disette des vivres, on visiterait tous les greniers particuliers tant des couvens que des bourgeois, et qu'on prendrait une partie des grains qu'on y rencontrerait pour le soulagement du Peuple : que la province de Saleme en ayant eu une abondance considérable cette année, Polito Pastina serait prié de se mettre en campagne pour ouvrir quelques passages, et rendre libre le commerce de Naples avec son pays : que tout le parti populaire prendrait le nom de république en attendant l'occasion et les moyens de lui donner la forme que l'on jugerait la plus avantageuse de toutes celles qu'on voit en ce genre d'Etat; qu'on enverrait des députés à tous les Princes de l'Europe, pour les informer des motifs de son juste soulèvement, et pour implorer leur faveur et leur aide contre l'effort d'une puissante monarchie qui devait faire ombrage à tous : qu'il faudrait négocier secrètement avec le Pape, pour voir le penchant de

lOO HISTOIRE DU SOULÈVEMENT

soQ cœur, et si l'Intérêt da Saint-Siège ou de sa maison, le pourrait convier à prendre parti : qu'enfin si l'on ne pouvait rien obtenir de Sa Sainteté, on traiterait à Rome avec les ministres de France, pour ménager l'assistance de cette couronne, et pour obtenir un secours qui fût capable de défendre , et non pas d'envahir l'Etat»

DE LA YILLE ET DC ROYAUHE DE NAPLES. lOl

Page 1