AD LECTEUR
n'ccliappa qu'avec peine, et passa en Angleterre. C^est dans cette fuite précipitée qu'elle traversa, dit-on, la Somme à la nage pour gagner Calais. Partout elle portait le feu de la guerre contre la France, et fesait naître Tamour dans le cœur de tous les princes auprès desquels elle allait chercher un asile. £lle revint à la Cour en 164^2, après la mort du cardinal de Richelieu, et y revint avec le même esprit qui l'en avait si souvent fait éloigner. Aussi Louis XIII, lorsqu'il rappela les exilés, étant au lit de la mort, ne lui fit pas gruce comme aux autres; il la désigna même , dans sa déclaration de la régence , comme une personne dangereuse, de laquelle on ne devait jamais permettre le retour. £n effet, son caractère intrigant se déploya plus que jamais sous la régence, dans les troubles de la Fronde, et lui attira la haine du cardinal Mazarin, qui la fit exiler plusieurs fois. Mais en i665, tems auquel le comte de Modène lui parle ici % elle s'était renfermée dans les soins de l'éducation de ses nombreux petits-enfans, à l'aîné desquels, n'ayant pas eu de postérité du second lit, elle transmit le duché de Chevreuse. Sa carrière se prolongea jusqu'à l'âge de soixante et dix-neuf ans. Elle était veuve de son second mari depuis le 24 janvier 1657, et mourut le i3 août 167g.
* La première Edition du premier volume a uni d*élre imprimée le 6 novcmbvc i(3G5.
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