scène
Manuscrits sans date.
44. jignello délia Porta : causa di stravaganze net tumulto di Napoll , 4 volumes manuscrits.
45. Cartiso : Istoria del tumulto di Napolï , manuscrit in-folio 9 (i).
46. Francesco ÇapecelatrOy patrice napolitain, né a Nevano, fief de sa maison, peu éloigné de Naples, vers Tan 1696 , fut mestre-de-camp sous le règne de Philippe rV , qui lui donna l'habit des chevaliers de Saint-
Jacques, et le titre de marquis de Lucito. Soria, (2)
(0 Gianiniani, p. 166.
W P. iSg.
rapporte les titres de plusieurs ouvrages de loi 9 imprîprimés et manuscrits, en vers et en prose; mais il ne fait pas mention de celui-ci qui appartient à notre sujet : Diario dé tumulû del popolo Napoletano contro de* ministri del rcy e deïla nobUlà^ 3 volumes manus* crits in-folio (i)«
47. Gio : Batista Piacenle : Istoria del tumulto di Napoli, 2 volumes in-folio manuscrits.
48. Giuseppe Campanile: Istoria del twnûlto di Napoli^ manuscrit in-folio.
49. Govemo del conte di Ognatte j manuscrit in-4^; dont l'auteur ne se nomme point.
50. Einuccio Gentile da Scio : rivoluzione di Napoli 9 manuscrit in-folio. L'auteur promet de n'écrire que la vérité, et il parait avoir rempli son engagement.
5i. GianO'Enicio Eritreo, dans sa Piuacotheca virorum illustriian.
52* Bemardo Ricca, dans ses journaux de Naples, de 1529 à i663, manuscrits.
53. NeapoUs liberata y sive discursus furidicus politi' eus adversùs Juliuni Genuinum populi Prœlatum : ejus asseclas 9 complices et fautores super sedilionibus et tumultibus ab eis Nèapoli commotis , manuscrit.
54. Relazione dé tumulli occorsinella città di Saler-» no dalii 9 del mese di tugUo 1647 P^^ 8^^ ^^ apnle 1648, manuscrit.
55. Altra relazione degli danni ed incendi seguili dalla soilevazione del popolo délia città di Salemo , e suoi casali , manuscrit.
56. Tractatus de republicà Neapolitanâ et Salernitanâ, manuscrit.
(1) Giusllniaiii, p. 16G.
SUR LA RÉVOLUTION DE NAPLKS. lo3
57« Dépêches et lettres de François Daval, marquis de Fontenay-Mareuil ( mort en li.. ) , écrites depuis le 27 janvier i63o jusqu'au 28 janvier 1649 , manuscrit in-folio (i).
58. Manuscrit in-folio composé de pièces originales en italien et enfrançais, recueillies par les seins de M. le comte Amédée de Pastoret, dans les sources tes pitis authentiques. Il m'a permis de faire usage ici de quefques-unes de ces pièces qui feront sentir toute l'importance de cette collection.
N*^ 1 . Lettre au duc de Guise.
Aujourd'hui un juillet 1647, (2) le Roi ( Louis XIV), étant à Amiens et voulant gratifier et favorablement traiter le sieur Crescentini Fieschi , sur la confiance qu'il prend en la fidélité et afieciion qu'il a pour le service de cette couronne» Sa Majesté très-Chrétienne l'a choisi , ordonné et établi pour être et servir comme surintendant et administrateur général des biens y rentes , revenus ^ droits , fruits et autres choses généralement quelconques dépendant de la principauté dePiombino et de l'île d'fTlbe (3) , afin qu'ils ne dépérissent , et d'eu rendre bon et fidèle compte à qui il appartiendra : mande et ordonne sadite Majesté aux gouverneurs et offî-
(1) Bibliothèque historique de France, par Lelong. Paris, 1771, III, ici; Tauteur fait écrire Fonlenay-Mareuil en 1649^ après FaToir fait mourir en 1647*
(a) Le Koi arait couché le 16 mai à Amiens, d'où il fut coucher à Abbeville le 217 juillet. (Itinéraire des Rois de France, p. i3i.)
(3) L'Ile d'Elbe et Piombino aTaient été pris en 1646 , par une flotte française. (Mémoires du comte Orloff , 1I> 91»}
lo4 LETTRB AU DUC DE GUISE.'
ciers des liens près de ce ( le mot est <:acké par la page suivante ), de faire reconnaître ledit sieur Fieschi» «n ladite qualité de sur-intendant et administrateur général , en sorte qu'il eu fasse les fonctions sans aucun empéchement. Pour témoignage de quoi sadite Majesté m'a commandé de lui expédier le présent breret, qu'elle a voulu signer de sa main. ( // îiy a pas de signature royale 5 maïs le bas de la page est déchiré.)
N^ 2. Continuation de relation avec instruction jointe à la lettre de M. de Fontenay^ du 3 août
(Naples. )
Depuis la relation que j'ai envoyée le 12 juillet de ce qui s'était passé a Naples , les troubles y ont toujours augmenté 3 car encof e que le vice-roi , par l'abolition de toutes les gabelles et par la concession de quelques nouveaux privilèges , ait pensé apaiser le peuple et le regagner , si est que cela ne lui a pas réussi ^ car il est demeuré dans les mêmes méfiances , se tenant toujours armé ; il s'est encore fortifié par tous les quar— liens de la ville, où il a mis quantité de canons^ ayant ensuite pillé et brûlé les maisons de tous les partisans y et de plus de 3oo personnes presque' toutes de la noblesse : à quoi le vice-roi ne pouvant remédier > ayant perdu toute son autorité , il laisse faire au peuple tout ce qu'il veut, et sort rarement du château neuf.
(i) n semble qae cette lettre est adressée par M. de FonteDay, ambassadeur de Fraiice à Rome, k' M* Fiescbi , administrateur général à Piombino.
fiSLATION DU 3 AOUT iG^'J. lo5
Le vioe-roi de Sicile n'est pas mieux obéi; car le peuple de ^Païenne , ne se contentant pas de s'être fait décharger de toutes sortes d'imposi tiens ^ demande a cette heure qu'on lui laisse la garde de la ville, et qa'on en Êisse sortir tous les Espagnols*
Toutes les autres villes de ces deux royaumes ^ excepte Messine, ont suivi lexemple des capitales , et s étant soulevées ^ se sont aussi fait décharger de toutes sortes d'impositions. La Calabre et la Fouille sont tout en armes.
J'envoyai, aussitôt que j'eus avis de ce qui se passait, diverses personnes, tant à Palerme qu'à Naples , pour <;onvier ces peuples d'achever ce qu'ils avaient si bien commencé, et se mettre en liberté, les assurant des bonnes intentions de Leurs Majestés, et que l'armée navale serait bientôt ici pour les secourir de tout ce dont ils avaient besoin.
Ceux de Naples ont aussi envoyé deux hommes en cette ville ^ qui m'ont assuré qu'ils étaient résolus de chasser les Espagnols et de se donner au Roi , pourvu qu'il voulût promettre de les maintenir dans leurs privilèges , demandant instamment que l'armée navale vînt le plus tôt qu'il se pourrait ; k quoi j'ai fait les réponses que je devais, et j'attends de leurs nouvelles : de sorte que l'armée ne pourra jamais venir plus à pro* pos, tous ces peuples témoignant de ne désirer autre chose ; et il est certain que , sans cela , tous les manqueinens qu'ils pourraient faire à l'avance contre eux-mêmes eussent toujours été attribués par eux et par tout le mondé à ce qu'ils n'auraient pas été secourus k tems ^ faute de quoi ils auraient été contraints de plier et de s'accommoder avec les Espagnols : ce qui fait que tous les serviteurs que le Roi a ici , concourent à un même
lo6 RELATION DU 3 AOUT l647-
sens y et jugent qu'il est très-important* que Fou ne perde point de tems , et que Tarmée s'avance et se présente le plus tàt qu'elle pourra a la vue de Naples*
Cela s'acconçimode aussi fort bien avec le peu de provisions que l'on a encore, que nous ne doutons nullement qu'il n'y soit remédié promtement du côté de la Cour y tant à cause des lettres que M. l'archevêque d'Aix (i) et moi avons déjà écrites, que de celles que nous écrivons maintenant par un exprès.
Et parce que ceux qui ont parlé de la part de ces peuples , ont toujours demandé qu'il fût envoyé des gens pour mettre pied k terre , s'il en était besoin , le Roi a choisi M. d'Estrades (2) pour cela ^ et a voulu qu'il lui fut mandé que laissant les deux places de Portolongone et Piombino suiEsamment garnies, il s'embarquât avec ce qu'il aurait de reste*
S. M. a aussi commandé que la cavalerie demeurât où ledit sieur d'Estrades jugerait le plus a propos 9 en attendant de savoir si on en aurait besoin , auquel cas je demanderais au Pape la permission du passage , ei toutes autres choses nécessaires*
Le Roi veut que M. d'Estrades soit considéré dans son armée comme une personne en qui S. M. a une entière confiance , tant pour son expérience et sa fidélité , que parce qu'il commande à toutes les troupes qu'elle a en Toscane.
(1) C'éuit Michel Masarin , frère du cardinal. Il prit possession de rarcheyêchë d'Aix le 3o octobre i645, et retourna peu de Unis après en Italie > où il fut fait cardinal. Il était alors à Rome, et avait quarante ans. (Hist. deProTence, Paris, 1777, I, aoi.)
(a) Godefroi, comte d'Estrades, né en 1607, fut nommé maréch»!de-camp en 1647. (^iogr. univ., XIII, 4^4 > A'^* ^^s^^^^^es.)
BELATION DU 3 AOUT l6^'J. I07
Quand Tannée sera à la vue de Naplès, si le vice-roi et le cardinal Filomarino qui en est archevêque , gagnaient tant sur l'esprit des peuples qu'ils les empêchassent de se déclarer y ce que l'on ne doit pas attendre, il semblerait nécessaire de faire savoir à ceux qui commandent à Naples et h tout le peuple aussi ^ soit par un trompette ou autrement, comme il sera trouvé plus expédient^ que l'armée n'est pas venue en ces côtes pour faire la guerre ni profiter d'aucune chose, mais au contraire pour les aider k se mettre en liberté ^ maintenir leurs privilèges , et chasser les Espagnols qui les oppriment depuis si long-tems, sans que le Roi ait été porté à l'envoyer par aucun autre intérêt*
L'on juge qu'il serait aussi bien a propos de leur représenter qu'ils ne doivent pas se laisser persuader aux promesses du vice-roi , duquel , dans la rencontre présente, ils obtiendront toutes choses ; mais qui ne leur seront pas plus observées que du tems de Charles V (i) , lequel fit mourir plusieurs des principaux de la ville, après leur avoir pardonné ;
Qu'ils ne doivent point laisser perdre une si belle occasion dans laquelle ils ont une armée à leur porte , assez forte pour leur aider à chasser les Espagnols, et les établir dans l'État qu'ils voudront prendre, tant à cause du grand nombre de vaisseaux et de galères qu'il y a , que des gens qu'on pourra mettre a terre *,
Que les Espagnols qui connaîtront cela , et qu'une telle armée ne pourrait pas souvent revenir, et princi-
MMifc
(i) Philibert de Chàlons, prince d^Orange , nomme gonvemeur da royaume de Naples par l'empereur Charles-Quint, fit condamnera mort an grand nombre de barons, après le retour de la l>aix. (Voyez les Mémoires du comte Orlof!. Paris , iH^S , II , &5.)
lo8 RELATION DU 3 AOUT 164;.
paiement k cette heure que Thi ver approche, on ne travaillerait à autre chose qu'à les empêcher de prendre maintenant une bonne résolution et à les persuader de demeurer en l'ëtat qu ils sont, pour rendre le voyage de Tarmëe inutile , et les décréditer.
S'assurant bien qu'après cela leur armée navale viendra, et qu'ils les mettront bien aisément à une pire condition que celle où ils étaient par le passé, n*y ayant plus de milieu pour eux entre une entière liberté que les Français leur ofirent, ou une servitude horrible qui leur sera imposée par les Espagnols*
J'ai cru devoir mander toutes ces particularités, parce qu'ayant écrit en ce même sens, il a semblé nécessaire que vous en fussiez averti , afin quMl ne se trouvât point de diversité. Tout le monde espère que si Ton peut seulement obliger ceux qui gouvernent à écouter, la chose réussira heureusement, le commun peuple ayant une telle disposition au changement , qu'ils disent publiquement que si les Français venaient , ils ne mettraient point de balles dans leurs mousquets ni dans leurs canons.
Pendant que l'armée sera à la vue de Naples , il semble qu'il faudra aussi essayer de faire savoir en Sicile
et en Calabre comme elle est arrivée, et les desseins
que l'on a, attirant tous les gens du pays que l'on pourra, en leur donnant même de Targent, étant certain qu'illes faut ménager, parce qu'en quelques endroits de la Fouille , ils y sont venus à de plus grandes extrémités contre les Espagnols, qu'à Naples même.
Que si toutes ces choses-là ne réussissent pas, ce que Dieu ne veuille, quelques-uns seraient d'avis que l'on essayât de prendre quelques postes plus ou moins éloignés de Naples ; selon que la commodité du lieu ou la
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facilité de se fortifier le permettrait , pour donner chalear k ceax qoi voudraient faire des nonyeaatés ; car ce peuple et la noblesse étant irréconciliables^ et les Es* pagnols ne pouvant contenter tous les deux partis y on pourra sans doute espérer d*en avoir de son côté, et de porter la guerre par ce moyen-là dans le royaume , afin de le rendre, au moins pour un tems , inutile aux Espagnols.
Que si cela manquait encore , et que les liens dont on se pourrait saisir , ne se pussent pas aisément maintenir; on croit que si M. d'Estrades, avec les mille hommes du régiment de Languedoc , qui viendront bientôt de Provence » jugeait avoir assez de forces pour faire entreprise de Porto Ercole (i) , ce serait une chose trèsutile, et qui semblerait, à cette heure moins difficile qu'en aucune autre saison , cette place ne pouvant être aujourd'hui secourue d'aucun endroit, et tous les avis que nous avons assurant que la garnison y est trèsfiiible.
L'on estimerait ce dessein plus avantageux que tout antre qu'on pût proposer, pour les raisons susdites; mais encore attendu que^s'est celui de tous qui éloignerait le moins de Naples où il faut , et toujours, tendre , et avoir son but principal , comme le coup mortel des Espagnols : ce qui ne se fait pas dans un tems , se pouvant faire dans un autre; car les défiances qui sont aujourd'hui il Naples , ayant toujours été en augmentant depuis le commencement de la révolte, si elles ne sont pas encore à leur période, il ne serait pas impossible qu'elles n'y fussent bientôt après*
(1} Pcitite Tille de Toscane, à une lieue au sud d'Orbhello. H y a un bon château et un port presque rempli, défendu par deux forts.