ETC. ETC. ETC
OTUceur
oe^ c^
^o^7Zûe,
^u/'Uer
c^^^te h<oeàcefn.e edi/wn e/e ce/
au^ra^ àoi^ ^oére nom, c 'ea/ f<endv n^
ty^i
07hiC€Cf^
^o?née.
Officier de TLIniveisite de France.
INTRODUCTIOij/-^\-"
Les Mémoires dont nous publions ujae troisième édition sont du plus haut intérêt : Fauteur y met en lumière les causes du souhîvement populaire qui attaqua , dans Naples , la puissance espagnole , et fonda momentanément une république sur une monarchie chancelante , que ne soutenait plus le génie de Charles-Quint. L ecrivain , témoin de la révolte des lazares (ît de la sanglante tragédie qui en fut la suite , décrit cette crise politique depuis sa naissance jusqu'au moment où le duc de Guise, à la tête des factieux, pressé de toutes parts , fut obligé d'abandonner , sa chevaleresque entreprise , et de se rendre au ^ yamqueur. C'était bien moins sans doute pour
assurer rindépendance d'une populace insurgée que le prince français lui prétait son bras , cùft pour servir sa propre ambition. Il ne tenta d'établir une liberté sans frein , que pour la comprimer ensuite par un despotisme sans bornes. Il ne pouvait pas ignorer qu'à Naples , comme dans tous les états vieillis dans les maximes du trône , une république est moins un gouvernement qu'un ancan , qu'un bazar, où tout le monde se vend et s'achète-
L'insurrection napolitaine dont le duc de Guise dirigea tous les mouvemens, présente le tableau d'une révolution inouïe dans les fastes du monde. La fortune et la valeur semblaient en avoir dressé le plan ; mais celui qui veille à la stabilité des empires ne permit pas que la prudence présidât à son exécution.Tousleschefs populaires de la ville et des provinces périrent, parce que, aveugles et emportés dans leurs fureurs, et plus ambitieux encore dans leurs dessein^ils ne purent avoir un but fixe et commun. Sous prétexte de se venger de l'avarice et de la cruauté des Espagnols, la plupart des rebelles n'eurent pour objet que le mas-
sacre et le pillage, et au lieu de songer à la réforme de l'État, ne pensèrent qu'à profiter du présent, calomniant le passé, et laissant au hasard le soin et la conduite de l'avenir. L'écrivain lui-même, dont nous reproduisons l'ouvrage, que suivit constamment la victoire, qui se mon-' tra plus grand encore dans les revers que dans les succès, s'abandonna souvent à une imprudente confiance, et le duc de Guise dut se convamcre que si le génie révolutionnaire peut un instant troubler la terre, il ne la soumet pas.
L'histoire de la révolution de Naples , de 1647, fut imprimée pour la première fois à Paris en 1666 et 1667. Nous la devons au comte de Modène, un des principaux acteurs dans cette lutte terrible entre le peuple et le trône, entre les sujets et le monarque. Le style en est vif et énergique; ces Mémoires sont rédigés avec méthode et écrits avec assez de pureté pour un homme de guerre qui avait passé la plus grande partie de sa vie dans la province ou dans les pays étrangers.
Esprit de Raimond de Moirmoiron , comte de
'Hgk
Modènc, né à Sarrians le 19 novembre iGu8, après avoir été élevé page de Monsieur, frère du roi Louis Xlll , dont il fut dans la suite un chambellan , suivit la fortune de Henri de Lorraine , duc de Guise, avec lequel il passa dans le royaume de Naples le i5 novembre 1647. Le peuple napolitain , épuisé par les impôts excessifs dont l'avait surchargé , depuis quelques années , l'insatiable avarice des vice-rois espagnols, songeait sérieusement à secouer le joug de la maison d'Autriche. Ce furent presque toujours d'atroces abus qui firent alternativement détester l'ombre de la démocratie, les prétentions oligarchiques etle pouvoir absolu, par ceux qui en craignaient la tyrannie. L'oppresseur appelle presque toujours l'oppression , et les vexations sont toujours plus fatales à ceux qui les exercent qu'à ceux qui les
éprouvent.
Pendant que les élémens de l'insurrection fermentaient à Naples dans tous les esprits , le vice-roi , Rodrigue Pons de Léon , duc d' Areos , imposa de nouveaux droits sur les fruits qu'on apportait au marché. Un misérable revendeur