‹ Mémoires du comte de Modéne sur la révolution de Naples de 1647 [microform]Chapitre 51 sur 100 · III. Désordres procédés de l'élofgnement de ses Rois · texte numérisé non relu

III. Désordres procédés de l'élofgnement de ses Rois

— Manquemens du Conseil d'Espagne. — L'avarice des Vice - Rois et des autres ministres cause les désordres de ce Royaume. — Divisions des maisons

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d'Anjoti et d'Aragon subsistant encore. — Avantage que les Espagnols en ont su tirer. — Artifices qu'ils ont employés pour ce sujet. — Cinq sièges de îa noblesse de Naples, et conduite des Vice-Rois pour se les acquérir, aussi bien qu<î la Place du Peuple. 24

IV. Grandes richesses que les ministres espagnols ont exigées et emportées de ce Royaume. — Étranges misères où leurs concussions ont réduit les Peuples.

— Soulèvement causé par Thomas Aniello d'Amalfl,

dit vulgairement Masanielle. Sa

V. Origine de la première sédition des Napolitains. — Singulière dévotion du Peuple à Notre-Dame-des- Carmes. — Raisons qui semblaient obliger les Espagnols à prévoir ce grand orage. — Assemblée des petits enfans appelés depuis Lazares. — Soulèvement causé par la gabelle imposée sur les fruits.

— Consternation et irrésolution du Vice-Roi dans les commencemens de l'émeute. — Tragiques effets qu'elle produit. 4*

VI. Débordemens de la fureur populaire, qui commence par le brûlement des palais de ceux qui avaient part dans les gabelles. — Dispositions ù une révolte générale, si la noblesse de la ville de Naples 5e fût jointe avec le Peuple. — Motifs qui empêchèrent cette union. — Conseil tenu entre les ministres d'Espagne touchant cette Révolution, et les remèdes choisis pour ce sujet. 5i

VII. Conférence secrète du duc d'Arcos avec le duc de Matalone , prisonnier dans le Château Neuf. — Adresse dont il se servit pour l'engager dans une négociation, laquelle fut le salut des Espagnols. — Qualités du duc de Matalone, et tragique succès

de ses conférences avec les soulevés. 61

VIII. Suites de la sédition et des secrètes négociations que le Vice-Roi fait avec la populace soulevée, par

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l'entremise de la noblesse et du cardinal Filçmarino. — Tragique mort du prince don Pèpé Caraffa.

IX. Réflexion du duc d'Arcos sur la mort de don Pèpp Caraffa. — Ordres de Masanielle pour la sûreté de sa personne, et pour contraindre les ministres espagnols à faire la paix. — Capitulations accordées entre le Vice-Roi et les chefs du Peuple.— Masanielle va conférer avec le duc d'Arcos sur ce !»ujet.

X. Cavalcade de Masanielle. — Solennités et réjouissances publiques pour la paix. — Extravagances de Masanielle, qui devint fol incontinent après l'accord fait, et furieux un peu après. — Conspiration contre sa vie. — Mort tragique de ce chef souverain de Naples. — Inconstance de la populace.

XI. Réflexions sur le soulèvement causé par Masanielle, et différens jugemens qu'on peut faire sur ce sujet.

— Nouvelles séditions survenues après sa mort, qui, bien loin d'appaiser les troubles, semble en produire de plus grands. — Soupçons continuels du peuple de la mauvaise foi des ministres d'Espagne. — Nouvelle confirmation des articles de la paix, et explication de ceux qui pouvaient être mal interprétés.

XII. Exécution de dom André Paoluccio, théatln. — Nouveaux troubles procédés du président Génuino et de l'élu Arpaja. — Election du prince de Massa, pour capitaine-général du Peuple.— Difficultés que fait ce Prince d'accepter cette charge, et la manière dont il agit.

XIII. Arrivée de l'armée navale d'Espagne, commandée par don Juan d'Autriche. — Extrême joie que tout le Peuple en témoigna. — Moyens que ce jeune prince avait de s'acquérir le cœur des Napolitains.

— Artifices dont les ministres espagnols se ser-

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virent pour le rendre suspect et enfin odieux au Peuple.

XIV. Résolution du Vice-Roi et des autres ministres de surprendre le peuple, et de se venger des affronts passés. — Attaque générale faite au même temps par les Espagnols, tant par mer que par terre. — Merveilleuse défense du Peuple, qui, dans sa surprise, ne laissa pas de repousser les Espagnols, et de se retrancher contre eux.

XV. Suite des progrès des armes populaires, tant dans la ville, que dans son voisinage. — Artifices des Espagnols pour tacher à renouer un accommodement. — Résolution du Peuple à n'en vouloir plus entendre parler. — Conduite du prince de Massa. — Soupçons qu'il donne à tout le peuple de l'intelligence qu'il a avec les Espagnols. — Ses ordres pour tâcher de dissiper tous ces ombrages.

XVI. Vaines tentatives des Espagnols. — Sentimens de Marc Antoine Brancaccio, nouveau mestre - decamp général du Peuple, touchant le soulèvement des Napolitains. — Le Peuple publie un manifeste pour la justification de ses armes, et l'envoie par toute la Chrétienté. — Nouvelles propositions des Espagnols pour la paix. — Leur peu d'effet, procédant du peu de sincérité des Espagnols.

XVII. Le manifeste du Peuple est envoyé de tous côtés. — Nouveaux progrès des armes populaires. — Entreprise de la mine faite par le peuple. — Mauvais effet qu'elle produit, et qui cause la mort tragique du prince de Massa. — Réflexion sur la

conduite de cet infortuné Prince.

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