LSTIflE DE M. SE tUYSIEUX
Hieder'AltalcIi, 29 jain i;
La paix du roi de Prusse, dont nous ignorons jusqu'aux moim conditions, n'a pas répandu d'allégresse ni de confiance dans notltc petite armée; c'est un événement bien triste, peu surprenant néanmoins, et dont il est aisé de sentir tous les inconvénients qui peuvent en résulter, sans qu'il soit nécessaire de les détailler. Le plus grand sans doute est la séparation des armées du Roi, qui ne se rejoindront que très-difficilement et peut-être point du tout, si M. le prince Charles veut en empêcher la réunion. 11 est inutile au reste de philosopher sur notre position actuelle, et dans de pareilles circonstances il faut des résolutions et non des raisonnements.
Ttous attendons les ordres du Roi, et pour être eu état de les exécuter, tels qu'ils soient, M. le duc d'Oarcourt a très- prudemment pris leparti de renvoyer hier les équipages à Edershausen, sur leNaab.
Chacun se mêlant ici de faire des systèmes selon son opinion, les uns disent que le Roi fera aussi la paix de l'empereur avec la reine de Hongrie, et d'autres croien t que l'armée de Westphalie viendra nnus joindre. Ce dernier parti poorroit peut-être réussir; mais je ne vo»droispasétre l'auteur du projet. L'on croit que te maréchal de Torring va être rappelé à Francfort, et que M. de Seckendorf le rempli dans le commandement des armées.
Les Qessois ont été arrêtés à Neumark par ordre de ce maréclid) sous le puéril prétexte que ne voulant pas fourrager le pays de maître, et les François lui refusant de l'aider des magasins du Roi, n'auroit pas de subsistances, en sorte qu'il reste pour cela séparé d' corps de 4,000 hommes qui lui seroit très-utile, et à no
Le bruit court toujours dans l'armée de M. de Kevenhuller que ce général nous attaquera et les Bavarois au premier jour, chose qu'il ne peut faire en même temps; mais je crains que l'orage ue tombe sur les derniers, et que portant la plus grande partie de ses forces de ce côté-là, il ne nous amuse de ce cûté-ci pour nous empéclier d'y envoyer du secours. J'espère cependant que le maréchal de Torring n'attendra pas cette extrémité jiourse retirer de Pladiing sous Deckendoif, où il sera plus en sûreté et plus près de nous. Je n'ai pas le temps d'i dire davantage, partant pour aller donner la chasse à 4 ou 500 hi
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A LAWNÈE I74S.
«ards qui viemieat de se préseuUr devaut une île nos grandes gardes de cavalerie.
tosl-scriptum, du 30 juin.
J'arrive de mou détadienient ; j'ai appris, chemin faisant, que les ennemis étoicnt lous passés dccecDté'Ci, et que ne pouvant plus subsister dans leur camp, le bruit étoit général parmi eux qu'ils viendroieni nous attaquer après demain ( chose dont je doute encore ). Nous prenons cependaut dos mesures en conséquence, et M. le duc d'Harcourt, à tout hasard, fit hier son ordre de bataille.
L'armistice des Saxons n'est plus un secret. Cela étant, il n'y a point .d'autre parti à prendre pour le Roi que de faire la paix, et le tout au plus tôt. Besieâ savoir si elle pourra l'être avant les événements que nous tous les jours au moment d'éprouver, tant en Bohême qu'ici, '«t si la reine de UoDgrie, pour nous mettre hors d'état de lui faire du mal de longtemps, ne voudra pas profiter de l'occasion pour tâcher de détruire nos armées. La politique du moins le voudroit ainsi, et je crois que cela ne déplairoit nullement au roi de Prusse, qui doit bien penser que la Fraucc ne lui pardonnera pas sitôt son infidélité.