Lettre oe M. de Putsielx
Kous avons quitté hier matin le camp de Nieder-Altaich pour en Fvenir prendre un sur les hauteurs au \ environs decette ville, qui, quoique
Lou, seruil sujut ii (tlusKurs iucoDvéDienls si nous y v^iious longtemps. M. de Keveuhuller ne nous a poiut suivie dans uotreaiarche: rarrière< garde .1 essuyé quelques L-oups de uanon et de fusil qui ue nous out pas fait graud mal. L'avaDtage du nouveau eaoïp est de dous rapprocher de celui des Bavarois, auquel uous commuDiquoQS par le pont de Deckendorf.
M. de Kevenliuller a fait piller tout le pays que nous avons laissé; l'abbaye daNieder-Altaich, après avoir éprouvé ce sort, a été brûlée par les pandours. Je ooinpte que nous ferous encore un mouvemcut dans quelques jours pour nous rapprocher de Nuremberg. Notre jonMioii doit se faire à Amberg avec M. de Maillebois[l), qui y est attendu'le premier, avec la première division de son armée. J'ignore encore si la, comte de Saxe marcliera d'abord par la rive droite ou par la riva; gauche du Danube.
Il se répand id un bruit que le prince Charles s'est retiré à six lieue^ de Prague; mais. cela mérite conQrmatiou.
34, Leitbe de m. de Puvsieux.
* Ueckendurr, :lt uufll 1742.
Depuis ma dernière lettre, les emieraisont fait remonter uu de leurs: ponts au-dessus de Nieder-Altaich, où ils l'ont jeté; ilsy oat aussi faif
avancer presque toutes les troupes qu'ils avaient a ..: (9J ou
dans les environs ; nous ignorons encore à quel dessein ; il n'y a nulle apparence que ce soit avec intention de nous at^quer, quoiqu'il y ait bien des sens qui paroisscot le eraiudre et qui pensent que cela serait fort aisé M. le comte de Saxe prend à tout hasard toutes lea mesures que la prudence et la prévoyance peuvent exiger pour' se garantir de quelque surprise. Il vit dans la plus grande union avec M. d'Harcourt, qui de son l'oie va au-devant de tout ce qui peut lui plaire et concourir' au bien du service. Nous ignorons le temps que nous pourrons rester duns ce camp-ci -, cela dépendra absolument du plus ou du moins de diligence de la marche de M. de Maillebois, et de la route qu'il tiendra pour arriver h Prague, uù Pou craint toujours qu'il n'arrive trop tard. M. de Kevenhuller a reçu hier un renfort de 4,000 Croates ou Vstaques. Plusieurs militaires pensent (et ce n'est peut>étre pas sans raisooX que l'armée de VVestphalie étant suffisante pour dégager celle qoi est dans Prague, la nôtre, ou du moins une partie, devroit tenir id en échec' celle de M. de Kevenhuller.
A T/ANNÉË 4742. ^^V