LETTBK DB m. de PlIÏSIEDX
Meder-AItakib, 13 loAt (7*9.
Les deux détachements que nous avons envoyés sur laHegm*^ n'ayant rien opéré, les ennemis ont pris poste sur cette rivière, ce qui pourra nous incommoder beaucoup tant que nous camperons ou que nous marcherons à la rive gauche du Danube ; mais cet inconvénient ne sera pas de longue durée, car l'on prévoit que nous décamperou d'ici incessamment pour aller à Deckendorf, d'où , passant le poat quelques jours après, nous marcherons vraisemblablement par la rive droite de ce Oeuve pour le repasser ensuite à Douaustauf, et n porter de là en Bohême. Il ne reste qu'à souhaiter, si cela a lieu, qua | les dispositions et les marches soient préparées avec justesse et ré* 1 n exions.
Jt. Seconde Lettuë de M cabdinal t DE KoniGSECK.
i FtErRY Al) COHTB
Ce n'est qu'avec un extrême étonnemeut , Monsieur, que je reçois dans le moment la copie de la lettre que j'eus l'honneur d'écrire à V. Ex. le 11 du mois dernier, et qu'au lieu d'une réponse quejecroyoîs avoir lieu de me Hatter, cette lettre étoit dans les mains de tout le mondeâLaHaye.
Je ne devois pas m'attendre , ce me semble , qu'un témoignage de I politesse et de confiance à un ministre de votre réputjition, de la païf 9 surtout duquel j'avols reçu souvent des assurances d'eslime et dpf bouté , dût avoir un pareil sort ; et vous m'apprenez un peu duremei aujourd'hui que je m'étols trompé.
C'est uneleçondout je vous remercie et dont je tâcherai de proUlATiJ mais que j'aime encore mieux avoir reçue que de l'avoir donnée.
,1c n'eu ai pas usé de même pour des lettres, beaucoup plus împor-f tantes, que j'ai reçues en différentes occasions, quoique j'eusse pu s< vent en tirer de grands avantages ; mais apparemment que l'usage C différent à Vienne, et il est juste de s'y conformer. Je sais du moiosl
e corriger, et pour conimenoer à Ib faire, je me Ijoroe, t k Dssurpr V. Ex. de tous les sentimeuls avec lesquels je n'ai cessé de Eïlioiiom' depuis son dernier voyogee ea France.
Le CAnniTiÀL de FLEtHv,
■ 32, Lettre de M. de Puysielx.
Nieder-AlEalcb, 18 soûl 1743,
il. de Kevenhuller s'est encore rapproché de nous ; il a avancé son
imp h IkcDSpach et à Lcithein, ayant sa gauclie au Danube et sa
lite daua les montagnes. Ce camp n'est qu'à une demi-lieue de
'inzer, qui est le poste le plus avancé que nous ayons ; on croit qu'il
compose de 7 à 8,000 hommes , tant infanterie que cavalerie de
' ce ; les ennemis s'y retranchent dans plusieurs endroits. M. de
Kevenholler par cette poàtion, meilleure que celle o£i il étolE, couvre
également deux ponts, qui sont toujours au m^me endroit ; il est plus
à portée de harceler notre arrière-garde lorsque nous nous retirerons
pour aller prendre unautre camp, ce que nous ferons incessamment.
11 court un bruit sourd que le roi d'Angleterre envoie quelques
troupes lianovriennes en Bohème ; on dit aussi que le roi de Prusse,
pour perfectionner son ouvrage, pourra bien y porter quelques secours ;
maïs ce ue sont quedes discours vagues, que des personnes timides, et
peut-être malintentionnées, répandent dans ce pays-ci.
M. le maréchal de Torring doit partir a près- demain , s'il ne l'est déjà, pour retourner a Francfort, où il doit s'aboucher en passant à Straubing avec AL de Seckendorf.
Nous venons d'apprendre que M. le comte de Saxe avoit demandé A M. de Torring les quatre bataillons palatins qu'il avoit envoyés déjà pIuBeurs fois a AL le duc d'Barcourt, sur la première réquisition qu'il lui en avoit faite , mais que M. de Torring les a refusés cette fois-ci , le prétexte que les ennemis ayant un pont a Landau , et un autre .prêt à jeter, il nepouvoit se dégarnir; ce qui a dé terminé M. le Aomte de Saxe à quitter demain ce camp-ci , pour en aller prendre un autre à Deckendorf, que l'on dit n'être pas trop bon , les ennemis étant au nombre de 17,000 hommes de ce côté-ci. Il y a lieu de s'attendre que nous essuierons quelques coups de fusil en nous retirant. M. le duc d'Harcourt doit faire l' arrière-garde.