Képonsedu HoU
Le choix que les F.lals Gt néraux oui fait de vous , ]\Ionsietjr, ne pouvoit que m'^lre Irès-agréable , par la coanoissanoe que j'ai de vos qualit(^s personm^lles.
Toutes mes dénia rohes envers votre République depuis mon avènement à la couroune out dû tu! prouver ooutbieu je tlésirois d'eutrctenir avec elle une sincère amitié et une parfaite correspoudarice. J"ai fait conuoître assez longtemps mon inclination pour la paix ; niais plus j'ai différé de déclarer la guerre^ moins J'en suspendrai les effets. Mes ministres me feront le rapport de la commission dont vous êtes chargé, et après l'avoir eomnniniqué à mes alliés, je ft^rai savoir à vos maîtres quelles sont raes dernières résolutions.
tS. Haixmgue du parlement de Flandre au Roi,
Sire,
Cest un bonheur pour nous de porter à vos pieds nos hommages et nos vœux dans une occurrence aussi glorieuse pour Votre Majesté qu'elle est avantageuse pour vos sujets. Vous venez, Sire, remplir la plus brillante fonction de la royauté eu commandant vous-même l'armée formidable que vous destinez à procurer la paix à l'Europe entière. Puis- [sent vos desseins si héroïques et si digiie-s de l'amour que vous a\ez pour vos peuples s'accomplir [«ir la seule terreur de vos armes ; mais s'il faut que Votre Majesté les emploie contre des puissances obsti- ; nées à la guerre, veuille le Dieu des armées leur faire sentir la force âe votre bras et couronner la droiture et la pureté de vos vues par les victoires tes plus signalées.
Ce sont. Sire, les senlimenls de nos cœurs , aussi zélés pour votre gloire qu'ils sont respectueux et fidèles. 41 mai I7«4.
' 1 9. Lctt7'e du roi de Prusse en réponse à celle de milord f/ind/ort ( I ) .
Milord, j'ai reçu votre lettre du 18 de ce mois, par laquelle vous numandez ijue le Roi votre uKiître vous a chargé de me faire part du dessi'iu de la Franee d'envahir le royaume de la rrrantle-Rretajïne il de la déclaration de guerre «le celte eutiroune contre Sa Majesté Britannique, aussi Lieu que de la sommation qu'elle vous a ordonné de
(t) Ministre d'Angleterre à Berlin.
APPEJNDICK
me faire pour leuir prêt le secours stipulé par le traité d'alliance GOiiclu entre mm et Sadite Mîijwtéy Westminster ie 18 novembre 1742. Sur quoi ji^ vous dirai qu';it!en!if comme j'ai été toujours à remplir religieusement mes engagements et à donner surtout à Sa Majesté Britannique et à la nation nngloise dans toutes les otxasions qui se présentent des marques de ma véritable et sincère amitié et considération, vous pouvez assurer le Roi votre maître qu'eti cas que le royaumi? (le la (îrnuJc-Bretagnect k>s Ktals de la potirotme d'Angleterre dcvroient i"U*i' riîellouient attaques t't envaliis hostilenuMit, je suis pnU <le faire marclier, ait lieu du secours stipulé par le susdit truite d'alliance, une armée de trente mille liomnies et de me mettre moi-môme h la tiHe pmir la faire transporter en Anî^tcterrc et accourir h la défense de la couronne ot des royaumes de Sa IVlajesté Brilamiiquc.
Du reste, votre cour ne sauroit disconvenir, mîlord, qu'il est euciîre Ircs-indccissi l'onn'a pas été l'agresseurde la part du Roi votre maître, par tout ce qui s'est passé aux îles d'Uyères et ailleurs contre la France, et si on n'a pas forcé cette couronne par des insultes et des hostilités ouvertes à en venir cnlin à une déclaration de guerre contre l'Anglelerre,^ ce qui change totalement la nature des engagements d'une al- Itance purement défensive telle qu'est la nôtre, dont le cas du secours mentionné ne sauroit e\ister qu'autant qu'on n'est pas le premier à provoquer et attaquer une puissance qui ne sauroit à h longue digérer les insultes qu'on lui a faites sans s'en venger par tout ce que le droit des gens exige eu pareille occasion.
Vous vous souviendrez aussi, inilord, combien de fois oa vous a fait entendre que si on poussoit les choses trop loin de la part de votre cour, elle resteroit seule responsable des suites qui en pourroicnt résulter, et qu'on ne sauroit alors réclamer l'assistance d'un traité purement défpDsif.
J'espère que le Roi votre maître aura lieu d'être entièrement satisfait de mes sentiments d'amitié pour lui etd'une déclaration aussi amiaWe et aussi cordiale que celle que je viens de vous faire , et dont vous ne manquerez point de Tinfornier au plus tôt possible.
Je suis, etc.
Poslilam, 31 avili nu.
Fbkdébio.
20. Extrait du titandement de M, te cardinal de Tencin^ archevêque et comte de Lyon.
Pierre Cuérin de Tcncin, cardinal prêtre de la Sainte- Eglise Romain^ du tiire des saints ÎNérée et Aquilée, primat de France, commandeur de l'ordre du Saint-Esprit, ministre d'Etat, etc. ;
A L'ANNÉli IT^-i. 241
Le Roi, mes très-chfirs frères, après avoir si ionfçlempsdifft'ré, par amour ponr ses peuples, de déclarer la guerre, vient de leur donner une preuve plus marquée encore de eet amour en se mettant ïui-nnËmc à la téie de ses troupes. Qvn'l j^aj^e plus fertain de la victoire, si des moyens humains pouvoîent rassurer! tuflis c'est Dieu seul qui la donne. Invoquons donc le Seigneur Dieu des armées, mais n'oublions pn.s qu'il est par préférence le Dieu de Ja paix. Quelle .soit ;iussi le but de tous nos vœux. IV"e désirons que pour elle la vicloirc. Songfons que la guerre est toujours pour les vainqueur.? inthiie un fléau de h colère céleste; et en demandant au Seigneur ilc n'être p<is l'objet de ses vengeances, deniandoiis-hii avec une égale ardeur de n'en être pas longtemps l'instrument.
Telles sont tes dispositions du Roi. Il n'a jamais cherelié sa gloire dans les combats parce qu'il n'a jamais ambitionné que celle qui fait le bonheur des peu])les. Il ne va combattre après avoir épuisé toute la raodéralion qui étoit eoni|)atîl)le aveo la majesté du trône, que parce que ce nVst désormais qu'en vainquant qu'il peut pactûer l'Lurope.
Mais en implorau t le secours du Seigneur, mettons-nous en état de le mériter par la pénitence, et commeni;,ons à fléchir sa justice avant qut! d'oser réclamer ses miséricordes.
A CES CAUSKS, nous cardinal, etc.