Lettre de M. de Puysieux
Deckendorf, le 5 septembre «742.
L'armée part ce soir ; elle prendra sa route par la rive droite du Danube jusqu'à Donaustauf, où elle repassera ce fleuve pour de là se porter à Amberg, où elle joindra celle de la Meuse (1).
L'on compte que notre retraite se fera sans opposition et sans in-
>1) Cetf-à-dire l'armée de M. de Maillebow.
quiétude. Dieu veuille que la jonction de toutes les forces du Roi se fasse aussi tranquillement et que nous puissions arriver à Prague sans tache et à temps.
Il passe pour constant que M. le prince Charles a levé le siège de cette ville; mais de quoi cela nous avance-t-il, si par sa position il tient toujours notre armée bloquée. Voici le moment cependant où la reine de Hongrie doit écouter nos propositions, et l'on se flatte que les négo* dations et le travail du cabinet répareront désormais une partie du mal occasionné par les opérations militaires et l'infidélité de nos alliés.