LeHre de la Hehte à M*^ la duchesse de ijuynee
Fonlainebh^u, du 7 novembre, l7îS^
Je commence ma lettre par vous conjurer de ne me plus jouer pareils tours. Je ne puis vous dire l'excès de mon ennui depuis votre départ; j'ai des vapeurs à crever, fl me paroit qu'il y a mille ans d'ici à mer*
(1) Qui était à Otmpierre.
credi; ma pauvre Papette est toujours daus un état pitoyable, euliu je n*en peux plus; pardessus le marché Je n'ai point reçu de vos nouvelles, j eu attends avec grande impatience, et tous embrasse de tout mou coeur.
Ce 7.
Je pois vous assurer. Monsieur (I), que je ne mérite point de remerelments, car J*en suis désolée.
Ï4» Lettre de ta Aeine a la duc/iesse de Luynes.
On 7.
Vous m'avez mandé des nouvelles de tout le monde, hors des vôtres; je suis bien aise que M. de Luynes soit mieux , mais je voudrois qu'il donnât la préférence u la basse de viole de M. de Caiv sur ses pilules, j'imagine que cela seroit plus sain. Il me semble qu'il y a un siècle que je ne vous ai vue ; f avois bien raison de trembler pour ma pauvre Papette, son mal de téte lui a pris avant*hier à six heures du soir et duroit encore hier à onze. Je viens d'y envoyer; on m*a dit que cela s*é« toit soutenu jusqu'à une heure, et que depuis i*on n*en savoit point de nouveUes, mais- j*ai grande peur qu'elle ne puisse pas me suivre demain : c'est autant de vapeurs pour le chemni. Vous pourrez vous confesser d^avoir fait une peine mortelle à votre prochain ; je pars toute seule, mes enfants vont à la chasse et arriveront avec le Roi. Je vous embrasse ; mes compliments à M. de Luynes.
Ce 7.