Leilj e de Madame Infante à la duchesse de Luynes
Ce 13 février I7S8.
J'espère, Madame, que mes sœurs voua auront fait mes excuses de ne vous avoir pas répondu plus tôt, l'abattement affreux ou j'ai été pendant toute ma grossesse, ne m'en laissant en vérité pas la force ; j'ai toujours été de mieux en mieux depuis mon accouchement, ce qui me fait espérer que je me rétablirai tout à fait après que j'aurai été purgée. Ma façon de penser pour ma famille et mon pays vous sont, j'espère, trop connues pour que je vous parle de l'excès de ma joie de la naissauce de Monsieur le duc de Bourgogne; je lui désire bien ardenjincnt un frère dans le courant de celte année. Je vous prie, Madame, de parler souvent de mou tendre attachement à la Heine ; je me flatte qu'elle u'a
(I) (Test M. le due de Luynes ; il avoll éerit à la Reine pear la remercier de la pennisiion donnée à M"*» la doehesite de Luyiies de venir à Dampierre. {NotB du numvierU. )
APPENDICK A L'ANWÉË
pas besoiu de cela pour penser à moi, connoissant sod cœur, mais ce m'est toujours uue consolation. TS'oubliez pas, s'il vous plaît, MM. de Luyneset de Bayeux, aux prières duquel je me recommande toujours, et soyez convaincue, je vous prie, de la sincère amiUé que j'aurai toujours pour vous.
LOUIBB ÉUIA££XU.