VUE XV. — CORRESPONDANCE
et septième gouvernements; et cette situation empire chaque jour de la manière la plus effrayante; et elle ne changera que lorsque nous aurons un territoire plus proportionné à nos besoins. Quant aux magasins, leur formation est l’objet de tous mes efforts et de toute ma sollicitude; mais, à l'époque de l’année où nous sommes arrivés, ce n'est pas une chose facile. Si Sa Majesté augmente les ressources, et si alors je parviens à rassembler des subsistances pour nourrir l'armée pendant un mois, je croirai avoir obtenu un grand résultat, et il serait bien désirable qu elles pussent être conservées pour le moment où il faudrait combattre l’ennemi d’une manière sérieuse, et non pour faire de simples démonstrations.
« J’écris au duc d’Albufera pour lui faire connaître la situation des choses, et je donne l’ordre au général Bonnet de rentrer sur-le-champ dans les Asturies par le col de Lietor-Liegos. Je sens toute l’importance de l’occupation de cette province, et je comptais y envoyer des troupes incessamment.
« Monseigneur, il ne me reste plus qu’à exprimer à Votre Altesse la peine que j’éprouve de la manière dont l’Empereur apprécie les efforts que je fais ici constamment pour le bien de son service. Puisque Sa Majesté m'attribue la prise d’Almeida. qui était rendue avant que je prisse le commandement de l’armée, j’ignore ce que je pourrai faire
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pour me mettre à l’abri de toute espèce d’inculpation. n