‹ Mémoires du Duc de Raguse imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 2)Chapitre 244 sur 268 · I.K noi joskpii ai: générai, ceai sei · texte numérisé non relu

I.K noi joskpii ai: générai, ceai sei

* Utatio-Sar.cho. le k 25 juillet, midi.

« Monsieur le général, M. le maréchal duc de Raguse m’annonce les événements du 22 juillet, sa blessure et votre commandement.

« Je reçois en même temps votre lettre de ce malin d’Arevalo, et le porteur m’assure n’ètre parti d’Arevalo qu’après vous avoir vu partir. La lettre de M. le maréchal ne me parlait que de la perte de trois mille hommes et m’assurait que celle de l’ennemi était plus considérable. La vôtre, monsieur, me prouve que nos malheurs sont plus grands, puisqu’ils ont pu vous déterminer à vous retirer sur la droite du Duero, me sachant si près de vous, et à me déclarer que la réunion de mes troupes (de quatorze mille hommes) ne suffirait pas pour attaquer les Anglais; que vous ne resteriez sur le Duero que dans le cas où lord Wellington se porterait sur Madrid. Je n’ai donc d’autre parti à prendre que de ralentir la poursuite de l’ennemi par les mouvements que j’ordonnerai à la cavalerie et par la

lenteur que je mettrai dans mon retour sur Madrid. Vous devez sentir combien je suis impatient de connaître l’état de vos pertes et votre situation actuelle. »

(Par dupliiMla.

LE MAIlKCIIAL MAIIMONT A NAPOLÉON.

« Ttidcla, le ûl juillet 181 tî.

« Sire, je viens de rendre compte au ministre de la guerre des événements qui ont eu lieu depuis que les Anglais ont commencé à agir contre l’armée de Portugal. Mon rapport contient le détail de mes opérations jusqu’au moment où ma malheureuse blessure m’a privé du commandement. J’ai cru devoir envoyer un de mes aides de camp, M. le capitaine Fabvier, pour porter ce rapport à Paris. J'ai pensé aussi que Votre Majesté ne désapprouverait pas que cet officier, qui est parfaitement au fait de tout ce qui s’est passé et qui connaît l’étal des choses, se rendit près d’elle pour lui donner tous les renseignements qu'elle pourrait désirer et répondre aux questions qu’elle daignerait lui faire.

« Sire, un combat s’est engagé le 22 juillet avec les Anglais; il a été sanglant. J’ai été frappé auparavant, et au moment où tout nous présageait des succès et où la présence du chef était le plus nécessaire; mais la fortune, en m’éloignant de l’armée, a abandonné nos armes. Que n'ai-je pu, Sire, con-

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